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Événement et commentaire / Un incendie aux deux postes électriques… du processus d’enquête indépendante aux exigences de la réforme.

L’Alliance nationale : les développements liés aux deux incendies qui ont éclaté dans les deux postes de transformation électrique des wilayas de Nouakchott Nord et Nouakchott Ouest ouvrent une nouvelle page dans la gestion des crises liées aux infrastructures et aux services.

AW
Al WiamTraduit de l'arabe
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D'après les sources officielles, le National Harmony Agency: les évolutions liées aux deux incendies qui ont éclaté dans les deux postes de transformation électrique des wilayas de Nouakchott‑Nord et Nouakchott‑Ouest ouvrent une nouvelle page dans la gestion des crises liées aux infrastructures et aux services de base, après que les autorités soient passées de la phase de confinement des conséquences immédiates de l’incident à la phase d’analyse de ses causes, de détermination des responsabilités et de mise en place de mesures capables d’en prévenir la récurrence, tout en renforçant la performance de la société nationale d’électricité « Somalk ». Cette orientation se reflète dans la réunion, présidée ce jeudi par le Premier ministre Moctar Ould Diay, de la commission ministérielle chargée de la gestion de la crise, suite à la remise par le président de la République Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani du rapport final du comité d’enquête indépendant. L’objectif est de transformer les résultats de l’enquête en actions concrètes, dépassant le simple traitement ponctuel pour examiner les aspects administratifs, juridiques, techniques et organisationnels relatifs à la sécurité des installations électriques et à la qualité des services offerts aux citoyens.

Cette étape revêt une importance particulière du fait de la nature du secteur concerné: l’électricité n’est plus une simple prestation publique traditionnelle, mais constitue un pilier essentiel de la vie quotidienne, un facteur décisif pour la continuité de l’activité économique, la pérennité des services de santé et d’éducation, l’attractivité des investissements et la capacité des villes à suivre l’expansion urbaine et les exigences du développement moderne. Le traitement des conséquences immédiates des deux incendies a été le premier test auquel les secteurs concernés ont dû faire face, compte tenu de l’ampleur des dommages subis par les postes de transformation et des perturbations qui en ont découlé dans le service électrique. Dans ce contexte, le Premier ministre a salué les efforts déployés par les différents ministères pour limiter les effets de l’incident, en soulignant notamment la rapidité de la remise en service malgré l’ampleur des dégâts enregistrés.

Cette reconnaissance souligne que la réponse rapide aux crises constitue un élément essentiel de la protection des intérêts quotidiens des citoyens et de la limitation des pertes économiques et sociales pouvant résulter de la défaillance d’infrastructures vitales. La restauration rapide du service témoigne également de l’importance de la coordination entre les institutions concernées, de la mobilisation des ressources humaines et techniques, et du travail selon les priorités imposées par la nature de la crise. Cependant, le succès de la réponse immédiate, aussi important soit‑il, ne dispense pas d’analyser les causes à l’origine de l’incident, ni d’évaluer le niveau de préparation des installations à faire face à d’éventuels risques.

Le critère majeur dans la gestion des crises ne se limite pas à la rapidité de la remise à la normale, mais inclut également la capacité à tirer les leçons, à corriger les déséquilibres et à transformer l’expérience en opportunité d’améliorer le système de prévention et d’intervention. Dans cette optique, le passage à la phase de mise en œuvre des recommandations du comité d’enquête représente une suite indispensable aux efforts de confinement de la crise, en conférant à la réponse gouvernementale une dimension institutionnelle plus durable. L’enquête indépendante occupe une place centrale dans le traitement des retombées des deux incendies, de par son rôle d’éclaircissement des circonstances, de réponse aux interrogations liées à l’incident, de détermination des responsabilités et de proposition des mesures appropriées pour corriger les dysfonctionnements révélés.

Les informations publiées indiquent que la commission ministérielle a approuvé, lors de sa réunion du 25 août 2026, les paramètres de référence pour le travail du comité d’enquête indépendant, que le président de la République a ordonné de constituer dès sa visite des deux sites, avant même la publication du décret le créant le même jour. Cette succession revêt une signification institutionnelle importante: elle marque le passage de l’inspection directe de l’incident à la soumission de ses éléments à une enquête structurée, aboutissant à un rapport final présentant les résultats et les recommandations aux autorités compétentes. De plus, la confirmation du président du comité d’enquête, Ousmane, que le comité a accompli ses missions avec indépendance et transparence, sans influence ni ingérence d’aucune partie, met en lumière l’importance de garantir les conditions permettant aux travaux d’enquête de jouer leur rôle dans la révélation des faits et la production de conclusions fondées sur les données disponibles, à l’écart de tout préjugé ou de toute déduction non étayée.

