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Dette de la Mauritanie depuis août 2024 : les ratios reculent… et le solde reste stable à 4 milliards de dollars.

Moctar Ould Diay, Premier ministre, a déclaré dimanche 18 octobre 2026 que la dette de la Mauritanie « traverse ses meilleures périodes », précisant que la dette extérieure s’élève à environ 32 % et que moins de quinze pays africains se trouvent dans une situation meilleure…

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Selon les dernières informations, le service de la dette, selon le FMI, serait passé de 7,1 % du PIB en 2025 à 6 % prévu en 2026, tandis que le déficit budgétaire global serait passé de 1,4 % du PIB en 2024 à 0,3 % en 2025. Les ratios diminuent alors que le stock reste stable, le tableau du FMI montrant que le stock de la dette extérieure en dollars est resté quasi‑inchangé: environ 4 milliards de dollars en 2023, 4,06 milliards en 2024 et 4,03 milliards en 2025, avec une prévision de hausse à environ 4,29 milliards en 2027. Ainsi, la baisse des ratios résulte essentiellement de la croissance du PIB, tirée par la production de gaz et d’or, et non d’une réduction du principal de la dette.

Le FMI prévoit une légère hausse de la dette publique à 40,7 % du PIB en 2026, avant de se stabiliser autour de 38 % à moyen terme. La notation n’a pas changé depuis la prise de fonction d’Ould Diay; l’évaluation de la viabilité de la dette, conjointe par le FMI et la Banque mondiale, maintient la Mauritanie dans la catégorie « risque modéré », avec « une certaine marge pour absorber les chocs ». La Banque mondiale confirme la même classification sur sa page dédiée à la Mauritanie.

En ce qui concerne la comparaison africaine, la liste du FMI des notations de la dette des pays à revenu faible, mise à jour en mars 2026, ne comporte aucun pays africain dans la catégorie « risque faible ». La Mauritanie partage la catégorie « risque modéré » avec plusieurs pays africains, la liste n’incluant pas les pays à revenu intermédiaire tels que le Maroc, l’Algérie ou l’Égypte. Le Premier ministre n’a pas précisé l’indicateur sur lequel il s’est fondé pour sa comparaison.

Ce que les ratios ne montrent pas, et que le FMI souligne, ce sont des engagements qui ne sont pas inclus dans le calcul de la dette publique, notamment un prêt de 567,8 millions de dollars (soit 4,7 % du PIB) accordé à la Société mauritanienne des hydrocarbures pour financer la part de l’État dans le projet gazier « Grande Tortue Ahmim », ainsi que les dettes non garanties de la Société nationale de l’industrie et des mines, et les obligations découlant des contrats de partenariat public‑privé. Le FMI note également une baisse des réserves de change, passant de 8,2 mois d’importations non extractives en 2021 à 5,4 mois en 2025, ainsi que des arriérés anciens non réglés, parmi lesquels des dettes envers le Fonds arabe de développement économique et social, et les risques liés à la volatilité des prix des matières premières et à la hausse du coût des importations de pétrole en raison de la guerre au Moyen‑Orient, qui a entraîné un budget supplémentaire pour 2026. Dans le débat sur les financements, l’opposant parlementaire Mohamed Boi Cheikh Mohamed Fadel a affirmé que la Mauritanie avait reçu du Fonds mondial entre 2019 et 2026 des financements d’environ 1,4 milliard de dollars, contre 1,3 milliard entre 1960 et 2019, selon le site « Maroc Emergen ».

Le gouvernement a répliqué que les financements approuvés ne sont pas tous des dettes et qu’il faut distinguer les dons et les montants non dépensés. Ould Diay, dans sa déclaration de dimanche, a défendu le recours aux emprunts pour financer les projets de services publics, précisant que près de 80 milliards d’ouguiya de financement de projets visités ont été mobilisés localement, dont un projet d’assainissement d’un coût de 74 milliards d’ouguiya financé par les ressources de l’État.

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