Al‑Mansouri présente le programme gouvernemental devant le parlement marocain et détermine les priorités de la prochaine phase.
La première ministre marocaine, Fatima Zahra El Mansouri, a présenté aujourd’hui, lundi, le programme gouvernemental devant les deux chambres du parlement lors d’une séance publique conjointe accueillie par l’Assemblée des représentants à Rabat, où elle a exposé les grandes orientations du travail du gouvernement.

D'après les sources officielles, la première ministre marocaine, Fatima Zahra Mansouri, a présenté aujourd’hui, lundi, le programme gouvernemental devant les deux chambres du parlement lors d’une séance publique conjointe accueillie par l’Assemblée nationale à Rabat. Elle y a exposé les grandes orientations du travail du gouvernement pour les cinq prochaines années ainsi que les principales priorités économiques, sociales et de développement sur lesquelles il entend se concentrer. Mansouri a affirmé que la prochaine phase exige de préserver les acquis, de poursuivre les chantiers de développement et de corriger les déséquilibres, tout en orientant les ressources de l’État vers les priorités qui répondent aux attentes des citoyens et qui se répercutent directement sur leur quotidien.
Elle a placé l’emploi, l’amélioration du pouvoir d’achat, la qualité des services publics et la réalisation de la justice territoriale en tête des priorités, insistant sur la nécessité de rehausser les services de santé, d’éducation et de logement, de renforcer les opportunités d’emploi et de réduire les écarts entre les différentes zones territoriales. Elle a également souligné l’importance de passer d’une simple extension de la couverture sociale à une amélioration de la qualité des services offerts aux citoyens, de passer d’une focalisation sur le volume des investissements à une mesure de leur rentabilité, ainsi que de renforcer l’intégration entre les programmes gouvernementaux afin de garantir des résultats économiques et sociaux tangibles. Sur le plan économique, Mansouri a passé en revue les défis imposés par les transformations internationales, les tensions géopolitiques et les changements climatiques, rappelant les pressions croissantes sur les ressources en eau, le secteur agricole et la sécurité alimentaire.
En contrepartie, elle a mis en avant les atouts du Maroc, à commencer par sa position géographique et son ouverture aux marchés européens, africains et atlantiques, ainsi que le développement de ses infrastructures et de son socle industriel, estimant que ces facteurs offrent des opportunités d’attirer des investissements, d’élargir les exportations, de stimuler la croissance économique et de créer de la richesse. Sur les questions nationales, Mansouri a réaffirmé la centralité de la question du Sahara dans les priorités du gouvernement, renouvelant l’engagement à défendre l’unité territoriale du Royaume et à mobiliser le soutien international pour l’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine, parallèlement à l’accélération du développement économique et social dans les régions du Sud. Elle a également réitéré la position du Maroc en faveur de la cause palestinienne et de la Jérusalem sainte, ainsi que son engagement à une résolution pacifique basée sur la solution à deux États, afin de parvenir à une paix juste et durable.
La présentation du programme gouvernemental intervient après la nomination, par le roi Mohammed VI, des membres du nouveau gouvernement vendredi dernier, dans le cadre de la poursuite de la procédure constitutionnelle prévue à l’article 88 de la Constitution marocaine, qui organise la présentation du programme devant les deux chambres du parlement et son débat, avant le vote à l’Assemblée nationale. La discussion du programme et son vote constituent une étape clé pour définir les engagements du gouvernement et évaluer sa capacité à répondre aux défis économiques et sociaux auxquels le Royaume sera confronté au cours du mandat à venir.