Société·

Nouakchott Sud entre le bilan des réalisations et les défis du développement… Qu’est‑ce qui est réalisé pour la population ? / Tamad Islam Aidih

La visite du président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, dans la wilaya de Nouakchott Sud, le jeudi 5 novembre 2026, n’a pas été une simple escale protocolaire parmi ses tournées de terrain, mais a constitué une occasion de présenter le bilan des interventions de développement…

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ElilamTraduit de l'arabe
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D'après les sources officielles, mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, dans la wilaya de Nouakchott Sud le jeudi 5 novembre 2026, n’a pas été une simple escale protocolaire au cours de ses tournées de terrain, mais a constitué une occasion de présenter le bilan des interventions de développement réalisées dans la wilaya, d’examiner la réalité des services de base et de soulever les défis qui restent à relever pour la trajectoire du développement urbain. Wilaya qui comprend les communes d’Ifrane, du Port et de Riyad, et qui connaît une expansion urbaine et une croissance démographique rapides, elle continue de faire face à des défis accumulés liés aux infrastructures, à la surpopulation des établissements scolaires, à la faiblesse des services de santé, à la difficulté d’accès à l’eau et à l’électricité dans certains quartiers, ainsi qu’à la nécessité d’améliorer les routes et l’environnement urbain. Dans cette perspective, la visite prend toute son importance du fait qu’elle a permis de dresser un tableau des transformations observées dans la wilaya et de relier les chiffres annoncés aux améliorations concrètes attendues par les citoyens dans leurs conditions de vie.

Des projets réalisés et leurs effets sur la vie des habitants Le président de la République, lors de sa rencontre avec les cadres, les dignitaires et les acteurs de la wilaya, a passé en revue le bilan de la première phase du programme d’urgence de développement de la ville de Nouakchott, soulignant que Nouakchott Sud a bénéficié d’interventions majeures dans les secteurs de l’éducation, de la santé, des routes, de l’éclairage public et du sport. Dans le secteur de l’éducation, 218 nouvelles salles de classe ont été construites et 409 salles ont été réhabilitées, une intervention qui contribuera à élargir l’offre scolaire, à améliorer les conditions d’accueil des élèves et à réduire la pression qui pèse sur certains établissements, dans un contexte de croissance démographique continue. Dans le domaine de la santé, la wilaya a vu la création de dix centres de santé, ce qui renforce la proximité des services médicaux pour les habitants et allège la charge des familles contraintes de parcourir de plus longues distances pour obtenir des soins.

Dans le secteur des infrastructures, les réalisations comprennent le revêtement de 28,5 km de routes, la mise en place de 35,5 km de réseaux d’éclairage public, la construction d’une salle multisports et des interventions dans les domaines de l’eau et de l’assainissement. Ces projets ne sont pas seulement de nouvelles installations ou des chiffres ajoutés au bilan gouvernemental; leur véritable valeur réside dans leur capacité à transformer le quotidien des populations: la route asphaltée facilite les déplacements, l’éclairage améliore la sécurité, l’école de proximité réduit les contraintes liées à la scolarisation, et le centre de santé raccourcit la distance entre le patient et les soins. **Phase 2… élargir les acquis et combler les manques** Si la première phase a posé un socle d’interventions dans la wilaya, la deuxième phase ouvre la voie à la poursuite de ce qui a été entamé et à l’extension des projets pour couvrir des besoins supplémentaires.

Le président a annoncé de nouveaux projets destinés à Nouakchott Sud, incluant la construction de 187 salles de classe et de deux crèches, la création d’un centre de formation et de promotion pour les enfants à besoins spécifiques, ainsi que de nouvelles installations sanitaires, l’extension des réseaux d’eau potable et le renforcement des capacités de pompage, et le déploiement de 54 km de réseaux d’éclairage public. Il a également annoncé le lancement des travaux de revêtement de 27,5 km de nouvelles routes, la programmation d’infrastructures sportives supplémentaires et d’autres réhabilitations, offrant aux jeunes des espaces adaptés à la pratique d’activités sportives et au développement des talents. Ces projets traduisent une orientation vers le passage du traitement de déséquilibres existants à l’élargissement et à l’amélioration de la qualité des services, le défi principal restant la rapidité d’exécution, le respect des délais et la garantie que les effets de ces investissements atteignent les quartiers les plus nécessiteux.

