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Dans une tribune destinée au public et à la classe politique, l’expert stratégique international Ould Mohamed El Hassan lance «Appel pour la justice et le dialogue» et affirme que «le silence n’est pas une concession».

Le penseur stratégique Dr Mohamed Ould Mohamed El Hassani a publié une lettre ouverte à l’opinion publique et à la classe politique, le stratège international Dr Mohamed Ould Mohamed El Hassani a lancé un appel en faveur de la justice, de la reconnaissance et du dialogue, appel personnel…

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EssadaTraduit de l'arabe
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D'après les sources officielles, le stratège et penseur Dr Mohamed Ould Mohamed El Hassane adresse une lettre ouverte à l’opinion publique et à la classe politique, appelant l’expert stratégique international Dr Mohamed Ould Mohamed El Hassane à un appel en faveur de la justice, de la reconnaissance et du dialogue, invitant les personnalités politiques qui l’ont déjà soutenu à aider à transmettre sa cause au président de la République Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, à examiner ses revendications et à répondre à ses correspondances. Il confirme que Mohamed Ould El Hassane reste attaché au dialogue et au recours au droit, soulignant que sa patience et son contrôle de soi ne signifient pas qu’il renonce à ses droits, et que « le silence n’est pas une concession », dans une lettre qui mêle le rappel de son parcours, de ses relations politiques et la confirmation de la poursuite de la demande de justice et de la préservation de sa dignité. **Objet:** appel en faveur de la justice, de la reconnaissance et du dialogue … le silence n’est pas une concession À mes amis mauritaniens, aux dirigeants politiques, à tous ceux qui ont partagé avec moi les moments difficiles de notre histoire commune, Je m’adresse par cette lettre au peuple mauritanien et aux responsables politiques qui m’ont soutenu à des moments où cet engagement n’était pas facile, ni forcément bénéfique à titre personnel.

Je mentionne en particulier le président Ahmed Ould Daddah, les responsables du parti RFD (Rassemblement des Forces Démocratiques), le Dr Mohamed Ould Maouloud et les militants de l’Union des Forces du Progrès (UFP), Jamil Mansour, qui n’a jamais eu l’occasion de connaître l’ampleur totale du soutien que je lui ai apporté, Massoud Ould Belkheir, qui a organisé une cérémonie en mon honneur en reconnaissance de mes positions, le président Saleh Ould Hanena, chef du parti Hatim, Ba Mamadou Lasana, président du parti Liberté, Égalité et Justice (PLEJ), le chef d’État précédent Abdel Rahmane Ould Mini, ainsi que les responsables du parti El Insaf, notamment Mohamed Yahya Ould Harmma et Mohamed Ould Beyha, l’ancien ministre de l’Intérieur, à qui j’ai d’abord adressé mes lettres confidentielles destinées au président de la République, Nana Mint Mohamed Laghzaf, le marabout Mohamed Ould Bab Ahmedi, mon ami Balas, l’homme d’affaires Mohamed Ould Bouamato, qui se préoccupe des affaires de son pays sans se limiter à ses intérêts personnels, et que j’ai été le premier à soutenir et le dernier à continuer de soutenir à la radio et à la télévision, à une époque où personne n’osait même mentionner son nom, même en privé; mon ami, l’ancien Premier ministre respecté, Monsieur Mohamed Ould Boubacar; Mohamed Cheikh Ould Sidi Mohamed, ancien directeur général de la Radio Mauritanie; ainsi que de nombreuses autres personnalités dont les chemins ont croisé le mien. Je n’oublie pas non plus le président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, à qui une partie essentielle de mon appel est aujourd’hui adressée. À l’exception de Son Excellence le président El Ghazouani, je n’ai jamais demandé, depuis le début de ma carrière jusqu’à aujourd’hui, aucun service personnel, ni sollicité l’intervention de quiconque en vue d’un intérêt personnel.

J’ai l’habitude de donner sans attendre de contrepartie, en avançant mes convictions, ma loyauté et mon engagement, sans recherche de bénéfices personnels. Aujourd’hui, j’ai décidé de demander publiquement le soutien de ceux qui me connaissent et savent ce que j’ai apporté, afin qu’ils contribuent à attirer l’attention de Son Excellence le président de la République sur ma situation. Si j’ai franchi cette étape publique, c’est après des années de démarches auprès des autorités administratives et de correspondances restées sans réponse.

