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Le Maroc porte son ambition dans l'industrie aéronautique à 5 milliards de dollars sur trois ans.

Le Maroc se dirige vers une augmentation de ses exportations de l'industrie aéronautique, passant d'environ 3 milliards de dollars actuellement à environ 5 milliards de dollars par an au cours des trois prochaines années, dans le cadre d’une stratégie visant à renforcer la position du Royaume en tant que base industrielle avancée.

AW
Al WiamTraduit de l'arabe
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Selon les dernières informations, le Maroc se dirige vers une hausse de ses exportations de l’industrie aéronautique, passant d’environ 3 milliards de dollars actuellement à près de 5 milliards de dollars par an au cours des trois prochaines années, dans le cadre d’une stratégie visant à renforcer la position du Royaume comme base industrielle avancée dans les secteurs de l’aéronautique et de la défense. Mohamed Belatiq, président du groupe des industries aéronautiques et spatiales marocaines, a déclaré que le secteur emploie actuellement près de 25 000 personnes et regroupe une centaine soixante d’entreprises actives dans les chaînes d’approvisionnement des grands constructeurs d’avions mondiaux, dont Airbus, Boeing et Safran. Le Royaume cherche à passer progressivement de la fabrication de composants de base d’avion à la production de systèmes plus complexes, incluant des pièces de moteurs et des systèmes d’atterrissage, afin d’accroître la valeur ajoutée locale et de renforcer les capacités industrielles et technologiques du secteur.

Ces évolutions coïncident avec la tenue du Salon International de l’Aéronautique de Marrakech 2026, qui constitue une plateforme importante pour élargir les partenariats marocains avec les entreprises mondiales dans les domaines de l’aéronautique, de l’industrie et de la défense. Dans ce contexte, la société française Safran a annoncé l’extension de ses activités industrielles au Maroc, tandis que le pays développe également l’industrie des drones, tirant parti de l’expertise accumulée en ingénierie et en fabrication de composants aéronautiques. Des licences ont été accordées à plusieurs projets de fabrication de drones, dont certains liés à la société turque Baykar, fabricante du drone « Bayraktar TB2 ».

Dans une évolution notable, le gouvernement marocain a signé, lors du salon de Marrakech, un accord avec la start‑up française de défense Harmattan AI pour la production locale de drones autonomes capables d’accomplir des missions à longue portée d’environ deux mille kilomètres, selon Reuters. Ces transformations reflètent une orientation marocaine vers la construction d’un système industriel intégré qui ne se contente pas d’attirer les investissements étrangers, mais vise également le transfert de technologie, l’augmentation du taux de fabrication locale et la formation de compétences marocaines spécialisées. Cette orientation revêt une importance particulière dans le contexte d’une concurrence croissante entre les pays africains pour attirer les industries aéronautiques et de défense, le Maroc cherchant à consolider sa position comme centre industriel et technologique régional capable de servir les marchés africains, européens et internationaux.

Elle intervient à un moment où le secteur aéronautique est devenu l’un des principaux piliers industriels du Maroc en termes de création d’emplois, d’attraction d’investissements et d’augmentation des exportations, faisant de l’objectif de 5 milliards de dollars annuels un indicateur clé de la transformation rapide de la structure de l’économie industrielle du Royaume.

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