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Événement et commentaire / le gouvernement à venir et le pari du développement global… lecture des priorités de la nouvelle phase.

Il a porté le communiqué que le Premier ministre El Moctar Ould Diay a prononcé, suite à sa nomination par le président de la République Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, hier vendredi, pour former un nouveau gouvernement, une série de messages politiques, sociaux et de développement qui …

AW
Al WiamTraduit de l'arabe
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D'après les sources officielles, le Premier ministre a souligné que la nouvelle administration doit posséder une compétence politique et technique, ce qui reflète la reconnaissance du rôle crucial du facteur humain dans la réussite des politiques publiques. L’efficacité des programmes ne dépend pas uniquement de la pertinence de leurs objectifs, mais aussi de la capacité des responsables à planifier, exécuter, coordonner, à utiliser judicieusement les ressources disponibles, à suivre les résultats et à corriger les déséquilibres. Dans ce contexte, il apparaît indispensable de former un gouvernement qui allie expérience et capacité d’accomplissement, capable de saisir la nature des défis économiques et sociaux du pays, et prêt à travailler en équipe, loin de la dispersion des efforts ou des conflits de priorités.

Lier la compétence à la poursuite du programme présidentiel « Mon ambition pour la patrie » place la question de l’harmonisation entre les orientations stratégiques et les programmes sectoriels au cœur de l’action gouvernementale, ce qui contribue à garantir la continuité des projets et des engagements, ainsi qu’à renforcer la coordination entre les ministères et les institutions chargées de l’exécution. La protection sociale a occupé une place centrale dans le discours du Premier ministre, qui a insisté sur la nécessité de renforcer le filet de sécurité sociale afin d’aider les ménages à faibles revenus à faire face aux répercussions de la crise mondiale actuelle. Cette orientation souligne l’importance de préserver la dimension sociale des politiques publiques, notamment face aux pressions que les fluctuations économiques internationales peuvent exercer sur le pouvoir d’achat des familles, à la hausse du coût de la vie et à l’accroissement des besoins des groupes les plus vulnérables.

Dans ce cadre, la protection sociale ne se limite pas à la distribution d’aides directes; elle doit également inclure le développement de mécanismes de ciblage, l’assurance que le soutien parvienne aux bénéficiaires légitimes, l’amélioration de l’accès aux services de base et le lien des interventions sociales aux programmes de formation et d’emploi qui offrent aux familles des perspectives plus durables d’amélioration de leurs conditions de vie. Le principal défi du futur gouvernement sera donc de traduire cette priorité en mesures quantifiables, capables de concilier protection des groupes fragiles, stabilité économique et amélioration de l’efficacité des dépenses publiques. L’insistance du Premier ministre sur le lancement d’une dynamique nouvelle dans les domaines de la formation, de l’emploi, de la participation et de l’émancipation des jeunes indique clairement que cette catégorie doit être considérée comme un partenaire essentiel du développement, et non comme un simple bénéficiaire des programmes étatiques.

Les jeunes constituent un capital humain important qui peut contribuer à diversifier l’économie nationale, à développer les initiatives privées et à augmenter la productivité, à condition de leur offrir de réelles opportunités d’acquisition de compétences, d’accès au marché du travail et de bénéficier de programmes de financement et d’accompagnement. Réaliser ces objectifs implique de renforcer le lien entre la formation et les besoins du marché du travail, d’élargir les possibilités de formation professionnelle, d’encourager les initiatives entrepreneuriales et de développer le partenariat public‑privé, afin de passer d’approches traditionnelles à des politiques davantage orientées vers les résultats. La référence du Premier ministre aux villes et aux zones rurales confirme également l’importance d’étendre géographiquement ces opportunités, afin que les programmes de formation et d’emploi ne restent pas concentrés dans les grandes agglomérations, tandis que les régions intérieures rencontrent davantage de difficultés d’accès aux services et aux opportunités économiques.

Le développement des villes et des zones intérieures a constitué un autre axe du discours, reflétant la nécessité d’une répartition plus équilibrée des opportunités et des services, ainsi que le renforcement de la capacité des différentes wilayas et collectivités à exploiter les potentialités économiques disponibles. Le développement local ne s’obtient pas simplement en lançant des projets isolés; il requiert une vision intégrée qui tient compte des spécificités de chaque région, identifie ses besoins prioritaires et relie les investissements dans les infrastructures à l’amélioration des services de base et à la création d’emplois. Dans ce contexte, il est essentiel d’améliorer la coordination entre les ministères, les autorités administratives et les élus locaux, de renforcer le suivi des projets sur le terrain, afin de garantir que les ressources soient dirigées vers les besoins réels de la population et de réduire les disparités d’accès aux services publics.

L’élargissement des opportunités de développement dans les zones intérieures peut également dynamiser les économies locales, limiter les migrations vers les grands centres urbains et renforcer l’intégration économique et sociale entre les différentes composantes du pays. Le renouvellement de la confiance accordée à El Moctar Ould Diay pour former un nouveau gouvernement ouvre la voie à la poursuite du programme présidentiel, à un moment où il devient crucial d’élever le niveau de performance de l’État et de répondre aux aspirations des citoyens. Le Premier ministre a indiqué son intention de commencer immédiatement la préparation de la proposition de composition gouvernementale et de la soumettre au président dans les plus brefs délais, ce qui reflète le caractère pragmatique de la mission qui lui a été confiée et place la formation de l’équipe gouvernementale parmi les premières exigences de la nouvelle phase.

Le discours d’El Moctar Ould Diay a ainsi présenté une vision des priorités du futur gouvernement, fondée sur la continuité du programme présidentiel, le renforcement de la compétence de gestion, l’intensification des efforts en matière de protection sociale, l’élargissement des opportunités pour les jeunes et la promotion du développement dans les villes et les zones rurales. La valeur pratique de ces priorités réside dans leur capacité à lier la continuité de la mise en œuvre des programmes annoncés à la réponse aux mutations économiques et sociales, tout en privilégiant des résultats qui touchent directement la vie des citoyens. En conséquence, le pari qui repose sur le nouveau gouvernement ne se limite pas à finaliser sa composition ou à définir ses secteurs, mais consiste avant tout à transformer les orientations en programmes concrets, et les programmes en réalisations évaluables, afin d’accroître l’efficacité du service public et de faire du développement et de l’amélioration des conditions de vie des citoyens les critères fondamentaux d’évaluation de la prochaine période.

C’est ainsi que les observateurs estiment que le futur gouvernement pourra réussir, à condition de respecter les standards fixés par le président et exprimés par le Premier ministre dans son discours après sa nomination. Agence du Pacte National pour l’Information.

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