Son Excellence le délégué général L. Tazer, Sidi Ould Moulay El Zine, lorsque la responsabilité se transforme en humilité et proximité avec les gens / Nouah Mohamed Mahmoud
Les postes créent parfois des barrières entre le responsable et le citoyen, Sidi Ould Moulay El Zine attire l’attention d’une manière différente ; l’homme, malgré son haut rang et sa responsabilité à la tête d’une institution de la taille de la Délégation générale à la solidarité, ne semble pas être prisonnier de…

D'après les sources officielles, sidi Ould Moulay Zine attire l’attention d’une façon différente: l’homme, malgré son haut rang et sa responsabilité à la tête d’une institution de l’envergure de la Délégation générale de la solidarité, ne semble pas prisonnier de son poste ni enfermé derrière ses protocoles, mais conserve une spontanéité rare qui le rend plus proche du peuple, plus capable de les écouter et de s’adresser à eux dans une langue qu’ils comprennent. C’est là l’une des principales caractéristiques de sa personnalité: une humilité qui ne paraît pas artificielle, une proximité qui n’est pas dictée par les occasions. Le responsable qui dirige une institution censée être au cœur des catégories fragiles et pauvres ne suffit pas à gérer les dossiers depuis son bureau; l’essence de la mission exige de voir les gens, de les entendre, de comprendre leurs besoins sur le terrain.
Il semble que Sidi Ould Moulay Zine ait compris cette équation tôt, choisissant de faire de la proximité avec les citoyens une part de son mode d’exercice de la responsabilité. Ce qui frappe le plus chez lui, c’est qu’il ne traite pas les simples citoyens comme de simples bénéficiaires de programmes gouvernementaux, mais comme des citoyens dignes de respect et d’écoute. Ainsi, en sa présence, il apparaît libéré du poids du poste, au point que, dans certaines situations, on pourrait le prendre pour un membre du public, si ce n’était la responsabilité qu’il porte qui raconte autre chose.
Ce n’est pas seulement une question de comportement social; c’est, à la base, une culture de l’exercice du pouvoir. L’expérience a montré que la vraie responsabilité ne se mesure pas seulement à la taille du bureau ou au nombre de dossiers qui passent entre les mains du responsable, mais à sa capacité à transformer sa position en service pour le peuple. C’est sous cet angle que l’on comprend la confiance que le président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a placée en lui lorsqu’il l’a chargé de diriger une institution directement liée aux conditions des catégories les plus nécessiteuses.
Puis est venue une autre responsabilité, lorsqu’on a confié au parti El Insaf la coordination de sa mission dans la wilaya de Gorgol, une tâche politique et de terrain qui exige beaucoup de patience, de sagesse et de bonne communication. Il ne semble pas non plus chercher le spectacle, mais plutôt veiller à accomplir la mission comme il se doit, écouter les différentes parties et s’adresser aux gens loin de la complexité et de l’arrogance. Le plus beau compliment que l’on puisse faire à Sidi Ould Moulay Zine est que la responsabilité n’a pas changé sa façon de traiter les gens.
Pour lui, le poste est une mission, pas un privilège, et la responsabilité est un fardeau à porter, pas un pouvoir à exhiber. Cette mentalité confère à l’humilité sa vraie valeur; l’humilité venant d’une personne sans influence peut sembler ordinaire, mais lorsqu’elle émane d’un responsable disposant du pouvoir de décision et d’influence, elle devient un comportement digne d’attention. Dans la culture islamique, on trouve une maxime puissante: « Celui qui s’humilie devant Dieu, Dieu l’élèvera ».
Il ne s’agit pas simplement de se courber devant les gens ou de faire bonne figure, mais de renoncer à l’illusion de la supériorité quand la vie accorde une position supérieure à d’autres. C’est précisément ici que la personnalité de Sidi Ould Moulay Zine mérite d’être étudiée: un jeune homme à la responsabilité importante, qui n’a pas laissé son poste créer une distance avec la société; proche des faibles, présent parmi le peuple, auditeur avant d’être orateur, et s’adressant au public avec un langage simple, dépourvu de prétention. En fin de compte, les postes sont temporaires, mais l’impact que le responsable laisse dans le cœur des gens perdure.
L’un des plus beaux legs d’un responsable est ce que les gens diront de lui, après son départ: il était proche de nous, nous a respectés, nous a écoutés, et son rang ne l’a pas empêché d’être l’un des nôtres. À mon sens, c’est là l’une des qualités les plus précieuses de Sidi Ould Moulay Zine: le poste l’a élevé, mais il ne l’a pas placé au-dessus du peuple.