**Le citoyen au cœur de l’équation du développement** Parmi les points forts de la visite, le président a réaffirmé que l’objectif final de ces interventions est de fournir les conditions d’une vie digne à chaque ménage, grâce à l’accès à l’eau, à l’électricité, à l’éducation, à la santé, aux routes, à la sécurité et à un environnement sain. Cette vision place le citoyen au centre du processus de développement et rend le succès des projets dépendant du changement réel qu’ils engendrent dans le niveau des services et les conditions de vie, et non seulement du volume des fonds alloués ou du nombre d’infrastructures achevées. L’écoute du président des contributions des élus, des cadres, des dignitaires et des acteurs locaux a permis de soulever plusieurs revendications: la surpopulation des classes, la proximité des services de santé, l’amélioration du réseau routier, la fourniture d’eau et de services de base.

Ces demandes montrent, en même temps, que les réalisations, bien que importantes, ne signifient pas la fin des besoins d’interventions supplémentaires; l’expansion de la wilaya et la hausse de sa population imposent la poursuite des investissements dans les infrastructures et les équipements publics. **Le développement ne se mesure pas aux chiffres seuls** Lire le bilan des projets à Nouakchott Sud nécessite de distinguer ce qui a déjà été achevé, ce qui est en cours d’exécution et ce qui figure dans les plans futurs. Les chiffres annoncés offrent des indicateurs utiles sur l’ampleur des interventions, mais ils ne suffisent pas à eux seuls à juger du niveau d’amélioration perçu par les habitants.

Dans le secteur de l’éducation, il ne s’agit pas seulement de construire des salles, mais aussi de fournir des enseignants, du matériel et d’améliorer la qualité de l’enseignement. En santé, l’impact des nouveaux centres dépend de la disponibilité du personnel médical, des médicaments et des équipements nécessaires. Pour l’eau et l’électricité, le critère réel est la régularité du service, l’étendue de la couverture et l’accès aux ménages qui souffrent encore de pénuries.

Dans le domaine des routes et de l’environnement, l’entretien, la propreté et la préservation des ouvrages publics restent des conditions essentielles à la durabilité des acquis, ce qui requiert une coordination continue entre les autorités, les élus, la société civile et les citoyens. Le président a lui‑même souligné l’importance de la conscience civique et de la préservation des biens publics, affirmant que la responsabilité d’améliorer l’apparence urbaine et la propreté ne repose pas uniquement sur l’État, mais nécessite la participation de tous, avec la nécessité d’élever la performance des services de nettoyage au niveau requis. **Responsabilité du suivi et de l’évaluation** Il ne fait aucun doute que la prochaine phase impose aux autorités gouvernementales, régionales et locales une responsabilité accrue, consistant à suivre la mise en œuvre des projets annoncés, à contrôler leur qualité et à définir les priorités selon les besoins réels des populations.

Les élus, en particulier les conseils régionaux, les maires et les députés, jouent un rôle crucial dans le suivi de ces programmes, la transmission des préoccupations des citoyens et l’évaluation de l’impact des projets sur les quartiers et les communes, au-delà de la simple présentation de bilans ou de la répétition de chiffres. La wilaya a besoin d’une vision de développement intégrée qui prenne en compte les disparités entre ses différents quartiers, qui relie l’expansion urbaine à la fourniture de services et qui accorde la priorité aux zones les plus déficientes en infrastructures de base. **Du bilan des projets à un développement ressenti par tous** Les interventions réalisées à Nouakchott Sud dans le cadre de la première phase du programme d’urgence constituent une partie d’un processus plus large de modernisation de la capitale et d’amélioration de son infrastructure, tandis que la deuxième phase porte de nouveaux espoirs d’élargir les services et de combler les manques.

Cependant, le véritable enjeu ne s’arrête pas à l’inauguration des projets ou au lancement des travaux; il commence par garantir leur continuité et les transformer en services réguliers et de qualité, dont les citoyens ressentent les effets dans leur domicile, leur quartier, leur école, leur centre de santé et leur trajet quotidien. Les habitants n’attendent pas seulement des routes asphaltées, des bâtiments scolaires ou des centres de santé neufs; ils aspirent à une ville où l’eau et l’électricité sont disponibles, où les écoles accueillent leurs enfants, où les établissements de santé offrent des services efficaces, où l’environnement est propre et où les jeunes trouvent davantage d’opportunités. La visite du président de la République, accompagnée de la mise en avant des réalisations et du lancement d’une nouvelle phase du programme d’urgence, constitue une occasion de mesurer l’écart entre ce qui a été accompli et ce qui reste à obtenir, ainsi que de renouveler l’engagement à faire du développement une priorité première au service du citoyen.

Le critère le plus important pour le succès de tout programme de développement n’est pas le nombre de projets réalisés par l’État, mais l’ampleur du changement positif et durable qu’ils engendrent dans la vie des populations ciblées.

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