Le parti Mauritanie en avant condamne la convocation de l’un de ses dirigeants et met en garde contre toute atteinte à la liberté d’expression.
Le parti « Mauritanie en avant » a dénoncé la décision de la Commission cybernétique de convoquer le membre de son bureau exécutif, le lieutenant‑général à la retraite Lapat Ould Maïouf, et d’exiger sa comparution devant le procureur de la République en raison de sa participation à l’une des émissions télévisées. Il a considéré…
D'après les sources officielles, le parti « Mauritanie en avant » a dénoncé l’interpellation de son membre du bureau exécutif, le général retraité Lamat Walid al-Maïouf, par la commission cybernétique, et a demandé qu’il comparaît devant le procureur de la République en raison de sa participation à une émission médiatique. Dans un communiqué bref, le parti a jugé cette mesure « une escalade dangereuse et une provocation inacceptable », soulignant qu’elle vise essentiellement la liberté d’expression et l’action politique dans le pays. Le texte a imputé aux autorités officielles la pleine responsabilité de la sécurité du général Walid al‑Maïouf, ainsi que de toute conséquence découlant de cette action, en réclamant sa libération immédiate et la cessation de toute forme de pression et de contrainte exercées sur les dirigeants et les militants du parti.
Le parti a également insisté sur le respect des dispositions de la Constitution mauritanienne et des lois nationales régissant les droits et libertés publiques, appelant simultanément les forces politiques et nationales, les organisations de défense des droits humains et l’ensemble des médias à s’opposer à ces pratiques et à se solidariser pour protéger la liberté d’expression et l’État de droit. La police cybernétique avait, en soirée, convoqué le général retraité Lamat Walid al‑Maïouf, sans préciser les raisons de son appel. Walid al‑Maïouf a alors tenu des propos très critiques à l’encontre du régime du président Ghazouani, appelant, quelques jours auparavant, à la mobilisation contre le gouvernement et ses politiques.