L’affaire des bloggeurs devant la police économique
Des sources proches du dossier ont révélé à l'agence indépendante « Al-Akhbar » que la police chargée des crimes économiques a entamé des interrogatoires auprès de plusieurs personnes détenues dans...

Il ressort que il s'est appuyé sur le dernier alinéa de l'article 58 du Code de procédure pénale, qui exclut les suspects impliqués dans des crimes contre la sûreté de l'État ou des actes de terrorisme du droit de communiquer avec un avocat durant toute la période de garde à vue, tout en précisant que les autres garanties légales qui leur sont accordées demeurent intactes. Dans un communiqué publié le vendredi 16 octobre au soir — concernant ce qu'il a qualifié de « mesures prises dans le cadre de l'enquête préliminaire sur une affaire confiée à la Direction de la Sûreté de l'État » —, le ministère public a souligné que la loi autorise le report de la communication avec un avocat lorsque les nécessités de l'enquête l'exigent. Cette décision doit faire l'objet d'une demande motivée de la part de l'officier de police judiciaire chargé de l'enquête, et être conforme aux dispositions légales en vigueur.
Parmi les personnes actuellement en détention dans le cadre de ce dossier figurent des proches de blogueurs résidant à l'étranger, ainsi que des professionnels des médias, des agents immobiliers, et des propriétaires ou employés de bureaux de change.