Société·

Troisième mandat : le gouvernement promet de ne pas « violer la Constitution », Tawassoul descend dans la rue

Le gouvernement mauritanien « ne sera pas partie prenante à une violation de la Constitution ». C’est la réponse de son porte-parole, Mohamed Ould Bebana, jeudi 22 octobre à Nouakchott, au débat sur u...

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Selon lui, le peuple reste « le détenteur de la souveraineté » et la référence ultime pour décider de l’avenir des institutions. L’exécutif, a-t-il ajouté, « ne peut pas confisquer la volonté du peuple ». Il a conditionné tout changement institutionnel au respect des voies légales et constitutionnelles.

Mercredi 21 octobre, Tawassoul, première force de l’opposition au Parlement, a rassemblé ses militants devant les sièges des trois wilayas de Nouakchott, d’après la presse locale et RFI. Son président, Hamadi Ould Sidi El Mokhtar, a affirmé à Nouakchott-Nord que « deux mandats présidentiels suffisent ». Le parti a fait campagne autour de « trois non »: au troisième mandat, à la corruption et aux atteintes aux libertés.

Il réclame aussi la libération de ceux qu’il présente comme des prisonniers politiques. L’ESSENTIEL Mandat présidentiel: cinq ans, renouvelable une seule fois L’article 99 interdit toute révision touchant à l’alternance ou à la durée du mandat Prochaine présidentielle: dans environ trois ans Un débat relancé par la majorité La controverse est née d’appels lancés par des soutiens du chef de l’État, dont une ministre en exercice, en faveur d’un troisième mandat. L’ancien ministre Mokhtar Ould Guegah a, lui, proposé publiquement d’ouvrir le nombre de mandats en échange de garanties électorales pour l’opposition.

Réélu en 2024, Mohamed Ould Ghazouani a prêté un serment qui l’engage à ne soutenir aucune initiative modifiant la durée ou le renouvellement du mandat. Tawassoul annonce des rassemblements similaires dans les chefs-lieux des wilayas de l’intérieur.

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