INSAF : entre valorisation du bilan gouvernemental et engagement pour la poursuite des réformes
La présentation par le Premier ministre, Mokhtar Ould Diay, de la Déclaration de politique générale du Gouvernement devant l’Assemblée nationale a donné lieu à une réaction du parti INSAF, sous la con...
D'après les sources officielles, la présentation par le Premier ministre, Mokhtar Ould Diay, de la Déclaration de politique générale du Gouvernement devant l’Assemblée nationale a donné lieu à une réaction du parti INSAF, sous la conduite de son président, l’ingénieur Mohamed Bilal Messoud, qui a permis de mettre en lumière l’appréciation positive du parti à l’égard du bilan gouvernemental et des avancées enregistrées dans la mise en œuvre du programme de Son Excellence le Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Cette prise de position traduit également la volonté de l’INSAF de conforter les orientations engagées et de contribuer à la poursuite d’une dynamique articulant développement national, consolidation institutionnelle et amélioration de l’action publique. Par El Wely Sidi Heiba Une appréciation positive de l’action gouvernementale Aux yeux de l’INSAF, l’intervention du Premier ministre ne relevait pas d’un simple exercice de présentation des réalisations sectorielles ou d’un inventaire des indicateurs de performance, mais a offert une lecture d’ensemble de l’action gouvernementale, mettant en perspective les politiques publiques au regard des objectifs stratégiques de l’État, et en fait ressortir les défis qui persistent et les priorités qui appellent une attention soutenue au cours de la prochaine étape.
Elle a, dans le même temps, illustré la convergence entre la vision politique du Président de la République et sa traduction dans l’action gouvernementale, qu’il s’agisse de consolider l’État de droit et les institutions, d’améliorer la gouvernance et de moderniser l’administration, de soutenir la dynamique économique, d’investir dans le capital humain ou de renforcer l’unité nationale et la cohésion sociale. Le développement et le capital humain au cœur des priorités L’un des aspects les plus significatifs de cette présentation tient à l’ampleur de l’approche retenue, qui ne cantonne pas le développement à ses seules dimensions économiques, mais place l’humain au centre des priorités publiques. L’attention accordée à l’éducation, à la santé, à l’emploi et à la protection sociale, de même que les efforts engagés pour améliorer les conditions de vie des citoyens, témoignent de cette orientation.
Dans le même esprit, la place réservée aux secteurs productifs, notamment l’agriculture, l’élevage, la pêche et les mines, considérés comme des leviers essentiels de croissance, traduit une volonté de mieux mobiliser les potentialités nationales, de diversifier les sources de revenus et d’élargir la base productive. Autant d’orientations susceptibles de favoriser la création d’emplois et de renforcer la résilience de l’économie nationale. À cette dimension s’ajoute la priorité accordée à l’amélioration du fonctionnement de l’administration, à la transparence et à la bonne gouvernance, autant de facteurs déterminants pour accroître l’efficacité du service public et consolider la confiance des citoyens dans les institutions de l’État.
L’INSAF, un accompagnement politique et parlementaire affirmé Cette lecture explique naturellement l’écho favorable rencontré par la déclaration auprès de l’INSAF, en sa qualité de formation politique porteuse du programme présidentiel et pilier de la majorité gouvernementale, dont l’une des responsabilités consiste à assurer l’accompagnement politique et institutionnel des orientations retenues. Dans cette perspective, l’initiative du président du parti, Mohamed Ould Bilal Messoud, et ses échanges avec le groupe parlementaire s’inscrivent dans une démarche visant à renforcer la cohérence entre la position partisane et l’action parlementaire, à rapprocher les appréciations autour des priorités nationales et à assurer un accompagnement responsable de l’action gouvernementale. Cette convergence n’exclut nullement le débat ni l’évaluation; elle leur donne, au contraire, toute leur portée.
Une majorité politiquement responsable est précisément celle qui sait conjuguer son soutien aux orientations gouvernementales avec une exigence constante d’amélioration de leur mise en œuvre, en reconnaissant les acquis sans perdre de vue les efforts qui restent à accomplir. Consolider les acquis et répondre aux défis persistants Pour autant, valoriser le bilan gouvernemental ne revient ni à considérer que le processus de développement a atteint son aboutissement, comme l’a d’ailleurs souligné le Premier ministre, ni à minimiser l’ampleur des défis qui demeurent. Le développement est une œuvre de longue haleine, et les attentes économiques et sociales exigent de maintenir l’effort, d’accélérer le rythme des réalisations, d’élever la qualité des services essentiels et de veiller à une répartition plus équitable des fruits de la croissance entre les différentes catégories sociales et les régions du pays.
Dans cette perspective, les avancées enregistrées constituent un acquis national à préserver et à consolider, tandis que les défis persistants appellent une mobilisation accrue et une amélioration continue des performances, dans le cadre d’une responsabilité partagée entre le Gouvernement, la majorité parlementaire et les forces vives de la société. Transformer la confiance politique en résultats concrets En définitive, la présentation du Premier ministre, Mokhtar Ould Diay, en dressant le bilan de l’action gouvernementale et en exposant ses perspectives, a offert à l’INSAF l’occasion de renouveler sa confiance dans les grandes orientations définies par Son Excellence le Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, et de réaffirmer la nécessité d’en poursuivre la mise en œuvre, tout en adaptant les instruments et les mécanismes d’action aux objectifs poursuivis. L’enjeu ne consiste donc pas seulement à reconnaître les réalisations, mais à inscrire cette appréciation dans un engagement politique renouvelé, qui se traduise par un accompagnement gouvernemental, parlementaire et partisan plus efficace.
Il s’agit, en somme, de faire de chaque acquis le point de départ de nouvelles avancées et de donner à la confiance toute sa portée en l’adossant à des résultats tangibles dans le quotidien des citoyens. C’est dans cette complémentarité entre la vision présidentielle, l’action gouvernementale et l’accompagnement politique de l’INSAF que réside l’un des ressorts de la cohérence de l’action publique. Une cohérence qui ne se réduit pas à l’harmonisation des positions, mais qui prend tout son sens dans la capacité collective à consolider les acquis, à répondre aux attentes et à transformer les orientations nationales en réalisations concrètes.