L’Union des étudiants critique la situation de l’enseignement supérieur avec le lancement de l’année universitaire.
Le Union national des étudiants de Mauritanie a critiqué la situation du système d’enseignement supérieur à l’occasion du lancement de l’année universitaire 2026‑2027, avertissant des conséquences de ce qu’il a qualifié de « décisions ad‑hoc » et des déséquilibres observés dans le secteur au cours de l’année écoulée....

Il ressort que le syndicat national des étudiants de Mauritanie a critiqué la situation du système d’enseignement supérieur à l’occasion du lancement de l’année universitaire 2026‑2027, avertissant des conséquences de ce qu’il a qualifié de « décisions improvisées » et des déséquilibres qui ont touché le secteur l’an passé. Dans un communiqué d’ouverture publié ce mardi à Nouakchott, le syndicat a indiqué que les principaux défis résident dans l’obsolescence des programmes, le manque d’infrastructures et d’équipements, la perturbation des critères de bourses et d’aides sociales, ainsi que les difficultés à orienter les étudiants en master et à s’inscrire en doctorat, sans oublier la faible capacité d’accueil de certaines institutions. Il a également critiqué les conditions de logement, de restauration et de transport universitaire, soulignant les problèmes de qualité des services et de capacité d’accueil, ainsi que la décision de la société de transport d’augmenter le prix du billet de 100 %.
Le syndicat a précisé que les mesures d’exclusion et d’interdiction d’inscription ont touché plus de 8 000 étudiants, appelant à une révision globale des programmes, à l’élargissement des filières de master et de doctorat, au renforcement des équipements et du personnel, à l’amélioration des services universitaires et à l’augmentation des allocations de bourses. Il a réaffirmé son attachement à la représentation étudiante et à l’action syndicale, invitant les étudiants à se préparer à diverses options de lutte pour défendre leurs droits et leurs acquis.