J’ai étouffé en moi l’étincelle de la jalousie / Dr Azid Bey Ould Mohamed Mahmoud
Lorsque je rencontrais, lors des conférences scientifiques, des experts, généralement venus de quelques rares pays, la représentation arabe y était encore moindre, et cela s’expliquait par le (الحُكْرة والتربّص) connu chez nous dans les règles de la vente, qui aurait peut‑être…

D'après les sources officielles, lorsque je rencontrais, lors de conférences scientifiques, des experts, généralement issus de quelques rares pays, et encore moins représentés par le monde arabe, il se peut que la « cercle et l’embuscade » connue dans nos règles de vente ait influencé mon choix. Alors, une flamme de jalousie s’allume en moi, surtout quand je mets en avant les meilleurs cadres de mon pays, dans tous les domaines du savoir, notamment les sciences sociales. Sachez, cher lecteur, qu’il n’y a de direction des pays et des institutions que ceux qui ont solidement ancré leurs pieds dans les sciences sociales, en puisant dans toutes les autres disciplines à la fois.
Hier, j’ai été submergé par la joie de la fête de la naissance du meilleur des créateurs – que les prières de Dieu et Sa paix soient sur lui – et je n’ai pas partagé l’avis d’Al‑Mutanabbi sur la maison qui contenait à la fois son enthousiasme et sa tristesse le jour de la fête: « Fête, en tout cas, tu reviens, ô fête… ». Que ce soit par le passé ou par une nouveauté qui se renouvelle en vous, cette situation reste isolée, unique… Car mon droit à l’expression est rendu possible par la richesse de ses significations (« de la subsistance, de la porte, il faut qu’il la suive »). En particulier, cette fête bénie, qui s’est levée, m’a trouvé à Grou, où mes yeux se sont parés d’un ciel couvert d’un tapis de verdure, s’étendant à perte de vue sur une terre généreuse, et où le bruissement des palmiers du fertile vallon (… et où les palmiers ne poussent que dans leurs oasis…) résonnait à mes oreilles.
Aujourd’hui, j’ai ravivé en moi la flamme de la jalousie en suivant mon frère et ami, l’éminent Ismail Ould Cheikh Ahmed, au pas ferme, à l’expérience riche, à la persévérance et à la progression au sein des organisations internationales. Je l’ai vu prendre la parole sur la tribune, déclarant: « Chaque mot peut contenir une parole qui pourrait être confirmée », après avoir été élu à l’unanimité à Bagdad par cinquante‑sept États islamiques, à la tête de l’Organisation de la coopération islamique. Ce succès confirme que les compétences mauritaniennes sont capables d’atteindre les plus hautes sphères, à condition qu’on ne leur retire pas la visibilité de leurs produits méconnus.
Le président, dans ses déclarations passées et à venir, a une fois de plus démontré une capacité exceptionnelle à tisser des relations fortes, influentes et fructueuses avec les chefs d’État et les décideurs, une capacité que nous devons tous reconnaître à sa juste valeur… (« Que la parole soit heureuse même si le moment ne l’est pas »). Au moins, surtout avec le flot de nos pensées dans nos ateliers de poésie et de prose… Cette capacité et ces relations ont permis l’élection de nombreux cadres parmi les meilleurs fils de notre patrie à la tête d’institutions internationales respectées et solides. Je conclus en affirmant que cette organisation, l’Organisation de la coopération islamique, est la deuxième parmi les quatre organisations mondiales que sont les Nations unies, l’Organisation de la coopération islamique, l’Organisation de l’unité africaine et la Ligue des États arabes.
Et pour souligner l’importance de ce poste, il faut rappeler que notre pays n’a encore jamais pu diriger aucune de ces organisations depuis l’indépendance. Félicitations donc au président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani pour ce qu’il a accompli, et qu’il continue d’avancer vers les plus hautes sphères… Je le félicite parce que, d’après des sources locales fiables, le dossier de cette organisation n’a été confié à personne d’autre; il l’a supervisé personnellement, couronnant son travail par des contacts directs avec de nombreux chefs d’État membres, contacts qui ont porté leurs fruits. Félicitations également à notre pays pour avoir obtenu ce poste à la tête de cette organisation islamique, témoignant de notre engagement à défendre la bienveillance et la générosité, à contribuer à la diffusion de ses sciences, à illuminer ses plateformes, et à honorer les écrits de ses savants, qui sont les enfants de sa dignité, les plus légitimes à la représenter… L’organisation a ainsi répondu à l’appel du poète: « Ô arc, le brave n’est pas celui qui le rend meilleur… ».
Ne lésinez pas sur l’arc, donnez‑lui son mérite, la félicitation est donc méritée également pour mon frère et ami, le secrétaire général Ismail Ould Cheikh Ahmed, dont l’élection a apaisé en moi la flamme de la jalousie. Grou, le 13 Rabiʿ al‑Awwal 1448 AH, correspondant au 27 août 2026 CE.