Le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani… quand l’image est une extension de l’éducation et non une fabrication du protocole…
Dans la biographie du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, il y a ce qui dépasse la politique, un sens plus profond : le sens de l’homme qui a porté dans la sphère publique une éducation façonnée dans une maison reconnue pour sa noblesse, son mérite et son humilité, et dans un environnement social où les valeurs de fraternité n’existaient pas…

D'après les sources officielles, dans la biographie du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, on dépasse la politique pour atteindre un sens plus profond: celui de l’homme qui a porté dans la sphère publique une éducation façonnée dans une maison reconnue pour sa noblesse, son mérite et son humilité, et dans un environnement social où les valeurs de fraternité, de générosité et de convivialité ne sont pas de simples slogans invoqués en cas de besoin, mais un comportement quotidien ancré. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a grandi dans son milieu local, parmi sa famille et ses proches, et a vécu les détails d’une société aux liens entrelacés, où la place d’une personne ne se mesure pas à sa couleur ou à son appartenance, mais à la noblesse, la loyauté et les qualités morales qu’elle porte. Ainsi, le visiteur de son lieu d’origine, lorsqu’il demande « le fils de notre cheikh », n’a pas besoin de longues explications; l’homme était connu avant de devenir président, et apprécié avant d’occuper un poste.
Derrière cette éducation se trouve un père qui a laissé une empreinte profonde dans le cœur de son fils: le cheikh Mohamed Ahmed Ould Cheikh El Ghazouani, connu pour son mérite, sa bienveillance et son humilité, avec une personnalité mêlant piété, courage et noblesse d’esprit. La mémoire locale raconte que son grand‑père, le Ghazouani, était un jeune homme audacieux et entreprenant, ce qui en a fait une figure exceptionnelle dans son entourage, au point que son nom s’est lié à des récits symboliques d’une chevauchée de lion, image qui, dans l’imaginaire populaire, résume un courage rare, une prestance associée à la modestie et au respect. C’est ainsi que l’on peut comprendre une facette du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani: l’homme n’a pas appris à se rapprocher des gens après son arrivée au palais, il l’a emporté avec lui depuis la maison où il a grandi.
Par conséquent, chaque image montrant le président de la République avec les enfants des différentes composantes de la société mauritanienne ne doit pas être interprétée comme un geste protocolaire récent ou une tentative de gagner en visibilité ici ou d’enregistrer une présence là. Elle constitue, dans son aspect le plus important, la continuité naturelle d’une éducation d’un homme habitué depuis son enfance à voir les compatriotes comme des frères et sœurs, et non comme des groupes éloignés séparés par des calculs politiques. Quant à ceux qui se demandent aujourd’hui « le moment des photos avec les « laharatins » », comme si le rapprochement avec cette catégorie était une découverte politique soudaine, la question même mérite d’être réexaminée: pourquoi vouloir transformer la fraternité nationale en une occasion de photo?
Pourquoi chercher dans chaque image des calculs de tranche et de couleur, au lieu de voir la Mauritanie telle qu’elle doit être? Un président élevé aux valeurs d’humilité et de proximité avec le peuple n’a pas besoin de demander la permission à qui que ce soit pour s’asseoir avec tel Mauritanien ou tel autre, ni de prouver à quiconque que sa relation avec les différentes composantes de la société est nouvelle ou artificielle. La force d’El Ghazouani, à ce titre, ne réside pas dans la quantité de photos, mais dans le parcours qui précède l’image; dans une éducation qui a fait du rapprochement avec les gens une habitude, non une tactique, de l’humilité une valeur, non une campagne médiatique, et d’un attachement à la Mauritanie qui dépasse toutes les classifications étroites.
C’est là que réside la grandeur de l’homme: la photo du président avec les enfants de la nation ne doit pas être un fait exceptionnel, mais un phénomène naturel dans un pays qui cherche à dépasser les sensibilités du passé et à bâtir une fraternité nationale qui n’a pas besoin d’une caméra pour prouver son existence. La photo peut être prise à un instant, mais l’éducation demeure témoin de son porteur tout au long de sa vie. Nouh Mohamed Mahmoud, journaliste résident aux Émirats arabes unis.