Le département Tawassoul à Kermessein organise une soirée en présence de plusieurs dirigeants du parti El Insaf.
Le département du rassemblement national pour la réforme et le développement « Tawassoul » a organisé hier soir, mercredi, une soirée politique dans le district de Kermesse, au village d’Aouïfia. À cette soirée a assisté une délégation dirigeante du parti, comprenant le premier député du président du parti, Hassan Ould Mohamed, et le président du groupe…
D'après les sources officielles, le département du rassemblement national pour la réforme et le développement du parti Tawassoul a organisé hier soir, mercredi, une soirée politique dans le district de Kermesse, dont le siège était le village d’Aouïfia. Elle a été suivie par une délégation dirigeante du parti comprenant le premier député du président du parti, Hassan Ould Mohamed, et le président du Conseil des sages, l’ingénieur Hamdi Ould Ibrahim, ainsi que les cadres du parti et leurs partisans. Le président du département, Mohamed Salem Ould Sidi, a prononcé un discours dans lequel il a souligné que le parti accorde une grande attention à ce district, comme en témoigne la composition de la délégation et le profil des personnalités qu’il a envoyées à Kermesse aujourd’hui.
Il a ensuite évoqué la situation du parti dans le district et l’élargissement de sa base locale, ajoutant que le district a besoin d’efforts conjoints de tous, compte tenu des difficultés que rencontrent ses habitants. Il a notamment cité, parmi les problèmes les plus pressants, la hausse des prix, le manque d’électricité, l’isolement et la soif malgré l’approvisionnement du district en eau depuis la capitale, ainsi que l’absence de la plupart des services essentiels à une vie décente. Il a fait remarquer que les élites arrivant dans le district exploitent ses habitants en puisant ses ressources, refusant de fournir le moindre effort au service de la population, allant jusqu’à détourner la route Kermesse‑Anjako pour passer à leurs exploitations au lieu de désenclaver les villages de la commune d’Anjako, qui restent isolés.
Il a conclu son discours par des exigences urgentes pour le district dans tous les secteurs de service. Au sein de la région de Trarza, Mohamed Mahmoud Ould Aboubakr, responsable de Tawassoul, a chaleureusement accueilli la délégation, rappelant à tous le rôle qui leur incombe de sensibiliser les citoyens à leurs droits, de les alerter sur les dysfonctionnements et de travailler à les corriger et les réformer. Il a ajouté que les problèmes mentionnés se répètent dans les différents districts de la région, soulignant la solidité institutionnelle du parti, qui a organisé cette année des assemblées générales pour 19 des 22 départements des régions du delta.
Durant la soirée, les membres du Conseil des sages Mohamed Loulï Ould Yaïdalï et Mohamed Inyank, le président du département de l’organisation de la jeunesse Mohamed Abdullah Mohamed Asker, ainsi que la porte-parole du département de l’organisation féminine Fatima Mint Bachir, ont tous accueilli la délégation, insistant sur l’importance de changer la situation difficile des habitants du district en présentant des exemples des défis quotidiens auxquels ils font face. Le président du Conseil des sages du parti Tawassoul, Hamdi Ould Ibrahim, a remercié les militants du parti dans le district pour leurs performances et pour l’organisation de cette activité, soulignant l’importance d’activer les structures du parti, la force du parti résidant dans la vitalité de son organisation. De son côté, le vice‑président du parti, Hassan Ould Mohamed, a abordé la situation générale du district, la décrivant comme en déclin, rappelant que cela reflète la réalité de tous les districts du pays.
Il a attribué cela à la corruption généralisée, à l’absence de bonne gouvernance et aux dysfonctionnements du processus de sélection des représentants du peuple, où les pratiques de manipulation et d’intimidation lors des élections sont exploitées par les élites, les hommes d’affaires et les chefs tribaux, influençant les choix de certains citoyens et élisant des représentants qui ne connaissent le peuple que pendant les périodes électorales. Il a critiqué la performance des deux candidats de Tawassoul, citant à titre d’exemple les députés qui œuvrent de façon remarquable à dénoncer la corruption, à révéler les déséquilibres et à mettre en avant les problèmes et les inquiétudes des citoyens, bien qu’ils soient minoritaires, alors que les décisions finales profitent toujours à la majorité. Il a également évoqué l’expansion de la base du parti, qui continue de croître à chaque nouvelle acquisition, malgré le départ de certains dirigeants.
Le vice‑président a ajouté que Tawassoul cherche tout ce qui sert le pays et qu’il est donc prêt à dialoguer avec tous les partenaires nationaux, mais qu’il ne participera jamais à un dialogue qui ne favorise pas la pratique démocratique ou qui porte atteinte aux dispositions constitutionnelles protégées. De même, un dialogue qui ne préserve pas la cohésion nationale et les libertés publiques ne pourra pas compter Tawassoul comme partenaire.