Économie·

Nouakchott se renouvelle… du succès de la première phase à l’horizon de la deuxième phase.

L'événement organisé aujourd'hui par la wilaya de Nouakchott Sud n'était pas simplement une activité officielle d'inauguration d'installations et de lancement de nouveaux projets ; il a constitué une étape importante dans le processus de transformation urbaine et de développement de la capitale, reflétant une orientation vers la transition depuis…

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Alakhbar.infoTraduit de l'arabe
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Selon les dernières informations, la journée n’a pas été simplement marquée par une cérémonie officielle d’inauguration de nouvelles installations et de lancement de projets; elle a constitué une étape importante dans le processus de transformation urbaine et de développement de la capitale, reflétant un virage du traitement des déséquilibres fondamentaux des infrastructures et des services publics vers la construction d’une vision plus large de la modernisation de Nouakchott et de son adaptation aux exigences de la croissance et de l’expansion urbaine. Sous la supervision de Son Excellence le Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, la première phase du programme d’urgence de développement de la ville de Nouakchott a été inaugurée ce jeudi 5 novembre 2026, après l’achèvement d’une partie considérable de ses projets, en même temps que le lancement de la deuxième phase du programme, dans une démarche qui porte des significations de développement dépassant le cadre de l’événement et de ses cérémonies officielles. L’importance de cet événement réside, en premier lieu, dans le passage de la phase de lancement des programmes et de mobilisation des ressources à celle de la mise en œuvre concrète des réalisations sur le terrain.

La première phase, dont le coût s’est élevé à 69 milliards d’ouguiya ancienne et qui a été exécutée sur seize mois, a couvert des secteurs touchant directement la vie quotidienne des citoyens, de l’éducation et de la santé à l’eau, à l’électricité, aux routes urbaines, à l’assainissement, à l’environnement, à la jeunesse et au sport. Les chiffres annoncés montrent l’ampleur des interventions dont la capitale a bénéficié: 1 335 salles de classe ont été achevées, 18 centres de santé sur les 28 prévus ont été construits, les réseaux de voirie urbaine ont été complétés, le taux d’achèvement de l’électricité et de l’éclairage public a atteint 92,9 %, les projets d’eau potable et de remblaiement des bassins ainsi que les composantes environnementales sont terminés, et les travaux de drainage des eaux pluviales progressent. Ces chiffres ne sont pas de simples indicateurs administratifs ou des totaux financiers; ils représentent des interventions dans des secteurs directement liés au droit du citoyen à l’éducation, à la santé, à l’eau et à l’électricité, ainsi qu’au droit des habitants de la capitale à un environnement urbain mieux organisé, à des routes plus adaptées et à une vie quotidienne moins pénible.

Le lancement de certaines installations, parmi lesquelles la salle multisports d’‘Arafat’, des centres de santé au port, à Riyad et à Lékser, ainsi que l’école primaire Ould Boubout, donne à ces réalisations un caractère tangible et rend l’impact du programme observable et évaluable par les citoyens. **Du comblement des besoins de base à la résolution des goulets d’étranglement majeurs** Si la première phase s’est concentrée sur la suppression des carences essentielles en services et en infrastructures, la deuxième phase, lancée aujourd’hui avec un budget d’environ 115 milliards d’ouguiya ancienne sur seize mois, ouvre un champ d’intervention plus large sur les goulets structurels qui freinent la capitale. En plus de poursuivre les investissements dans l’éducation, la santé, l’eau et l’électricité, cette nouvelle phase comprend la construction de cinq ponts aux principaux carrefours, l’extension des réseaux d’eau et d’assainissement, la réalisation de nouvelles voies urbaines, la création d’établissements de santé spécialisés – notamment des structures de maternité et de petite enfance, de néphrologie et de traitement des brûlures – ainsi que la construction de 510 salles de classe, d’espaces sportifs et d’infrastructures destinées aux enfants et aux personnes à besoins spécifiques.

Cette étape revêt une importance stratégique: la capitale ne se contente plus d’augmenter le nombre d’équipements et d’infrastructures, elle a besoin de solutions urbaines intégrées répondant à la croissance démographique, à l’expansion urbaine, à la réduction des embouteillages, à la gestion des eaux pluviales et à la continuité et la durabilité des services de base. L’inclusion de cinq ponts dans le programme, la réhabilitation de certains espaces et places publiques, ainsi que le renforcement des réseaux d’eau et d’électricité, témoignent d’une transition progressive d’une logique d’intervention sectorielle isolée vers une approche plus globale de la modernisation de la ville. **Continuité du développement… du promesse à la réalisation** Du point de vue politique et de développement, ce qui caractérise ce parcours, c’est le lien entre les engagements et les programmes d’une part, et la mise en œuvre par étapes et le suivi des résultats d’autre part.

Les grands projets ne se mesurent pas seulement à l’aune des montants alloués, mais à leur capacité à se transformer en services et installations dont bénéficient les citoyens, à la régularité de leur exécution, au respect des délais et à la qualité de leurs livrables. Dans ce contexte, le programme d’urgence de développement de Nouakchott s’inscrit dans la continuité des orientations du programme du Président de la République « Mon ambition pour la patrie », qui place l’amélioration des conditions de vie, le renforcement des infrastructures et la proximité des services aux citoyens parmi ses priorités. La présence du Président pour superviser l’inauguration de la première phase et le lancement de la seconde porte une signification institutionnelle liée au suivi des programmes de développement et à leur passage d’une étape à l’autre, tout en maintenant les priorités sociales et de service au sommet de l’attention.

Il ne faut pas interpréter cela comme la fin du processus de modernisation de la capitale, mais comme le début d’une phase qui exige un suivi rigoureux, une coordination efficace entre les ministères et les acteurs concernés, ainsi qu’un contrôle de la qualité d’exécution, afin que les crédits financiers et les projets programmés se traduisent en résultats durables ressentis par les habitants de toutes les communes de la capitale. **Nouakchott… le projet de la ville du futur** La modernisation de Nouakchott ne se limite pas à l’amélioration des routes ou à la construction de bâtiments; c’est un projet global de reconfiguration du tissu urbain, d’amélioration de la relation entre le citoyen et le service public, et de construction d’une capitale capable de suivre les transformations économiques, sociales et démographiques. Dans cette perspective, le véritable enjeu ne s’arrête pas à l’achèvement de la deuxième phase, mais s’étend à la garantie de la durabilité des installations, à l’entretien des infrastructures, à l’amélioration de la gestion urbaine, au renforcement de la planification urbaine, à l’extension des espaces verts et des espaces publics, de façon à faire du développement urbain un processus continu qui ne dépend pas uniquement du lancement des programmes et de la fin de leurs échéances.

L’événement d’aujourd’hui a porté un message de développement clair: ce qui a été accompli doit servir de base à ce qui sera réalisé, et le passage de la première à la deuxième phase doit se traduire par une hausse de l’ambition, une amélioration de la nature des interventions et une meilleure réponse aux attentes des citoyens. Nouakchott, qui a inauguré aujourd’hui une partie de ses projets de transformation et lancé une nouvelle étape de son processus de modernisation, ne nécessite pas seulement des projets plus grands, mais une continuité dans la réalisation, une rigueur dans l’exécution et une bonne gestion, afin que les résultats du développement deviennent une réalité quotidienne ressentie par chaque habitant dans sa ville, son quartier et son environnement. C’est là le sens le plus profond du passage de la promesse à la réalisation, du développement des bases à la construction d’une ville qui répond aux aspirations du futur.

*Par Ahmed Salem Mohamed Fadel*

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