Société·

« Le professionnel des journaux indépendants réclame la révision des mécanismes de formation du comité du « Fonds de soutien à la presse » et l’activation de l’inspection ».

Ahmada Ould Moulay Mohamed, président de l’Union professionnelle des journaux indépendants en Mauritanie, demande au président de la République et au Premier ministre d’intervenir pour réviser le texte relatif à la formation…

E
EssadaTraduit de l'arabe
Lire sur Essada
Photo Essada

D'après les sources officielles, ahmada Ould Moulay Mohamed – président de l’Union professionnelle des journaux indépendants en Mauritanie Le syndicat professionnel des journaux indépendants en Mauritanie demande au Président de la République et au Premier ministre d’intervenir pour réexaminer le texte relatif à la création du comité de gestion et de répartition du Fonds de soutien aux médias, et de revoir sa composition afin de garantir la concertation avec les organisations professionnelles de la presse, le respect de la pluralité et la rotation dans la représentation, qui ont constitué le socle du partenariat entre les composantes du champ journalistique depuis le lancement effectif du fonds en 2012. Le syndicat a précisé que le texte adopté sous la responsabilité de l’ancien ministre de la Culture et de la Communication, Al‑Hussein Ould Mado, avait suscité des objections professionnelles du fait de l’absence de concertation préalable avec plusieurs organisations de la presse, entraînant des craintes quant à l’équité de la représentation et à l’égalité des chances entre les composantes du secteur. Il a souligné que la résolution de ce problème ne vise pas des personnes en particulier, ni ne comporte de reproches personnels à l’encontre des membres du comité nommé, mais concerne avant tout le mode de sa formation et le respect des principes de consultation, de pluralité et de représentation équitable.

Il a insisté sur la nécessité d’adopter des règles professionnelles claires et transparentes garantissant la participation des organisations de la presse sur une base équitable, loin de toute exclusion ou monopolisation de la représentation. Le syndicat estime que la révision de ces mécanismes ne se limite pas au comité du fonds, mais s’étend également à certaines dispositions relatives à la formation du comité de la carte de presse, à la représentation des éditeurs et des sites web, ainsi qu’à la problématique de l’accès des organisations professionnelles de la presse aux opportunités de couverture des activités présidentielles à l’intérieur et à l’extérieur du pays, des festivals de Médine du Patrimoine et d’autres manifestations nationales. En ce qui concerne la représentation au sein du fonds, le syndicat s’oppose à l’utilisation d’un taux de 80 % de la production de la presse privée, attribué à un groupe de presse, pour justifier une représentation qui l’emporterait sur les autres organisations, affirmant que la multiplicité des institutions et des groupements médiatiques exige l’adoption de critères objectifs et transparents assurant l’équité.

Le syndicat indique que son adhérent comprend 11 journaux imprimés, dont huit publient en arabe et en français, 22 sites d’information, ainsi qu’un nombre considérable de chaînes et de plateformes médiatiques sur les réseaux sociaux. Cette diversité, conjuguée à la pluralité des structures actives dans le domaine de la presse électronique, nécessite une représentation reflétant la pluralité du champ journalistique et ne limitant pas la participation à une seule entité. Il a adressé, il y a environ quatre semaines, des lettres de recours à la Présidence de la République et au Premier ministre, et a transmis une copie de sa dernière correspondance au ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement ainsi qu’à l’autorité supérieure de la presse et des médias audiovisuels, appelant à corriger les déséquilibres qu’il estime porter atteinte à la pluralité et à l’équité, et à prendre en compte ses propositions de réforme du secteur.

Dans ce contexte, le syndicat invite le ministre en exercice à traiter le texte précédent sous l’angle de la responsabilité institutionnelle, et à ne pas hésiter à le réviser ou à l’annuler lorsque l’intérêt général l’exige. Il affirme que la révision des décisions administratives et la correction des éventuels dysfonctionnements, dans le cadre d’une pratique institutionnelle normale, ne diminuent pas les efforts déjà fournis, mais renforcent la confiance dans l’administration et le principe d’égalité devant les procédures et les décisions publiques. Le syndicat précise que ses revendications ne ciblent pas l’ancien ministre, mais visent à réexaminer les décisions et les dispositions prises pendant son mandat, à évaluer leur conformité aux principes de consultation, de pluralité et d’équité, afin de résoudre les problèmes existants et d’en empêcher la persistance.

Sur cette base, le syndicat réclame: * La révision du texte de création du comité de gestion et de répartition du Fonds de soutien aux médias, son annulation le cas échéant, et la reconstitution du comité en concertation avec les organisations professionnelles, garantissant la pluralité, la rotation et une représentation équitable. * L’envoi d’une mission d’inspection au ministère de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, afin d’examiner les pratiques de gestion de la période écoulée, de vérifier les zones d’opacité et les dysfonctionnements soulevés, et de déterminer les responsabilités sur la base de résultats objectifs. * Un traitement sérieux du mémorandum du syndicat et de ses propositions de réforme, ainsi que la mise en œuvre de mesures contre les formes d’exclusion et de déséquilibre qu’il signale, afin d’assurer l’équité et de protéger les droits professionnels des organisations de la presse indépendante.

* La révision des mécanismes de représentation journalistique dans les comités du fonds, de la carte de presse et d’autres instances liées au secteur, avec l’adoption de critères publiés et objectifs garantissant la participation de toutes les organisations professionnelles, à l’écart des considérations idéologiques, régionales ou de favoritisme. En rappelant l’ampleur des défis auxquels le pays et ses citoyens sont confrontés, le syndicat affirme que leur traitement ne s’oppose pas à l’équité des organisations professionnelles et à la réponse à leurs doléances; au contraire, le renforcement de l’État de droit et des institutions implique la sauvegarde de la pluralité, la garantie de l’égalité des chances et le respect des droits. Le syndicat renouvelle son engagement à défendre les intérêts des organisations de la presse indépendante et les droits de leurs membres, et poursuit sa demande de réparation des préjudices matériels et moraux subis depuis 2020, y compris l’indemnisation, par les voies légales et institutionnelles disponibles.

Il invite le Président de la République, le Premier ministre et le ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement à intervenir pour répondre à ces revendications, afin d’assurer la révision des procédures contestées et de renforcer la transparence, la pluralité et la justice dans la gestion des affaires du champ journalistique. Le bureau exécutif Nouakchott, 23 octobre 2026

PartagerWhatsAppFacebookX
Sur le même sujet