Une nouvelle pyramide alimentaire mondiale réorganise les priorités nutritionnelles : les plantes et les céréales complètes sont au sommet du régime sain.
Le « Al Sada » – Santé et Sciences / Une équipe internationale de chercheurs et de spécialistes en nutrition a dévoilé le développement du premier pyramide alimentaire mondial de son genre, réorganisant les priorités d’une alimentation saine en plaçant les aliments d’origine végétale, les céréales complètes et les légumineuses…

Selon un rapport publié par « Al‑Arabiya. net », le nouveau modèle repose sur une étude à laquelle ont participé 22 experts en nutrition d’Europe, du Canada, des États‑Unis et d’Australie, et a été publié dans la revue scientifique *Advances in Nutrition* après une revue des recommandations nutritionnelles adoptées dans sept pays et régions, ainsi qu’une analyse de plus de 250 études et publications scientifiques. Le projet a été dirigé par Karen De La Corti, professeure de nutrition à l’Université de Brigham Young aux États‑Unis, en collaboration avec des chercheurs de l’International Carbohydrate Quality Consortium, dans le but d’élaborer une référence nutritionnelle fondée sur le consensus scientifique et adaptable aux habitudes alimentaires et aux cultures diverses.
**Trois principes pour une alimentation plus saine** Le nouveau pyramide repose sur trois principes majeurs: 1. Faire des aliments végétaux la base du régime, en augmentant la consommation de légumes, de fruits, de céréales complètes, de légumineuses et de noix, considérés comme des sources riches en fibres et en nutriments essentiels. 2.
Choisir des sources plus saines de graisses et de protéines, en privilégiant les huiles végétales non saturées, comme l’huile d’olive et de colza, les poissons, la volaille et les légumineuses, tout en limitant la dépendance à la viande rouge, aux produits carnés transformés et aux graisses saturées. 3. Se concentrer sur la qualité des glucides plutôt que sur leur quantité uniquement, en tenant compte de leur teneur en fibres, de leur degré de transformation et de leur impact sur la glycémie, tel que reflété par l’indice glycémique.
**Pas d’exclusion des protéines animales** Le modèle ne préconise pas un régime exclusivement végétal ni l’exclusion des produits d’origine animale, mais il permet d’intégrer des sources de protéines animales pauvres en graisses, comme le poisson, la volaille, les œufs et le yaourt, dans un régime équilibré qui tient compte des besoins sanitaires individuels. La diététicienne Michelle Rothstein estime que cette orientation offre une approche pratique de prévention des maladies chroniques, en donnant la priorité à la qualité et à la densité nutritionnelle des aliments tout en conservant une diversité de sources protéiques. Les recommandations pratiques incluent: remplacer le pain blanc par des céréales complètes, substituer les viandes transformées par des légumineuses, du poisson ou de la volaille, échanger les snacks industriels contre des noix, des fruits et des légumes, utiliser des huiles végétales à la place des graisses animales, et privilégier l’eau aux boissons sucrées.
**Nutrition saine entre science et applicabilité** Les chercheurs ne se contentent pas d’identifier les aliments sains; ils s’attellent également à créer un environnement qui aide les individus à adopter ces choix, en améliorant l’accès à des aliments de qualité, en les rendant plus disponibles et à des prix abordables. Le modèle précise que la pyramide alimentaire constitue un cadre d’orientation général, et non une prescription unique pour tous, les quantités et les choix restant liés à l’état de santé, aux besoins individuels et aux objectifs liés à la santé cardiaque et au métabolisme. Cette évolution reflète une tendance croissante en sciences de la nutrition à dépasser le débat traditionnel sur les quantités de graisses, de protéines et de glucides, en se concentrant davantage sur leurs sources, leur qualité et leurs effets à long terme sur la santé humaine.
Sources: Al‑Arabiya. net, Université de Baden‑Württemberg, revue *Advances in Nutrition*.