Société·

Ghazouani… la troisième mission, nécessité stratégique et besoin international / Sheikh al‑Salek – journaliste résident aux Émirats « Raï ».

Le monde traverse une période où d’anciennes certitudes s’effondrent et où les équilibres de puissance sont redéfinis au rythme des guerres et des crises. Ainsi, la guerre en Iran a des répercussions sur les voies maritimes, les marchés de l’énergie et l’économie mondiale, tandis que la guerre russe…

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MourassilounTraduit de l'arabe
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D'après les sources officielles, la guerre en Iran a des répercussions sur les voies maritimes, les marchés de l’énergie et l’économie mondiale, tandis que le conflit russo‑ukrainien continue d’épuiser les ressources et de déstabiliser le système international. Dans un tel contexte, la valeur d’un pays ne réside pas seulement dans ses capacités, mais aussi dans sa capacité à maintenir son équilibre lorsque la terre tremble autour de lui. Aucun pays de la côte africaine ne montre mieux le danger de cette période.

Les coups d’État ont épuisé les États, les institutions se sont fissurées, et les groupes armés se sont étendus dans le vide laissé par l’effondrement de l’autorité, faisant de la côte l’une des zones les plus fragiles du monde. Sa crise n’est plus une affaire locale: les étincelles ont atteint le Moyen‑Orient et l’Europe, affectant migration, commerce et lutte antiterroriste. La côte est sortie du bord de la carte pour devenir le cœur des calculs internationaux, car contenir ses troubles n’est plus une option diplomatique mais une nécessité dictée par les intérêts.

Au milieu de ce décor turbulent, la Mauritanie se tient ferme. Cette fermeté n’est pas un don géographique; la géographie même a mis les États voisins en état de trouble. Nous pouvons être en désaccord ou d’accord avec le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, mais tout le monde, à l’intérieur comme à l’extérieur, s’accorde à dire qu’il est à l’origine de cette stabilité.

Celle‑ci ne débuta pas seulement avec sa prise de fonction, mais s’est consolidée tout au long du mandat de son prédécesseur, le chef de l’armée soucieux de la sécurité et le responsable intègre. Il a ancré cette stabilité par ses actions, tant internes qu’externes, au bénéfice de tous les pays de la côte. Dès son premier jour au palais présidentiel, il a travaillé intensément pour apaiser les tensions, créer une harmonie politique et ouvrir des canaux de dialogue.

Dans une région où les divisions internes ont souvent conduit à l’effondrement des États, la cohésion nationale a été le capital qui a fait la différence. Nous ne prétendons pas que la Mauritanie soit devenue un pays développé, ni qu’elle ait connu une grande révolution industrielle, mais elle a connu un progrès sans précédent, notamment dans la protection de ses couches les plus fragiles et pauvres, qui ont bénéficié d’une attention particulière du président El Ghazouani. Tout le monde sait qu’après les révoltes du printemps arabe, qui ont poussé plusieurs États arabes au bord de l’effondrement, et avec la propagation du terrorisme, des idéologies extrémistes et la domination d’Al‑Qaïda et de Daech sur de vastes territoires, la priorité est devenue la sécurité.

Les slogans « Sécurité avant tout » se répètent, car la sécurité est le fondement du développement. Aucun État ne peut rester et progresser sans consolider les piliers de la sécurité. Le niveau de sécurité et de sûreté instauré par le président El Ghazouani a fait de la Mauritanie un partenaire de valeur dans un environnement où les pays voisins voient leurs capacités à contrôler leurs frontières et à protéger leurs institutions diminuer.

Ainsi, les capitales occidentales comptent largement sur le leadership d’El Ghazouani pour la lutte antiterroriste et la sécurisation du désert. Les grandes puissances ne fondent pas leurs partenariats uniquement sur la localisation, mais sur la nature du leadership, sa capacité à gérer les équilibres internes et à honorer ses engagements extérieurs. Ce rôle gagne en importance avec l’entrée du pays dans une phase prometteuse du gaz et de l’énergie.

Dans un monde où les approvisionnements sont instables et la diversification des sources devient cruciale, les ressources mauritaniennes font partie d’un calcul plus large lié à la sécurité des approvisionnements. Mais la richesse enfouie sous terre ne se traduit en gains réels que dans un environnement sûr et avec des politiques claires; les ressources attirent l’attention, la confiance se construit grâce à la sérénité, et cette sérénité a été assurée par la stabilité sous le mandat du président. J’ai constaté cet effet moi‑même lors du sommet des médias à Dubaï, où j’ai rencontré Masad Pauls, principal conseiller du président américain pour les affaires arabes et africaines, qui a décrit le président El Ghazouani comme un allié important des États‑Unis et un ami de ces derniers.

Ce qui m’a frappé, c’est la franchise de cette remarque, à une époque où les responsables occidentaux parlent des dirigeants africains avec prudence et des formulations calculées. C’est un témoignage personnel, mais il donne un aperçu de l’image que la direction mauritanienne projette dans les cercles décisionnels américains. D’où l’importance d’une troisième mandat.

Si la stabilité de la Mauritanie et sa valeur internationale sont le fruit de la politique menée par le président El Ghazouani, préserver ces acquis exige que le même artisan continue à diriger, afin que les fruits se concrétisent pleinement. C’est une nécessité stratégique imposée par les calculs de sécurité et d’économie dans un monde où la crise d’une seule région peut perturber des zones lointaines. Personnellement, je ne crois pas que le président El Ghazouani soit attaché à son fauteuil; je l’ai vu dans toute sa modestie, comme celui qui porte une lourde confiance sur ses épaules sans en faire étalage.

Mais il porte en lui un amour pour la Mauritanie qui ne faiblit pas et ne vieillit pas, et quand le désir de l’homme et l’appel de la patrie se heurtent, il n’y a aucun doute que la préférence penchera vers la nation, comme je le sais d’après les connaissances de première main que j’ai de lui. Le président El Ghazouani ne trahira pas le serment qu’il a prêté, et le défi reste, dans ce contexte, du peuple mauritanien, qui a voté la Constitution. Ainsi se dessine la valeur du consensus national autour du président El Ghazouani, un consensus qui faciliterait le passage d’un référendum sur une nouvelle Constitution ou sur toute modification lui permettant de se présenter à un troisième mandat.

Le peuple mauritanien sait que, en temps de trouble, la continuité acquiert une valeur particulière, et le navire qui traverse une mer agitée a besoin d’un capitaine qui connaît ses routes et comprend la nature de ses vagues. Quand la destination est l’unité de la nation et la sécurité du territoire, la sagesse dicte que le commandant qui a prouvé sa capacité à atteindre le port reste à la barre. — Sheikh Ould Salek, journaliste mauritanien, cité par le quotidien *Arab London*

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