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Quel rôle la société civile joue-t-elle dans la propreté des villes ? / Mohamed Al‑Amin Al‑Fadel

Mohamed Al Amin Al Fadel, en réponse à l’appel lancé par Son Excellence le président de la République depuis le sud de Nouakchott, qui a demandé la participation de tous au nettoyage des villes, je présenterai à travers cette série d’articles un ensemble de propositions pratiques et…

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D'après les sources officielles, mohamed Al‑Amin Al‑Fadhl: en réponse à l’appel lancé par Son Excellence le Président de la République depuis le sud de Nouakchott, qui a demandé à tous de participer à la propreté des villes, je présenterai, à travers cette série d’articles, un ensemble de propositions pratiques et réalisables pour contribuer à la propreté de nos villes. Le point de départ sera le rôle que la société civile peut jouer dans la propreté des villes en général, et celle de la capitale Nouakchott en particulier. Ces propositions s’appuient sur une idée que nous avions déjà évoquée auparavant: elle peut sembler simple en apparence, mais elle est profonde dans son essence, et, si elle est bien mise en œuvre, elle aura un impact considérable sur les mentalités et les comportements des citoyens, suscitant une véritable révolution dans le domaine du service civil.

Le principe est que chacun d’entre nous consacre une heure chaque semaine au service public, c’est‑à‑dire qu’il donne une heure chaque semaine au service de son quartier ou de sa ville, et donc au service de son pays. Cette heure pourra être dédiée, la première année, exclusivement à la propreté; l’année suivante, on pourra passer à un autre dossier sensible, etc. Il est essentiel que les efforts de tous s’unissent chaque année, dans le cadre de la « heure de service public », pour répondre à l’un des nombreux dossiers complexes qui nous attendent.

Puisque les autorités ont décidé de se concentrer sur la propreté, pourquoi ne pas consacrer l’année 2027 à la propreté de nos villes, sous la forme d’une « heure de propreté », première version de l’« heure de service public »? Bien sûr, « l’heure de propreté » ne signifie pas abandonner tous nos autres problèmes en 2027; les associations qui œuvrent, par exemple, pour les droits humains, l’éducation, la santé ou la bonne gouvernance, devront poursuivre leurs actions dans ces domaines. Il s’agit simplement d’ajouter une heure de volontariat supplémentaire au service public, et spécifiquement à la propreté, en 2027.

La propreté de nos villes, envisagée à travers l’« heure de propreté », n’est pas seulement un service fourni par les autorités publiques, qui réussissent parfois et échouent souvent, mais bien une responsabilité collective. Tous doivent y participer en donnant une heure chaque semaine pour nettoyer leur quartier ou leur ville. Cette heure peut être donnée par un citoyen ordinaire, mais les organisations de la société civile restent les hôtes des donateurs, en organisant les activités de nettoyage en coordination avec les autorités administratives et municipales des provinces et des quartiers.

Cette heure peut prendre plusieurs formes: * une heure de nettoyage sur le terrain, dédiée chaque semaine à un rue, une place publique ou un quartier; * une heure de sensibilisation aux dangers des déchets et à l’importance de la propreté, ciblant les citoyens là où ils se rassemblent; * une heure consacrée à la protection des « points noirs » après leur nettoyage, afin qu’ils ne redeviennent pas des dépotoirs. Toute association ou initiative, quel que soit son type, peut se charger de la sensibilisation dans un quartier donné, de nettoyer une place ou une rue précise, ou de protéger les points noirs déjà nettoyés. Il est important d’adopter des mécanismes flexibles et simples dans le cadre de l’« heure de propreté » afin de garantir la participation du plus grand nombre d’associations, tout en respectant les principes suivants: 1.

Chaque organisation ou initiative, quelle que soit sa nature, a la pleine liberté de choisir le quartier, la rue ou l’espace public qu’elle souhaite nettoyer. 2. Elle a également le droit de choisir la nature de sa contribution: intervenir directement sur le terrain, se limiter à la sensibilisation, ou combiner les deux.

3. Des activités communes peuvent être organisées entre plusieurs associations dans une même rue ou un même quartier; l’essentiel est que chaque association consacre une heure chaque semaine au service public. 4.

Les institutions et entreprises du secteur privé peuvent participer à l’« heure de propreté » en fournissant du matériel de nettoyage aux associations actives. 5. La participation est ouverte à toutes les associations, tout en préservant leur indépendance, leur identité et leur domaine de spécialité.

6. Il est crucial de documenter les activités, de publier des nouvelles et des photos, afin de stimuler une concurrence positive entre les associations. 7.

La continuité est indispensable: cette campagne ne doit pas être saisonnière ou ponctuelle, mais s’étendre sur une année complète au minimum. Il est indispensable qu’une instance civile supervise et coordonne ce travail. Nous pourrions, dans le cadre du « Charte de la citoyenneté », assumer cette mission, à condition que deux exigences fondamentales soient réunies: * Première exigence: que le gouvernement reconnaisse que la responsabilité du nettoyage des villes lui incombe avant tout, tout en admettant que le rôle de la société civile est très important, même s’il est complémentaire.

* Deuxième exigence: que le gouvernement considère le « Charte de la citoyenneté » et toutes les associations participant à l’« heure de propreté » comme des partenaires essentiels dans la propreté des villes, et leur fournisse les moyens nécessaires à la réussite de leurs actions. En un mot, nous ne nous considérons plus, en tant qu’acteurs civiques, prêts à nous épuiser sur des dossiers qui relèvent d’abord du gouvernement, surtout lorsqu’il ignore totalement nos initiatives au service de la collectivité. Nous en avons assez de nous surcharger d’activités pour le gouvernement, et nous n’en ajouterons pas d’autres tant que le gouvernement ne nous reconnaît pas comme partenaire essentiel, capable d’assumer des rôles indispensables, complémentaires à l’action étatique.

Nous avons déjà fourni, et continuons de fournir, d’importants efforts dans des activités et des initiatives au service de l’intérêt général, souvent avec des moyens très limités, sans recevoir le minimum d’attention pour notre travail. Ainsi, nous ne prendrons pas de nouvelles charges volontaires, sauf si le gouvernement montre clairement sa volonté de traiter la société civile comme un partenaire essentiel, jouant des rôles indispensables. Ensemble, pour des villes propres… à suivre, si Dieu le veut.

La deuxième partie portera sur le rôle de l’école dans la propreté des villes.

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