Société·

Message au président de la République / Nouh Mohamed Mahmoud

Mon cher cheikh… le fils du cheikh et le fils de la cheikha à l’attention de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, que Dieu le garde et le protège. As‑salâm ‘alaykum wa raḥmat Allâh wa barakâtuh, mon cher cheikh. Je vous écris aujourd’hui au nom du citoyen…

AW
Al WiamTraduit de l'arabe
Lire sur Al Wiam
Photo Al Wiam

D'après les sources officielles, cher cheikh, À l’attention de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, que Dieu le garde et le protège. Assalamu alaykoum wa rahmatoullahi wa barakatouh, Cher cheikh, Je vous écris aujourd’hui non pas à la voix du simple citoyen qui veut déposer une demande, ni à celle de l’admirateur qui ne ressent que de la gratitude et de la loyauté, mais à la voix d’un élève qui voit en vous la continuité d’une école spirituelle et sociale prestigieuse, qui, à travers les générations, a porté les valeurs de dignité, de leadership et de service au peuple, et qui a réuni la stature de la cheikha avec la responsabilité du commandement. Cher cheikh, parler de vous évoque inévitablement la vie de votre père et de vos illustres ancêtres, cet héritage que les noms et les fonctions ne sauraient résumer ni réduire; un héritage où le leadership traditionnel se mêle à la direction spirituelle, où la notoriété sociale se conjugue avec le service du peuple, et où la position héréditaire impose une responsabilité morale envers la communauté.

Vous avez laissé, dans le cœur de vos admirateurs et de vos disciples, les valeurs de fidélité, d’humilité et de réforme, et votre image demeure vivante comme symbole de réconciliation, de fraternité et de préservation des liens sociaux. Vous, fils du cheikh et de la cheikha, portez aujourd’hui la responsabilité d’une nation entière, avec la charge de la gouvernance, le poids des décisions et le devoir de justice entre les citoyens. Cette responsabilité dépasse les liens privés pour embrasser l’ensemble de l’État, où tous sont égaux devant la loi, et où les portes de l’équité restent ouvertes à chaque légitime revendication, quelle que soit sa position ou son importance.

Excellence le Président, cher cheikh, j’ai été animé pendant plusieurs années par une mission que je considère pleine de sens, et je l’ai toujours portée dans mon esprit et mon cœur, convaincu que le service de la patrie ne peut s’accomplir que lorsque l’homme a l’opportunité de présenter ses idées, ses conceptions, et de mettre son expérience et ses capacités au service du bien commun. J’ai longtemps souhaité pouvoir vous rencontrer, non pas simplement pour l’honneur d’une poignée de main, mais pour vous exposer directement cette mission, et écouter vos orientations à son égard. C’est pourquoi je vous adresse cette demande sincère, vous implorant de bien vouloir m’accorder un rendez‑vous.

Je mettrai alors entre vos mains le résumé de ce qui m’a occupé toutes ces années, ce que je crois digne d’être présenté et débattu. Je ne veux pas précéder la rencontre de jugements ou de promesses, mais je souhaite qu’elle ouvre la porte au dialogue, et qu’elle permette d’évaluer l’idée sur la base de son contenu, de sa pertinence et de ce qu’elle peut apporter à la patrie et aux citoyens. Cher cheikh, votre place dans mon cœur, ainsi que le respect que je porte à votre père et à vos illustres ancêtres, confèrent à cette lettre son caractère particulier.

Mais je suis conscient, comme tout amoureux fidèle doit l’être, que la présidence de la République est une charge nationale, et que la véritable fidélité à cette charge consiste à garder ses portes ouvertes aux idées sérieuses, afin que les porteurs d’initiatives puissent les présenter sans artifice ni flatterie. Je demande à Dieu de vous aider à porter cette responsabilité, de vous guider vers ce qui est bon pour la Mauritanie, et que les valeurs de réforme, de réconciliation et d’humilité que vous avez héritées deviennent votre soutien dans l’accomplissement de votre mission nationale, et qu’il vous accorde l’acceptation du peuple, en apportant ce qui le bénéficie, unit leurs paroles et préserve leur dignité. Cher cheikh, je ne vous demande rien de plus qu’une opportunité de rencontre; une occasion d’exposer ce que des années de réflexion et d’attention m’ont apporté, puis de vous laisser juger de ce qui vous semblera approprié.

Peut‑être que quelques minutes d’écoute seront le début d’un chemin vers un service utile, ou peut‑être que la rencontre seule suffira à faire émerger ce qui était prisonnier du cœur vers le débat. Que Dieu vous garde, vous protège et vous guide vers ce qui est bon pour le pays et ses habitants. Assalamu alaykoum wa rahmatoullahi wa barakatouh.

Votre admirateur et élève, Noah Mohamed Mahmoud 44242411/26414197

PartagerWhatsAppFacebookX
Sur le même sujet