**Premièrement: appel à ceux qui m’ont soutenu et qui me connaissent** À tous ceux qui savent ce que j’ai fait, ce que j’ai défendu, les moments où je me suis tenu à leurs côtés, c’est‑à‑dire du côté de la Mauritanie et des causes justes, je demande aujourd’hui une chose simple: aidez‑moi à faire parvenir ma voix à Son Excellence le président de la République, afin qu’il puisse répondre à mes lettres, consulter mes notes explicatives et lire le livre qui lui a été adressé en reconnaissance et en demande d’intervention pour ma cause. Je demande que mes droits soient étudiés, que mes idées soient prises en compte, que mes arguments soient débattus, et que mes écrits reçoivent une réponse proportionnée à l’importance des questions soulevées. Je ne réclame que l’examen des faits, le traitement sérieux de mes démarches, et la prise en compte des décisions me concernant à la lumière du droit et de l’équité.

**Deuxièmement: la patience n’est pas une soumission** À ceux qui pensent pouvoir me pousser à affronter Son Excellence le président de la République en recourant à des méthodes basses employées par certains cherchant des privilèges indus via la création de forces fictives, je dis clairement: ils n’y parviendront pas. Je ne laisserai personne m’entraîner dans des conflits ou des affrontements qui détournent l’attention des vraies questions. Mon action est publique, mes revendications sont affichées, mes écrits sont accessibles à la vérification.

Ainsi, rien ne m’oblige à remplacer le dialogue par le bruit, l’argumentation par l’insulte ou la diffamation. Ceux qui insistent pour entraver ces démarches doivent prendre conscience des conséquences morales de leur comportement. Plutôt que certains transforment leurs porcs sauvages en moutons, il semble qu’ils veuillent transformer mes troupeaux de chameaux et mes idées en porcs sauvages!

Qu’ils se rassurent: je n’ai aucune intention d’abandonner mes convictions pour satisfaire leurs attentes. **Troisième: Monsieur le Président, le silence ne peut durer éternellement** Avec tout le respect dû à la fonction de président de la République, je me permets de rappeler ce que j’ai déjà exprimé autrement: « Monsieur le Président, vous avez pu garder le silence depuis août 2021. Quant à moi, j’ai pu parler jusqu’à aujourd’hui.

Mais je n’ai jamais prétendu posséder le droit de rester silencieux à jamais. » Je l’ai déjà dit, avec toute la courtoisie et l’esprit d’humour que la situation exigeait. Je le répète aujourd’hui sans colère ni menace, sans renoncer à la modération et au contrôle de soi.

Le silence peut être un choix, une précaution, ou une étape dans un processus, mais il ne doit pas devenir une obligation permanente imposée à une personne qui estime avoir des droits à revendiquer. Le respect des personnes, comme le respect des principes, ne doit pas conduire à un abandon indéfini du droit d’être entendu. **Quatrième: jusqu’à la fin, avec dignité** Je reste attaché au dialogue, à la justice et à la fraternité humaine.

Un véritable dialogue suppose des parties prêtes à lire, écouter, étudier les faits et y répondre. C’est pourquoi, une dernière fois, je m’adresse à ceux qui me connaissent, à ceux qui ont bénéficié de mon soutien dans les moments difficiles, à ceux qui savent que mes engagements n’ont jamais été motivés par la recherche d’avantages personnels. Je leur demande de contribuer à faire parvenir ma voix au président de la République.

Je ne demande à personne de me donner un droit sans examen ni étude. Je demande simplement qu’on m’écoute, qu’on étudie mes arguments et qu’on me réponde. J’exige justice, reconnaissance et estime.

Je poursuivrai ces démarches avec la même détermination, sans renoncer à mes convictions, sans céder à la provocation, et sans abandonner l’espoir d’une solution qui préserve la dignité de tous. Jusqu’à la fin, jusqu’à ce que justice me soit rendue, que ma réputation soit rétablie et que la fraternité humaine retrouve sa place et ses droits. **Le stratège et penseur Dr Mohamed Ould Mohamed El Hassane** **Signature:** Mohamed Ould Mohamed El Hassane **Formation académique et distinctions** - Quatre fois premier du Centre de formation de la Banque centrale mauritanienne, de 1975 à 1978.

- Participation à une formation sur l’analyse des politiques financières, organisée par le Fonds monétaire international (FMI). - Diplôme de l’Institut technique des banques de Paris (CNAM). - Diplôme de l’Institut national des techniques comptables de Paris.

- Doctorat de l’Université Paris‑Dauphine (Paris IX). - Deuxième place dans sa promotion. **Parcours professionnel et responsabilités** - Ancien inspecteur à la Banque centrale mauritanienne.

- Expert comptable et financier, membre de l’Instance nationale des experts comptables en Mauritanie. - Professeur d’université. - Président fondateur du Bureau de crédit Afrique‑Arabe (FAAR).

- Président fondateur de la société REFIC. - Président fondateur de l’Institut de recherches et d’études stratégiques (2IRES).

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