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Départ de « Shamshoun les Arabes »… champion des offres exceptionnelles en Mauritanie.

Dans le stade du quartier de Kassar, au centre de la capitale Nouakchott, «Shamshoun Al‑Arab» est apparu vêtu de son maillot de sport, les acclamations à son nom ont retenti et les applaudissements ont rempli l’endroit. Il s’est allongé sur le dos, a étendu les bras et a demandé au conducteur d’une voiture de passer au-dessus de lui, ce qui s’est produit.

SM
Sahara MediasTraduit de l'arabe
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Photo Sahara Medias

Il ressort que dans le stade du Ksar, au cœur de la capitale Nouakchott, « Shamshoun les Arabes » est apparu vêtu de son tenue de sport, acclamé par des cris à son nom, les applaudissements remplissant l’endroit. Il s’est allongé sur le dos, a étendu les bras et a demandé au chauffeur d’une voiture de passer au‑dessus de lui; le véhicule a traversé sans qu’il ne subisse aucun dommage. Ce geste a marqué le début d’un spectacle présenté par Shamshoun à son public, venu de divers quartiers de la capitale pour assister à ses performances extraordinaires.

Ses démonstrations sont devenues un divertissement pour les Mauritaniens et un exutoire dans une ville qui, à l’époque, ne disposait pas de nombreux moyens de loisir; Shamshoun était leur fenêtre sur ce type de spectacles. Il ne s’attendait pas à ce que sa tournée dans les pays arabes se termine par un séjour en Mauritanie, le pays où il a vécu plus de trente ans et qu’il considérait comme sa seconde patrie après la Syrie. Zaid Saâb, connu sous le nom de Shamshoun les Arabes, est né en 1958 dans la province de Souïda, et a grandi au sein d’une famille d’agriculteurs dont le métier se transmettait de père en fils.

Il se souvient de son enfance et de son entrée à l’école, où il a terminé l’enseignement primaire avant d’intégrer l’Institut des arts sportifs et d’en sortir boxeur diplômé. Il a voyagé au Liban et a participé à plusieurs championnats, en remportant certains titres, mais il a estimé que la boxe était un sport trop violent. Il s’est donc tourné vers les spectacles de démonstration à caractère dangereux.

Il a commencé à présenter ses numéros à Beyrouth, où il a rapidement acquis une grande renommée, puis a organisé une tournée qui l’a mené aux pays du Golfe et du Moyen‑Orient, avant de poursuivre vers les pays du Maghreb. La tournée a débuté en Libye, puis au Maroc, avant d’arriver en Mauritanie, qui l’a séduit. Il affirme que la gentillesse et la générosité des Mauritaniens ont été les raisons de son installation permanente dans le pays.

Il est arrivé à Nouakchott, a rencontré les autorités mauritaniennes et a demandé une autorisation pour organiser des spectacles de démonstration. L’idée a été bien accueillie et le soutien des autorités a été très apprécié. Saâb raconte qu’il était venu en Mauritanie pour organiser des spectacles puis repartir dans son pays, mais l’attitude du peuple mauritanien a changé sa façon de penser.

Il a organisé trois spectacles entre Nouakchott et Nouadhibou en deux mois, puis s’est rendu en Tunisie pour y organiser d’autres spectacles, mais la Mauritanie est restée constamment dans son esprit pendant tout son voyage. Il ne comprend pas pourquoi il s’est tant attaché à la Mauritanie; bien qu’il ait parcouru la plupart des pays arabes, ce pays en particulier a conquis son cœur et l’a poussé à s’y installer. Au fil du temps, sa renommée a grandi à Nouakchott, et ses spectacles hebdomadaires dans les places publiques et sur les plages attiraient un public de tous âges, surtout les week‑ends et les fêtes.

Son nom était associé dans l’imaginaire des enfants à la force et à la puissance; sa présence dans n’importe quel espace suffisait à les rassembler, émerveillés par des performances qui défiaient l’ordinaire. Ils le voyaient comme un super‑héros capable d’accomplir ce que les autres ne pouvaient pas, son image étant devenue pour eux un symbole de force et d’audace. Ces dernières années, son corps s’est affaibli, il n’a plus la vigueur qu’il possédait il y a trente ans.

Ses forces se sont dissipées, la maladie l’a progressivement empêché de pratiquer sa passion. Il s’est retiré des projecteurs, mais son histoire continue d’être racontée parmi les Mauritaniens qui ont vécu son « âge d’or », quand ses démonstrations attiraient des milliers de personnes, quand les places se remplissaient de foules, que les cris retentissaient et que les week‑ends devinrent un rendez‑vous incontournable avec ses numéros extraordinaires. Aujourd’hui, il a été annoncé le décès de Zaid Saâb, connu en Mauritanie sous le nom de « Shamshoun les Arabes », à l’âge d’environ 68 ans, après une longue lutte contre la maladie.

Sa mort a rappelé à de nombreux Mauritaniens, sur les réseaux sociaux, leurs souvenirs des spectacles qu’il organisait dans les places publiques. Mouaz Mohammedn a écrit sur son compte Facebook: « Que Dieu ait pitié du Syrien‑Mauritanien Zaid Saâb, surnommé « Shamshoun les Arabes ». Nous nous souvenons de lui avec amour; dans notre enfance il était presque le seul divertissement, et la meilleure nouvelle qui nous réjouissait était d’être invité à assister à l’un de ses spectacles.

» Saadn Mokhtar a ajouté: « Que Dieu ait pitié de l’artiste Shamshoun les Arabes qui nous a divertis dans les années 90 avec ses mouvements hors du commun. ».

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