Le dernier ajustement ministériel est une étape qui prépare les droits de 2029.
J’ai suivi ce qui a été écrit dans la presse et les médias à propos du dernier remaniement ministériel ainsi que ce que certaines émissions de Nouakchott en ont traité, et je suis convaincu que ce remaniement n’est qu’une étape d’un processus qui pourrait rapidement inclure l’organisation d’un dialogue, comme l’a promis le président de la République, et non une nécessité absolue.

D'après les sources officielles, il est curieux, selon ce récit, que des ministres et hauts fonctionnaires retraités conservent leurs fonctions, tout comme de nombreux retraités occupent encore divers postes dans le secteur public. - L’écartement du général Hanena Ould Sidi, remplacé par un civil, s’inscrit dans la logique d’interdire aux militaires l’exercice de la politique, rappelant une époque où l’institution militaire était fermée sur elle‑même et ne traitait qu’avec le président (promotions, nominations, transferts, questions stratégiques). Le rôle du ministre de la Défense se limitait alors aux aspects protocolaires et à la représentation dans certaines instances internationales.
Certains y voient un signe de la fin des candidatures militaires et la perspective d’un futur président civil en 2029. - Le départ du ministre de l’Intérieur Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine du gouvernement ne signifie pas son éloignement du président ni de la préparation de la prochaine phase, dont le cœur sera la sélection et le façonnage d’un candidat civil afin d’éviter toute mise en cause du président Ghazouani et des responsables clés de la décennie 2019‑2029. On a évoqué la possibilité de le nommer au Conseil constitutionnel et on envisage qu’il prenne la direction du parti El Insaf pour mieux connaître les spécificités de la société mauritanienne et mobiliser ses divers courants en faveur du futur candidat à la présidence.
- En ce qui concerne le docteur Malai Ould Mohamed El Ghazouf, la raison officielle de son retrait a été citée, mais en examinant son parcours, il apparaît clairement qu’il appartient à la génération d’experts et d’expérimentés dont le pays a besoin. Après la période où la jeunesse politique et technique a pris les rênes, le futur de la Mauritanie dépendra de cette génération, notamment parce qu’elle devra faire face à d’importantes pressions: choisir entre s’aligner sur le pôle ascendant mené par la Chine, sur le pôle déclinant dominé par les États‑Unis, sur le bloc des Émirats au détriment de l’Arabie saoudite, ou adopter une position explicite vis‑à‑vis de l’Algérie au profit du Maroc, etc. Que Dieu guide notre nouveau gouvernement et le rende capable de mettre en œuvre le programme électoral du président de la République dans son intégralité, et qu’il réalise des avancées concrètes qui inspirent confiance au futur candidat à la présidence de 2019, qu’il s’agisse de Moctar Ould Diay, de Mohamed Mahmoud Ould Mohamed Lemine ou d’autres de nos nombreuses et diverses compétences.
Que Dieu nous préserve d’une action soudaine de la part d’un groupe militaire organisé, attendant de prendre la présidence selon la tradition « Yemsh Sondri Ij Sondri », le docteur Sidi Moctar, étudiant la loi 32 de la Constitution qui stipule que le président de la République nomme aux fonctions civiles et militaires, et l’article 3 du décret 2016‑061 du 7 avril 2016 relatif aux fonctions supérieures de l’État, qui établit la liste de ces 13 postes et les répartit en deux groupes (groupe 1 et groupe 2). Conformément à l’esprit de la Constitution et de ce décret, le président est habilité à nommer les retraités et autres aux fonctions supérieures du groupe 1.