Le journaliste Khalil Ould Ajdoud écrit : Les traits du nouveau gouvernement mauritanien.
J’ai interrogé des sources politiques et médiatiques avec lesquelles je suis en contact au sujet des personnalités candidates au ministère, étant donné que je suis éloigné du suivi du dossier et des consultations en cours de près. Il est notable que ces sources s’attendent à la sortie de tous les « grands ministres », comme les appellent les salons …

Selon ces sources, parmi les personnalités pressenties pour intégrer le gouvernement figurent: le général retraité Al‑Dah Ould Mammi, l’ambassadeur de Mauritanie à Doha Mohamed Ould Babane, et à Paris Daha Ould Teiss. Il est également envisagé le retour de certains anciens ministres à la tête de portefeuilles, tels qu’Engaï Kan (ou, selon les calculs, un autre candidat), Abdel Salam Ould Mohamed Saleh, Sidi Mohamed Ould Maham, ainsi que le président de l’Organisation d’Investissement du fleuve Sénégal Mohamed Ould Abdel Fattah. On s’attend aussi à l’ascension de jeunes visages, comme le docteur et député Abhidh Ould Khatri (parti Nidaa al‑Watan), Mohamed Al‑Amin Ould Al‑Dah (parti Front de la Citoyenneté), Yarb Ould Alaman, le secrétaire général de la Commission nationale des droits de l’homme Mohamed Ould Ibrahim, ainsi que les secrétaires généraux des ministères de l’Agriculture, des Communications et de l’Économie, le conseiller du ministre des Finances Mohamed Al‑Amin Ould Tar, Mohamed Salem Ould Nani, le docteur Tah Ould Ahmed Maouloud, le délégué général à l’Investissement (en cours de transformation en poste de ministre).
Parmi les femmes: Mana Mint Al‑Haj, Hiba Mint Sheikhna Ould Mohamed Laghazf, Maimouna Mint Mohamed Salem, Mona Mint Al‑Di, Lala Mint Al‑Rachid Ould Al‑Saleh, Khadija Mint Sheikh Ma al‑Ainayn, ainsi qu’une militante politique affiliée au courant de Sidi Sukna à Sélibaby. Les mêmes sources prévoient le rappel de compétences de confiance travaillant à l’étranger, parmi lesquelles un diplomate‑consultant doté d’une longue expérience dans le travail international, les organisations internationales et les dossiers régionaux. Deux ministres de la souveraineté sont exclus de tout renvoi, sauf s’il s’agit d’une mise à l’écart temporaire visant à les préparer à des rôles politiques liés à l’avenir politique du pays dans la prochaine phase.
J’anticipe également que ce gouvernement réunira des technocrates à l’expertise élevée et des figures politiques connues et controversées, associées à des campagnes politiques et médiatiques acharnées pour défendre le pouvoir, perçues par certains comme excessives ou inappropriées dans la vie politique et sociale mauritanienne. Enfin, il faut se rappeler que ce qui est annoncé dans les médias officiels est souvent l’inverse des attentes, et que le président Ghazouani est un homme d’État discret, qui sait ce qu’il veut et ce qu’il attend de ses hommes. Mais aucun d’eux ne prétend être au courant des pensées d’Ould Cheikh El Ghazouani, ni de ses projets de décisions futures.