La valeur de toute enquête de ce type dépend, en fin de compte, de la clarté de ses résultats, de la faisabilité de ses recommandations et de sa capacité à contribuer à la prévention de la récurrence des accidents, tout en respectant les garanties juridiques dans la détermination des responsabilités et la hiérarchisation des effets qui en découlent. Dans cette perspective, la remise du rapport final au président de la République et son audition des principales conclusions et recommandations constituent une étape de transition du stade de recherche des faits à celui de la prise de décisions et de mesures nécessaires à la mise en œuvre des conclusions de l’enquête. Parmi les principaux contenus des directives présidentielles relayées par le Premier ministre figurent l’insistance sur la prise de toutes les mesures nécessaires pour appliquer les recommandations du comité d’enquête de façon exhaustive et précise, notamment en ce qui concerne les mesures administratives selon le tableau des responsabilités indiqué dans le rapport, ainsi que les mesures et suivis juridiques visant à protéger l’intérêt général et à tenir pour compte toute personne dont la participation à une violation des lois et règlements en vigueur serait établie conformément à la loi.

Cette orientation souligne l’importance de combiner la responsabilité administrative avec la procédure juridique, afin de traiter les différentes formes de responsabilité selon leur nature et le degré de preuve, plutôt que de se contenter de gérer les seules conséquences techniques de l’incident. La responsabilité administrative implique l’évaluation du respect des procédures organisationnelles, la clarté des compétences et le respect des règles de gestion, de contrôle et de maintenance, tandis que la responsabilité juridique requiert la vérification des faits et des actes attribués aux personnes concernées, ainsi que la détermination de leurs effets selon les procédures et garanties prévues par la loi. Il est essentiel de distinguer le soupçon de violation de sa constatation; une reddition de comptes efficace ne s’oppose pas à la présomption d’innocence, mais repose sur le respect du droit et des procédures garantissant la détermination des responsabilités sur la base de preuves et de données objectives.

Ainsi, la mise en œuvre rigoureuse des recommandations de l’enquête renforcera le principe de lier responsabilité et imputabilité, et enverra un message institutionnel selon lequel la protection des infrastructures publiques ne se limite pas à la mise à disposition des ressources nécessaires à leur exploitation, mais comprend également l’assurance d’une bonne gestion, de la maintenance des installations, du suivi de leurs performances et de la responsabilité des dirigeants en cas de manquement constaté par les autorités compétentes. La réhabilitation des deux postes de transformation et la réparation des dommages causés par les incendies constituent l’un des principaux axes des directives présidentielles, en tant qu’étape indispensable pour garantir le rétablissement de la disponibilité technique des installations concernées. Cependant, l’importance de ce volet ne doit pas se limiter à la remise en état des équipements et des installations; l’examen des équipements endommagés, l’évaluation de leur capacité à supporter les conditions d’exploitation et la vérification de la sécurité des systèmes associés représentent des aspects essentiels de toute opération de réhabilitation visant à réduire les risques futurs.

L’incident met également en évidence la nécessité de placer la maintenance préventive au cœur de la gestion des infrastructures électriques, à travers des programmes réguliers d’inspection et de surveillance, des mécanismes clairs de détection des pannes potentielles et des plans d’intervention rapide dès l’apparition de signaux de danger. Dans ce cadre, les directives relatives à la mise en œuvre de mesures préventives pour éviter des accidents similaires revêtent une importance particulière, car elles déplacent l’attention de la simple réparation des dommages existants vers la réduction des probabilités de nouveaux sinistres, ce qui constitue le cœur de la gestion moderne des risques dans les secteurs vitaux. Il ne fait aucun doute que la réussite de ce processus contribuera à renforcer la fiabilité du réseau électrique, à réduire les coupures imprévues et à améliorer la capacité de la société nationale d’électricité « Somalk » à répondre aux exigences des consommateurs.

Le volet le plus marquant des directives annoncées réside dans l’appel à l’élaboration d’un plan d’action organisationnel et de développement pour la société nationale d’électricité « Somalk », afin de lui permettre d’améliorer la qualité du service et d’assurer une gestion efficace des projets d’investissement nécessaires. Ainsi, les deux incendies, indépendamment des conclusions détaillées de l’enquête sur leurs causes et les responsabilités qui y sont rattachées, ont remis en avant l’importance de développer le système de gestion des installations électriques et de renforcer sa capacité à absorber les défis techniques et organisationnels imposés par la demande croissante d’énergie. Une réponse durable à ces défis exige une approche intégrée, incluant la modernisation des infrastructures, l’amélioration des systèmes de maintenance et de surveillance, le renforcement des compétences du personnel, le renforcement de la coordination entre les différentes entités techniques et administratives, ainsi que la révision des mécanismes de planification, d’exécution et de contrôle des projets d’investissement.

L’instruction du Premier ministre de lancer la mise en œuvre des recommandations du comité d’enquête et de les transmettre aux secteurs concernés, accompagnée de la préparation d’un plan d’action clair, représente le passage d’un niveau de directives générales à un niveau d’engagements exécutifs nécessitant coordination, suivi et attribution des responsabilités. La prochaine étape décisive consistera à transformer ces directives en résultats concrets, par le biais d’une exécution organisée des recommandations, de la réhabilitation des installations affectées conformément aux exigences de sécurité, du développement de mécanismes de prévention et de maintenance, et de l’amélioration de la gestion interne de la société nationale d’électricité, comme l’ont souligné les directives présidentielles, rassurant ainsi sur la mise en œuvre des mesures gouvernementales. Agence du National Harmony pour l’information.

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