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Rapport américain : la lenteur de la justice, l’opacité de la propriété immobilière et la domination des banques familiales entravent l’investissement en Mauritanie.

Un rapport du ministère américain des Affaires étrangères sur le climat des investissements en Mauritanie pour 2026 révèle la persistance de déséquilibres dans les secteurs judiciaire, immobilier et bancaire, les considérant comme des obstacles à l’attraction des investissements étrangers, malgré les réformes…

EM
El MouragebTraduit de l'arabe
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Selon les médias locaux, le rapport indique que la lenteur des procédures judiciaires, la difficulté d’exécution des jugements et l’incohérence de certaines décisions judiciaires constituent des défis pour les investisseurs, ce qui pourrait affecter la confiance dans le règlement des différends commerciaux et d’investissement. Dans le secteur immobilier, le rapport souligne la persistance d’une opacité de la situation de la propriété foncière sur de vastes zones du pays, l’absence de titres de propriété clairs pour de nombreuses terres, ainsi que la récurrence de conflits fonciers, notamment dans les zones riveraines du fleuve Sénégal, ce qui pourrait compliquer la mise en œuvre de projets d’investissement et augmenter les risques juridiques pour les investisseurs. Au niveau du secteur bancaire, le rapport indique l’existence de 18 banques locales, avec la domination continue d’institutions bancaires appartenant à des familles, qui offrent leurs services principalement aux groupes commerciaux qui leur sont liés, soulevant, selon le rapport, des défis en matière de transparence, de supervision bancaire et d’égalité d’accès au financement.

Il note que les prêts bancaires restent la principale source de financement des entreprises, en l’absence d’un marché financier efficace pour les actions et les obligations jusqu’à la mi‑2026, malgré l’adoption d’une loi pour leur création en décembre 2024, ainsi que la hausse des coûts d’emprunt et la complexité de certaines procédures bancaires. Dans le domaine de la lutte contre la corruption, le rapport mentionne l’adoption de nouvelles législations en 2025 et la création de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption en avril 2026, mais estime que l’application des lois et procédures anti‑corruption fait encore face à des défis liés à la régularité de l’exécution et à l’efficacité du contrôle. En revanche, le rapport enregistre des progrès dans l’amélioration du climat des affaires, grâce à la révision du Code des investissements en 2025, à la simplification des procédures administratives, au développement des services numériques et au renforcement des garanties juridiques offertes aux investisseurs.

Sur le plan économique, le rapport indique que le taux de croissance de la Mauritanie est passé de 6,3 % en 2024 à 4,2 % en 2025, avec une prévision de hausse à 4,8 % en 2026, principalement tirée par les activités du secteur extractif. Le rapport conclut, d’après les couvertures publiées, que la Mauritanie possède d’importantes opportunités d’investissement dans les domaines du gaz, des minéraux, de l’énergie, de l’agriculture et de la pêche, mais que le renforcement de son attractivité pour les investissements étrangers reste conditionné à l’efficacité des réformes, à l’amélioration de la performance judiciaire, à la résolution des problèmes fonciers et à l’élargissement de l’accès au financement.

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