Société·

Avec Ousmane : Question « Quelle Mauritanie voulons‑nous ? » appel à renforcer la citoyenneté et l’unité nationale.

Le dirigeant du parti El Insaf et son coordinateur dans la wilaya de Trarza, Ba Othman, estime que l’appel à réfléchir à la question «Quelle Mauritanie voulons‑nous ?» reflète une orientation fondée sur la participation des Mauritaniens à la définition des grandes options du pays, et le renforcement des valeurs…

AW
Al WiamTraduit de l'arabe
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D'après les sources officielles, cette vision, basée sur la continuité et l’ouverture, selon Ba Othman, fait suite à l’invitation du président de la République à poser la question « Quelle Mauritanie voulons‑nous? », qu’il considère comme une extension d’une démarche qui, à son sens, repose sur l’ouverture, la participation et l’absence de rupture avec les acquis des étapes précédentes de l’histoire de l’État. Il a rappelé, dans ce contexte, l’annonce de Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani de sa candidature à l’élection présidentielle de 2019, précisant qu’à l’époque il avait présenté une vision qui ne cherchait pas à annuler le passé, mais qui partait de la reconnaissance du fait que les régimes successifs avaient, à des degrés divers, contribué à la construction de l’État et de la société.

Il a ajouté que cette approche reflète, à son avis, une conception selon laquelle la construction de la Mauritanie est une responsabilité partagée par tous ses enfants, évoquant à ce propos le discours du défunt président El Moctar Ould Diay prononcé à l’Assemblée nationale. Il s’est également arrêté sur le discours présidentiel tenu lors du festival des Villes anciennes à Wad‑an, estimant que l’appel à dépasser certaines pratiques traditionnelles qui entravent l’exercice de la citoyenneté et perpétuent les identités communautaires a constitué une étape importante dans la consolidation d’une vision fondée sur la justice, l’inclusion, l’acceptation de l’autre et la vie commune. Ba Othman estime que le « appel de Joule » s’inscrit également dans le même parcours, en mettant l’accent sur les valeurs de vie commune, d’unité et de république, et considère que la question « Quelle Mauritanie voulons‑nous?

» relance aujourd’hui ces enjeux dans une perspective plus large qui place l’intérêt général et l’esprit républicain au‑dessus des considérations particulières. Les défis internes et les transformations du système international, a souligné le secrétaire général du parti El Insaf à Trarza, ne sont pas séparés de cette orientation, notamment dans le contexte des profondes mutations sociales et géopolitiques que connaît le monde. Selon lui, la question posée porte, en son cœur, sur la nature de l’héritage que la Mauritanie laissera aux générations futures, surtout en matière de cohésion sociale, de vie commune et de préservation des valeurs fondamentales de la société.

Il a ajouté que bâtir l’avenir nécessite de conjuguer la prise en compte du passé, la compréhension de la réalité présente et la préparation aux exigences futures, tout en renforçant le sentiment de responsabilité du citoyen envers la société et l’État. Pour Ba Othman, la responsabilité individuelle dans ce contexte inclut l’acceptation de l’autre, le respect des valeurs communes, la compréhension de la différence et la contribution, chacun à son niveau, au service de la patrie. Il a également souligné que l’ouverture du dialogue avec l’opposition reflète une volonté d’impliquer les différentes forces politiques dans la réflexion sur les grandes questions du pays, notant que certains acteurs de l’opposition reconnaissent, selon ses propos, la disponibilité du pouvoir à écouter et à s’ouvrir.

Il a rappelé que la Mauritanie, comme les autres États, fait face aux répercussions de la reconfiguration du système international, ce qui oblige les élites politiques, intellectuelles et sociales à appréhender la nature des nouvelles mutations et à réfléchir aux moyens de préserver la souveraineté nationale sous toutes ses formes. La Mauritanie est forte et cohésive. En évoquant les contours de la Mauritanie qu’il ambitionne, Ba Othman a indiqué que les deux programmes électoraux du président de la République, « Mes engagements » et « Mon ambition pour la patrie », contiennent, à son avis, plusieurs éléments de réponse.

Il a affirmé que l’objectif doit être la construction d’un État fort, porté par la volonté de son peuple et ses choix, capable de protéger son unité nationale et sa cohésion sociale, et de tirer parti de sa diversité comme d’un atout. Il a ajouté que la Mauritanie souhaitée est un pays où la vie commune prévaut, où le citoyen jouit pleinement de ses droits, où les manifestations sociales négatives reculent, tout en préservant et en renforçant les valeurs qui fondent la société. Le volet économique occupe également une place centrale dans cette vision, à travers la valorisation des ressources naturelles du pays et leur transformation en valeur ajoutée garantissant une croissance économique durable au bénéfice des citoyens.

Il a souligné l’importance de l’égalité des chances, notamment en assurant une éducation de qualité et accessible à tous, considérant que l’école républicaine constitue l’un des outils essentiels pour atteindre cet objectif et ancrer le principe d’égalité entre les citoyens. Concernant le dialogue national et la réforme du modèle de gouvernance, Ba Othman a affirmé que le dialogue national à venir doit constituer une opportunité pour la classe politique, les élites et les citoyens de réfléchir aux réformes nécessaires et de développer le modèle de gouvernance, afin de permettre au pays de suivre les transformations internationales tout en préservant ses aspirations et ses repères nationaux. Il a déclaré que le peuple, dans tout système démocratique, doit rester le principal acteur des changements visant à développer l’État et ses institutions, et être le premier bénéficiaire de ces réformes.

Il a mis en garde, en revanche, contre le risque que le citoyen devienne otage des conflits politiques entre des parties dont les positions et les perceptions peuvent évoluer selon les circonstances politiques. Enfin, il a indiqué que de nombreux pays du monde sont aujourd’hui confrontés à la nécessité de réadapter leurs institutions et leurs politiques publiques à une nouvelle réalité internationale et sociale, estimant que la Mauritanie n’est pas à l’écart de cette nécessité de réflexion et d’adaptation.

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