International·

Observatoire juridique documente le meurtre de 34 personnes en Mauritanie à la frontière avec les pays voisins.

Les nouvelles (Nouakchott) – L'Observatoire mauritanien des droits de l'homme a déclaré avoir documenté le meurtre de 34 citoyens mauritaniens le long de la frontière avec le Mali, l'Algérie et le Maroc, entre 2019 et 2026. Dans son rapport, l'observatoire a indiqué que…

AI
Alakhbar.infoTraduit de l'arabe
Lire sur Alakhbar.info
Photo Alakhbar.info

Il ressort que les nouvelles (Nouakchott) – L’Observatoire mauritanien des droits de l’homme a enregistré le meurtre de 34 citoyens mauritaniens le long de la frontière avec le Mali, l’Algérie et le Maroc entre 2019 et 2026. Dans son rapport, l’observatoire décrit « une tendance aggravante qui transforme la quête de subsistance et les déplacements aux frontières en un véritable danger ». Le rapport souligne que ces données « reflètent une crise humanitaire et des droits de l’homme d’une extrême sensibilité, plaçant la protection des populations frontalières au sommet des priorités nationales ».

Il insiste sur le fait que la préservation de la dignité et de la sécurité personnelle des citoyens nécessite des efforts diplomatiques et sécuritaires fermes pour protéger les frontières terrestres. L’observatoire demande aux pays voisins – le Mali, l’Algérie et le Maroc – d’assumer leurs responsabilités juridiques et morales face à ces violations. Le rapport recommande d’obliger les unités militaires et de sécurité stationnées aux frontières à appliquer des règles d’engagement strictes, conformes au droit international humanitaire, afin de neutraliser les civils.

Il préconise également l’ouverture d’enquêtes judiciaires sérieuses et impartiales sur tous les incidents de mort antérieurs, en révélant clairement les circonstances au public. Il insiste sur la nécessité de traduire les responsables en justice et de tenir pour compte toute personne dont la responsabilité directe ou de terrain serait avérée. Le texte appelle à la mise en place de mécanismes de communication sécurisée et de lignes directes entre la Mauritanie et les pays voisins afin d’éviter les erreurs tactiques et de sécuriser les déplacements des personnes dans les zones frontalières.

L’Observatoire mauritanien des droits de l’homme rappelle que les liens de voisinage et les relations historiques entre les peuples de la région ne peuvent se consolider aux dépens du sang des civils, soulignant que l’application sérieuse de ces recommandations constitue le véritable test de l’engagement de toutes les parties aux traités internationaux et aux droits de l’homme.

PartagerWhatsAppFacebookX
Sur le même sujet