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Santé : Mint Meknes présente six projets de décrets pour renforcer le contrôle des médicaments et des produits.

La ministre de la Santé, Madame Naha Hamdi Mekness, a présenté mercredi les six projets de décrets soumis au Conseil des ministres, visant à renforcer l’organisation du secteur des médicaments et des produits de santé, à améliorer la sécurité des patients et à préparer…

LD
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D'après les sources officielles, la ministre de la Santé, Madame Naha Hamdi Mekness, a présenté mercredi les projets de six décrets soumis au Conseil des ministres, visant à renforcer l’organisation du secteur des médicaments et des produits de santé, à améliorer la sécurité des patients et à créer les conditions propices au développement d’une industrie pharmaceutique nationale. Ces textes s’inscrivent dans les réformes menées par le gouvernement, en conformité avec les directives du président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, dans le cadre de son programme « Mon ambition pour la patrie ». Ces mesures complètent la réforme du cadre juridique régissant le secteur pharmaceutique, consacrée par la loi n° 042‑2025 du 26 novembre 2025, modifiée et complétée par la loi relative à la pharmacie.

Les nouvelles dispositions organisent la fabrication, l’importation, le stockage, la distribution et la commercialisation des médicaments et des produits de santé. Elles prévoient également le renforcement du contrôle de la qualité, l’uniformisation des prix des médicaments sur l’ensemble du territoire national, l’obligation d’afficher les prix sur les emballages, le respect des exigences de la chaîne du froid et la numérisation des procédures d’enregistrement et d’autorisation. Un système de traçabilité permettra de suivre le parcours des médicaments depuis leur entrée dans le pays jusqu’à leur délivrance aux patients.

Les six projets de décrets concernent les établissements pharmaceutiques spécialisés, les dispositifs médicaux, les réactifs utilisés dans les analyses médicales, les produits nutritionnels et diététiques, les substances dangereuses, toxiques, stupéfiantes et psychotropes, ainsi que la régulation de la profession d’opticien. Ils définissent les conditions de fabrication et de commercialisation des produits concernés, les procédures d’autorisation et les mécanismes de contrôle adaptés au niveau de risque associé. Le projet relatif aux substances soumises à contrôle vise à garantir leur disponibilité pour les usages médicaux, notamment le traitement de la douleur, tout en empêchant leur détournement ou leur utilisation à des fins illégales.

Le projet dédié à la profession d’opticien précise les conditions d’exercice, les activités autorisées et les obligations professionnelles. La ministre a souligné l’importance stratégique de développer une industrie pharmaceutique locale, la Mauritanie dépendant actuellement des importations pour répondre à ses besoins en médicaments et autres produits de santé. Le nouveau cadre réglementaire facilitera la création d’établissements pharmaceutiques spécialisés, améliorera la disponibilité des produits de santé et réduira la dépendance à l’étranger, tout en assurant le respect des normes de qualité et de sécurité.

D’autres mesures visent à améliorer la fiabilité des analyses médicales et à renforcer la protection des patients contre les risques liés aux dispositifs médicaux et aux produits nutritionnels. Dans un autre registre, la ministre a évoqué la visite du Premier ministre, samedi dernier, dans plusieurs centres de santé, précisant que le secteur travaille à finaliser l’équipement de ces établissements et à définir les équipes médicales et paramédicales qui y seront affectées. Cette visite s’inscrit dans la mise en œuvre des instructions du président de la République visant à évaluer le niveau de préparation des structures sanitaires.

Concernant les opérations d’évacuation médicale d’urgence, Naha Hamdi Mekness a indiqué que la caserne nationale dispose de 200 ambulances, renforcées par l’acquisition de 150 véhicules supplémentaires. Elle a ajouté que l’achat d’un hélicoptère dédié à l’évacuation médicale reste une option envisagée, conditionnée à la disponibilité des moyens nécessaires.

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