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Mali/libération de Jan Vesilier: Après la confrontation, Goïta à la recherche d’une stabilité introuvable

Après la confrontation, Bamako change de cap : Goïta à la recherche d’une stabilité introuvable La libération de Jan Vesilier, officier présumé de la DGSE condamné à vingt ans de prison, pourrait dépa...

PC
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Selon Le Monde, sa libération est intervenue après plusieurs mois de contacts et de négociations impliquant plusieurs pays, avec un rôle attribué au Maroc. Après avoir fait de la rupture avec Paris l’un des marqueurs de son pouvoir, Bamako semble aujourd’hui privilégier une logique moins frontale. La libération d’un agent présenté comme lié à la DGSE pourrait ainsi constituer un premier geste en direction de Paris, sans pour autant signifier un retour aux relations d’avant.

Alger, puis Paris? Cette évolution intervient surtout après le récent refroidissement entre Bamako et Alger. Les deux capitales ont longtemps été engagées dans une relation de plus en plus conflictuelle, avant de laisser apparaître des signes de volonté de désescalade.

Si cette lecture se confirme, le pouvoir de Goïta pourrait chercher à réorganiser sa diplomatie autour d’un objectif devenu prioritaire: sortir de l’isolement et créer les conditions d’une stabilité que le Mali peine à retrouver depuis plusieurs années. La séquence est donc révélatrice: après la confrontation avec Alger, puis avec Paris, Bamako semble désormais explorer la voie de la réconciliation. Une nouvelle doctrine pour survivre?

Le contexte sécuritaire pourrait expliquer cette inflexion. La confrontation permanente avec les partenaires occidentaux et les tensions avec certains voisins ont progressivement réduit les marges de manœuvre diplomatiques du Mali, alors que l’insécurité demeure persistante. Dans ce contexte, Goïta pourrait être tenté de passer d’une politique de rupture à une diplomatie de pragmatisme: préserver les alliances existantes, rouvrir certains canaux fermés et éviter de multiplier les fronts simultanément.

La grâce accordée à Vesilier prend alors une dimension différente. Bamako ne renonce pas à ses accusations et maintient l’expulsion du Français, mais accepte une solution négociée. Le Maroc comme passerelle?

Le rôle attribué à Rabat mérite également attention. Selon Le Monde, le Maroc aurait joué un rôle dans les discussions ayant conduit à la libération de Vesilier. Rabat pourrait ainsi apparaître comme un intermédiaire utile entre un Mali qui cherche à sortir de ses confrontations successives et des capitales occidentales avec lesquelles le dialogue s’est fortement détérioré.

La question est désormais de savoir si cette libération constitue un geste isolé ou le premier épisode d’une stratégie plus large. Après avoir privilégié l’épreuve de force, Bamako semble découvrir les vertus du dialogue. Reste à voir si cette nouvelle orientation permettra au pouvoir militaire de retrouver la stabilité qu’il recherche depuis si longtemps, ou s’il ne s’agit que d’une pause tactique dans une confrontation qui n’a jamais véritablement pris fin.

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