Société·

L’équité devant le mérite d’une politique responsable / le wali Sidi Haïba

Le président du parti El Insaf, Mohamed Ould Bilal Massoud, s’efforce d’ancrer une nouvelle approche du rôle du parti, qui consiste à passer d’un parti qui parle au nom des citoyens à un parti qui les écoute et prête attention à leurs préoccupations, et d’une organisation qui se contente d’annoncer ses positions à …

AW
Al WiamTraduit de l'arabe
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D'après les sources officielles, le président du parti El Insaf, Mohamed Ould Bilal Masoud, s’efforce d’ancrer une nouvelle approche du rôle du parti, qui passe d’un parti qui parle au nom des citoyens à un parti qui les écoute et prend en compte leurs préoccupations, d’une organisation qui se contente d’annoncer ses positions à une organisation qui en assure la mise en œuvre, et d’une centralisation des décisions à une présence plus régulière et efficace sur le terrain. Dans un moment politique où les enjeux du dialogue national se mêlent aux défis de la protection du calme social et à la consolidation de l’État de droit, la déclaration du comité permanent du parti El Insaf, présidé par Mohamed Ould Bilal Masoud, reflète une orientation politique qui place la responsabilité nationale au cœur du discours partisan. Elle confirme que l’action politique ne se mesure pas seulement à la fermeté des positions, mais à sa capacité à transformer ces positions en contributions concrètes à la résolution des problèmes nationaux.

L’importance de la déclaration se manifeste d’abord dans sa position sur le dialogue national. Le parti réaffirme son attachement à un dialogue inclusif et sérieux, qui ne repose ni sur des interdictions ni sur des impositions, mais dont les résultats sont le fruit d’un consensus national libre et responsable, renforçant l’unité du pays, consolidant les institutions et répondant aux aspirations des Mauritaniens. Cette approche replace le dialogue à sa place naturelle, comme moyen de construire la compréhension nationale, et non comme simple occasion d’échanger des positions ou de reproduire des conflits politiques.

Cette posture prend tout son sens dans le contexte actuel, après l’avancement du processus préparatoire du dialogue et le démarrage de la mise en place de ses structures et mécanismes de représentation. Le parti, par son président, avait déjà souligné en juin l’engagement des partis majoritaires à une charte adoptant une vision du dialogue fondée sur le consensus national et la responsabilité. Par ailleurs, la déclaration d’El Insaf se distingue par son rejet explicite des phénomènes de chantage, de diffamation et d’atteinte à l’honneur, pratiques qui ne peuvent être considérées comme de simples manifestations passagères du cyberespace, tant leurs répercussions peuvent affecter la dignité des individus, le calme social et l’éthique du débat public.

Le parti appelle à les combattre dans le cadre de la loi et de ses garanties, afin d’équilibrer protection de la société et sauvegarde des droits et libertés. Sur le plan éducatif, la déclaration lie le lancement de la nouvelle année scolaire à la réforme de l’enseignement, en soulignant les avancées réalisées en matière d’infrastructures, de services et de ressources humaines, et en réaffirmant la nécessité de poursuivre les efforts pour une école républicaine plus qualitative et efficace. Il s’agit d’une approche qui fait de la réforme éducative une affaire d’État et de société, et non d’un simple dossier sectoriel ponctuel.

Politiquement et organisationnellement, l’appel du président du parti El Insaf, de ses membres, de ses cadres, de ses militants et de ses sympathisants, à renforcer la présence sur le terrain et le dialogue avec les citoyens, et à transformer les orientations et décisions en actions concrètes, révèle une prise de conscience croissante que le parti politique ne peut se contenter d’un discours central, même cohérent, et que son lien avec les citoyens demeure le critère essentiel de son efficacité politique. Cette invitation s’inscrit dans la dynamique de terrain observée ces dernières semaines, avec des visites et des rencontres dans plusieurs wilayas et communes, à l’écoute des préoccupations des acteurs locaux. On comprend ainsi l’importance du rôle que Mohamed Ould Bilal Masoud cherche à instaurer au sein d’El Insaf: passer d’un parti qui parle des citoyens à un parti qui les écoute, d’une organisation qui annonce ses positions à une organisation qui en assure le suivi, d’une centralisation des décisions à une présence plus régulière sur le terrain.

Si cette transformation se poursuit au même rythme, elle rendra le parti plus ancré dans la réalité et plus capable de saisir les mutations sociales et politiques que vit le pays. Ce processus ne se dissocie pas de la confirmation du parti de son soutien continu au programme de réformes et de développement du président de la République Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani; le parti avait déjà renouvelé cet engagement dans des prises de position antérieures, le liant à la participation à la mise en œuvre des objectifs du programme et au renforcement de la stabilité et du développement nationaux. Lire la déclaration d’El Insaf en dehors des calculs circonstanciels montre que le message central que le parti veut transmettre est que le soutien à l’autorité politique ne doit pas se substituer à l’action partisane, et que l’appui au programme du président de la République implique simultanément une présence politique, organisationnelle et sociétale capable d’expliquer les choix, d’écouter les citoyens, de relayer leurs préoccupations et de contribuer à résoudre ce qui peut l’être.

C’est ce point qui mérite d’être souligné: le parti au pouvoir ne gagne en importance que par l’élargissement de son cercle de partisans, mais surtout par sa capacité à devenir un pont entre l’État et la société, entre la décision politique et les aspirations des citoyens, entre la réforme annoncée et les résultats tangibles ressentis dans la vie quotidienne. Dans cette perspective, la position d’El Insaf, telle qu’exprimée par son président Mohamed Ould Bilal Masoud dans la dernière déclaration, impose au parti une responsabilité qui dépasse la simple diffusion de messages: la responsabilité du suivi, du dialogue, de l’écoute, de l’interprétation, de l’initiative, et de la transformation des positions politiques en pratiques organisationnelles et terrain continues. C’est précisément là que réside la valeur de la politique lorsqu’elle dépasse le langage de l’alignement pour adopter la logique de la responsabilité, et lorsqu’elle associe la défense des choix politiques à la capacité d’écouter les critiques, d’intégrer les aspirations et de contribuer à bâtir un consensus national qui préserve l’unité des Mauritaniens, les institutions de l’État et le droit de la société à l’espoir, au travail et à la participation.

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