Société·

Ould Rabani : les mesures du gouvernement n’atteignent pas le niveau des défis économiques et sociaux.

Le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs mauritaniens (CNTM), Mohamed Ould Rabani, a critiqué le volet social du programme du gouvernement du Premier ministre Moctar Ould Diay, estimant qu’il « ne répond pas aux défis économiques… ».

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D'après les sources officielles, le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs mauritaniens (CNTM), Mohamed Ould Rabani, a critiqué le volet social du programme du gouvernement du Premier ministre Moctar Ould Diay, estimant qu’il « ne répond pas aux défis économiques et sociaux » auxquels les citoyens sont confrontés, et qu’il ne reflète pas une « volonté politique claire » pour remédier à la détérioration du niveau de vie. Il l’a exprimé dans un article publié par Ould Rabani sur la politique générale du gouvernement pour l’année 2026, où il juge que les mesures sociales annoncées « sont majoritairement de nature circonstancielle et partielle », et qu’elles manquent d’« engagements précis et de garanties opérationnelles » assurant leur mise en œuvre. Le secrétaire général du syndicat a distingué trois niveaux d’intervention: l’intervention de l’État sur les prix, une mesure réglementaire qui peut alléger les charges mais qui « n’augmente pas le revenu du citoyen »; le soutien social, une mesure solidaire « qui ne compense pas la politique salariale et de protection sociale »; et l’amélioration du revenu réel, qu’il décrit comme le « cœur de la protection du pouvoir d’achat ».

Ould Rabani a relevé sept observations sur le programme, la plus importante étant que la révision du mécanisme de tarification des carburants « ne constitue pas une mesure suffisante », appelant à un système transparent garantissant que les citoyens ne supportent pas seuls les charges des prix internationaux et leur permettant de bénéficier de leurs baisses. Il a également jugé le plafonnement des prix des produits de première nécessité « peu efficace » à moins d’être accompagné d’une garantie d’approvisionnement, d’un suivi de la distribution et d’une lutte contre le monopole. L’auteur a critiqué l’appel à des négociations sur les salaires des travailleurs du secteur privé, le qualifiant de « pas un accomplissement social en soi », parce que le gouvernement « ne s’engage pas à augmenter les salaires, mais se contente d’appeler à la négociation ».

Il a rappelé « l’injustice manifeste » pratiquée par le ministère de la Fonction publique et du Travail en excluant la Confédération des dossiers du secteur privé malgré sa représentation nationale globale. Concernant la prise en charge des factures d’eau et d’électricité, il estime que cela « ne constitue pas une solution durable », appelant à une tarification sociale permanente, ainsi qu’à la garantie de la fourniture du service en premier lieu, compte tenu des fréquentes coupures d’électricité. L’analyse conclut que les mesures souffrent de trois problèmes: absence d’engagements précis (pas de ratios annoncés ni de délais), prédominance des mesures circonstancielles sur les réformes structurelles, et manque d’une vision sociale intégrée.

Ould Rabani a souligné à la fin de son analyse que « la gravité du programme gouvernemental ne doit pas être mesurée par le nombre de mesures qu’il comporte, mais par les résultats concrets qu’il engendrera dans la vie des citoyens », rappelant sa précédente demande au Premier ministre de réviser les structures administratives afin de rationaliser les dépenses et de lutter contre la corruption, et estimant que « la volonté de réformer, capable de prendre de telles décisions, reste encore absente ».

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