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La troisième mission domine l’entrée politique… et le dialogue attend.

Madar (Nouakchott) – Le débat a éclaté autour de la troisième mission du week‑end qui a vu les partis politiques lancer leur campagne, entre une opposition brandissant le slogan du refus et une ministre du gouvernement défendant ouvertement la poursuite du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

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D'après les sources officielles, elle a décrit la poursuite d’une troisième mission comme une « nécessité nationale », à condition que cela s’accomplisse « dans le respect de la Constitution et des institutions, selon la volonté d’un peuple libre et un cadre juridique clair ». Cette prise de position figure parmi les plus explicites d’un membre du gouvernement sur la question, après que le président El Ghazouani, en juillet dernier, avait déclaré que parler d’une troisième mission était « premature » et que son objectif était « de brouiller le travail en cours ». **Majorité et dialogue: appels à l’inclusion** Sur le front du dialogue, le parti Union et Changement mauritanien « Hatim », après une réunion de son bureau politique présidé par Saleh Hanena, a souligné la nécessité d’intégrer toutes les composantes de la majorité dans la préparation et l’organisation du dialogue national, réaffirmant son engagement à le réussir comme une opportunité « de traiter les déséquilibres existants », selon Sahara Media.

Le parti « Namaa », dans un communiqué publié le lundi 19 octobre après la réunion de son comité permanent, a appelé à lever les obstacles qui « ont entraîné l’échec des tentatives précédentes » de dialogue, à inclure toutes les formations partisanes à chaque étape, à mettre en place des mécanismes clairs pour appliquer les résultats, tout en maintenant une atmosphère de détente. Ces positions interviennent après que le coalition des partis de la majorité, le vendredi 16 octobre, a désigné ses huit représentants au sein de la commission de supervision, parmi lesquels le président du parti El Insaf Mohamed Ould Bilal a été nommé vice‑président de la commission. Cette nomination a conduit le parti Front de la citoyenneté et de la justice « Jama » à suspendre son adhésion à la coalition, et le parti Unité et Développement à refuser la composition proposée.

**Quelles suites?** Les acteurs politiques s’étaient accordés le 3 septembre sur une commission de supervision de 20 membres: 7 pour la majorité, 7 pour l’opposition et 6 pour la société civile, présidée par Moussa Fall, chargé de la mission par le président El Ghazouani en août. Les séances de dialogue n’ont pas encore commencé. Cette situation place la troisième mission au cœur du débat qui précède le dialogue, dans un pays où les dialogues politiques ont été bannis pendant un quart de siècle, entre ceux qui considèrent la définition des missions comme une ligne rouge et ceux qui estiment que la continuité du président actuel ne peut se faire qu’à travers les institutions.

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