Le parti « Al‑Sawab » accuse les autorités d’étouffer l’opposition suite à la destitution de deux députées de leur mandat parlementaire.
Le parti El Insaf a dénoncé la décision de la chambre pénale de la Cour suprême confirmant le jugement d’appel qui prive les députés parlementaires Qamu Aïssou Salem et Mariem Cheikh de leurs droits civils et politiques pendant cinq ans, ce qui entraîne …
Il ressort que le parti El Insaf a dénoncé la décision de la chambre pénale de la Cour suprême confirmant le jugement d’appel qui prive les députés parlementaires Qamto Achour Salem et Mariem Cheikh de leurs droits civils et politiques pendant cinq ans, entraînant ainsi leur exclusion définitive de l’Assemblée nationale. Dans un communiqué publié ce mercredi, le parti a qualifié la décision de « parcours inédit dans le système de reddition de comptes et de justice mauritanien », soulignant qu’elle s’inscrit dans une politique visant à faire taire les voix de l’opposition, à restreindre le travail parlementaire et à limiter les libertés publiques. Le communiqué précise que l’exécution de ce jugement constitue une violation flagrante de l’article 50 de la Constitution mauritanienne, qui garantit l’immunité parlementaire et interdit toute poursuite ou arrestation des membres du parlement en raison de leurs opinions ou de leurs votes exercés dans l’exercice de leurs fonctions législatives et de contrôle.
Le parti El Insaf a ajouté que priver les députés de l’exercice de leur rôle de contrôle et de l’expression des positions de leurs électeurs ne constitue pas seulement une atteinte aux deux parlementaires, mais porte atteinte de façon fondamentale au droit des citoyens à la représentation parlementaire et à la restriction de la liberté d’expression, pilier essentiel de la pratique démocratique et de l’État de droit.