Les résidus des pluies et la persistance de la crise électrique aggravent la souffrance des habitantes de Nouakchott.
Les nouvelles (Nouakchott) – La capitale Nouakchott lutte contre la vie sous le poids de deux crises qui se sont combinées pour perturber le quotidien : la crise énergétique qui a suivi deux incendies récents dans deux stations d’alimentation électrique, ainsi que les conséquences qui en découlent...

Il ressort que les crevasses se sont approfondies sous l’effet de l’eau qui a pénétré les couches de la chaussée et les matériaux de revêtement, tandis que les marécages se sont étendu sur les bords et le centre des routes, ralentissant considérablement la circulation, provoquant de la confusion sur plusieurs axes et des embouteillages étouffants sur certains d’entre eux. Les conducteurs ont rencontré des situations difficiles, notamment les petites voitures dont le plancher était submergé au point de menacer de pénétrer dans l’habitacle, et certains véhicules ont couru le risque de se noyer, surtout sur les routes à trottoirs et rebords élevés. Certaines voitures se sont enfoncées dans la boue et les flaques d’eau, forçant leurs conducteurs et passagers à les quitter et à attendre la décrue.
Crise du transport et des spéculations: les flaques et les marécages ont créé des files d’attente de citoyens en quête de taxis, tandis que les tarifs ont explosé, doublés voire plus, du fait du manque d’alternatives et des conducteurs justifiant les augmentations par le « risque de circuler dans ces conditions ». À l’entrée orientale de la capitale, alors que les voitures quittaient Nouakchott, l’eau a piégé plusieurs véhicules, obligeant leurs propriétaires à chercher des voies secondaires pour éviter les points les plus inondés. Certains conducteurs ont osé s’aventurer au milieu de l’eau, leurs visages trahissant l’inquiétude, observant avec prudence depuis les vitres les chemins d’eau qu’ils tentaient de franchir, exprimant leur mécontentement face à la difficulté du passage.
Les récentes coupures d’électricité ont coupé le réseau habituel dans certaines zones pendant plusieurs heures, tandis que le service Internet a fortement diminué, atteignant parfois une quasi‑interruption, notamment lors des pannes d’électricité. Crises imbriquées: au cours de la soirée, les scènes d’eau submergeant les routes, les voitures avançant avec précaution, les files de citoyens devant les taxis et les stations-service, les coupures d’électricité et les fluctuations d’Internet se sont entremêlées, ajoutant aux résidus des pluies un fardeau supplémentaire aux journées déjà alourdies de la capitale par les perturbations du service énergétique et de la connectivité. Appel au secours: le Bureau national d’assainissement a annoncé que ses équipes sont intervenues depuis l’arrêt des pluies, menant des opérations simultanées sur plus de 60 sites dans les différentes wilayas de Nouakchott pour évacuer les eaux de pluie, notamment aux points névralgiques et dans les zones non desservies par le réseau de drainage.
Le bureau a indiqué que ses équipes assurent le drainage de l’eau et la libération des axes affectés, selon les priorités sur le terrain, en utilisant tous les équipements et moyens disponibles, afin d’accélérer le retour du trafic à la normale et de limiter les impacts des pluies. Le directeur général, Mohamed Bili Sidi Ahmed Di, a inspecté ces interventions sur plusieurs sites, a pris connaissance des efforts des équipes sur le terrain et a exhorté à poursuivre le travail selon les priorités établies.