Une étude médicale récente révèle un nouvel espoir pour réduire les naissances prématurées grâce à l'intelligence artificielle.
Une étude scientifique récente, dirigée par des chercheurs de la faculté de médecine de l’université de Stanford aux États-Unis, a révélé des résultats prometteurs concernant la possibilité de réduire les naissances prématurées en recourant à l’intelligence artificielle pour identifier des combinaisons médicamenteuses susceptibles d’aider à retarder…

Selon l’étude, publiée en ligne le 21 octobre dans la revue *Science Advances*, les chercheurs ont développé un modèle simulant les changements qui surviennent dans le système immunitaire des femmes enceintes, permettant de tester l’effet potentiel des médicaments avant de passer aux essais cliniques. Ils ont identifié une formule associant de faibles doses d’aspirine à un médicament connu sous le nom de lansoprazole, utilisé pour traiter les brûlures d’estomac et le reflux œsophagien, comme étant prometteuse pour diminuer les accouchements prématurés. Les simulations informatiques ont montré un effet de retard du travail environ 15 fois supérieur à celui de l’aspirine seule.
Ces résultats revêtent une importance particulière compte tenu des risques sanitaires auxquels sont exposés les enfants nés trop tôt, l’accouchement prématuré étant l’une des principales causes de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans dans le monde. L’équipe de recherche prévoit de tester ces résultats chez des femmes enceintes dans le cadre d’un essai clinique, afin de vérifier l’efficacité et la sécurité de la combinaison médicamenteuse en pratique réelle. Cependant, les résultats restent à l’étape de la recherche et ne constituent pas encore une recommandation de traitement pour prévenir les accouchements prématurés, car des essais cliniques sont nécessaires pour confirmer leur efficacité et leur sécurité avant toute recommandation d’utilisation à cette fin.