Société·

Ratification du projet de loi de finances pour l'année 2027

Le conseil des ministres a examiné aujourd’hui et a adopté le projet de loi de finances pour l’année 2027. Le projet de loi de finances pour 2027 s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme de Son Excellence le Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani « Mon ambition pour la patrie », qui est exécuté à partir de …

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Selon les dernières informations, le Conseil des ministres s’est réuni aujourd’hui et a approuvé le projet de loi de finances pour l’année 2027. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme du Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, intitulé « Mon ambition pour la patrie », qui se réalise à travers la politique générale du gouvernement ainsi que la stratégie de croissance accélérée et de bien‑être partagé (2016‑2030).

Ce projet a été élaboré sur la base du document de programmation budgétaire à moyen terme (2027‑2029), approuvé par le Conseil des ministres le 1ᵉʳ juillet 2026, et conformément à la nouvelle règle budgétaire prévue à l’article 46 du texte réglementaire nᵒ 019‑2026 du 1ᵉʳ juin 2026 et à son décret d’application nᵒ 2026‑090 du 3 juin 2026. Cette règle repose sur « la maîtrise du solde primaire hors recettes d’extraction, dans la limite de 3,5 % du produit intérieur brut nominal ». Dans un contexte international encore affecté par les répercussions du conflit au Moyen‑Orient, le projet de loi actuel repose sur un taux de croissance économique réel national de 0,5 % en 2027, avec une moyenne de 4,3 % sur la période 2027‑2029, et sur un taux d’inflation d’environ 3,3 %.

Il prévoit des recettes totales et des subventions de 152,11 milliards d’ouguiya nouveaux, des dépenses totales et un endettement net de 145,91 milliards d’ouguiya nouveaux, générant ainsi un excédent global de 6,20 milliards d’ouguiya nouveaux, tout en respectant le plafond de la règle budgétaire sus‑mentionnée. Le projet de loi suit la mécanique séquentielle de la règle budgétaire: les recettes sont estimées à partir d’hypothèses macro‑économiques, puis la capacité budgétaire compatible avec l’objectif du solde primaire hors recettes d’extraction fixe le plafond global des dépenses. En 2027, le solde primaire hors extraction, subventions comprises, s’élèvera à (‑21,03) milliards d’ouguiya nouveaux, soit (‑3,5 %) du PIB, contre (‑22,18) milliards d’ouguiya nouveaux, soit (‑4,0 %) en 2026.

Grâce à ce budget, les programmes prioritaires se traduisent en moteur réel de la transformation nationale et de l’amélioration des conditions de vie des citoyens, comme le reflètent des investissements structurels majeurs, parmi lesquels: - Le programme de développement de la ville de Nouakchott, dont la deuxième phase est estimée à 11,59 milliards d’ouguiya nouveaux. - Le programme d’urgence visant à généraliser l’accès aux services de base du développement local, doté de 26,4 milliards d’ouguiya nouveaux pour la période 2025‑2027. - Le programme de développement de la wilaya de Nouadhibou (2026‑2029), adopté par le Conseil des ministres en juillet 2026, avec un budget total d’environ 39,6 milliards d’ouguiya nouveaux, dont 25,44 milliards d’ouguiya nouveaux pour les infrastructures soutenant les secteurs productifs (port en eaux profondes, station de traitement des eaux usées du secteur de la pêche), 4,63 milliards d’ouguiya nouveaux pour l’eau et l’assainissement, 3,06 milliards d’ouguiya nouveaux pour les routes et les transports, 3,03 milliards d’ouguiya nouveaux pour la modernisation urbaine, ainsi que la deuxième phase du programme d’urgence d’accès aux services de base du développement local.

Les prévisions restent soumises aux aléas suivants: - Risque de reprise ou de persistance des tensions au Moyen‑Orient. - Hausse soutenue des prix de l’énergie. - Retard dans la réduction de l’inflation et augmentation du poids des subventions.

- Risque de baisse des cours de l’or ou d’un événement imprévu dans la production de gaz. - Diminution rapide des subventions destinées aux projets et des financements bonifiés, ainsi qu’une mise en œuvre d’investissements inférieure aux prévisions. Le cadre budgétaire comporte des mécanismes de protection, à savoir: - Le plafond des dépenses découlant de la règle budgétaire.

- La présence d’une marge de liquidité dans le compte unifié du Trésor à la Banque centrale mauritanienne. - La contribution au Fonds national des recettes pétrolières. Le projet de loi de finances actuel reflète la volonté du gouvernement de consolider les acquis macro‑économiques, de préserver la durabilité des finances publiques, et de renforcer la capacité de l’économie à résister aux chocs extérieurs, tout en maintenant la discipline imposée par la nouvelle règle budgétaire, et en poursuivant un effort d’investissement continu au service de la croissance, de l’emploi et de l’amélioration des conditions de vie de la population.

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