Société·

De la question fondatrice à la question de la renaissance : «Où allons-nous ?»/El Wely Sidi Heiba

…Il n’y a pas d’avenir solide sans institutions solides, ni d’institutions crédibles sans respect de la loi, ni de démocratie vivante sans une culture politique capable de faire du désaccord un facteu...

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D'après les sources officielles, la Mauritanie que nous voulons ne peut donc se définir uniquement par les routes que nous construisons, les infrastructures que nous inaugurons ou les projets que nous réalisons. Elle doit aussi être une Mauritanie où la loi protège le citoyen, l’administration est au service du public, l’éducation prépare à l’avenir, la santé préserve la dignité, l’économie crée de véritables perspectives et où la démocratie permet à chacun de prendre part à la construction du destin collectif. Dès lors, «Où allons-nous?» n’est pas une question adressée au seul pouvoir.

mais une interrogation qui concerne chacun d’entre nous. Quel État voulons-nous construire? Quelles institutions voulons-nous transmettre aux générations futures?

Et comment transformer notre histoire, avec ses réussites comme avec ses erreurs, en une force pour construire l’avenir? Le fait de rappeler, depuis Atar, l’expérience du président fondateur, Moktar Ould Daddah, plus de six décennies après les premières années de l’indépendance, porte en lui une l’idée essentielle que la construction de l’État n’est jamais achevée. Chaque génération reçoit un héritage, le transforme et ajoute sa propre pierre à l’édifice national.

C’est pourquoi toute vision qui place au cœur du débat les institutions, le développement, l’unité nationale, l’investissement dans l’humain, le dialogue et la préparation de l’avenir ne devrait pas rester au niveau des slogans, mais se traduire en politiques, en réformes, en pratiques institutionnelles et, surtout, en résultats tangibles pour les citoyens. Si la question, hier, était: « Quelle Mauritanie voulons-nous? », elle se pose aujourd’hui autrement: « Vers quelle Mauritanie allons-nous?

» La réponse ne se trouve pas dans les mots, aussi justes ou éloquents soient-ils, mais doit se mesurer à notre capacité à transformer la vision en action, l’action en institutions, les institutions en résultats et les résultats en un avenir plus stable, plus juste et plus prospère. Depuis Atar, lieu chargé de la mémoire des premiers questionnements sur l’État mauritanien, peut ainsi s’ouvrir un nouveau chapitre qui est bien celui d’une réflexion collective sur la Mauritanie de demain, capable de regarder son passé sans nostalgie, de comprendre son présent sans complaisance et de construire son avenir avec confiance, lucidité et travail.

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