Société·

Guinée : budget révisé maintient le prix du carburant stable.

Médâr (Conakry) – La ministre guinéenne de l’Économie, des Finances et du Budget, Maryam Séri Sila, a présenté, le samedi 24 octobre 2026, le projet de loi de finances rectifié pour 2026 aux députés de l’Assemblée nationale, lors d’une séance publique présidée par le président de l’Assemblée…

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Selon les dernières informations, medar (Conakry) – La ministre guinéenne de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariam Séri Sila, a présenté le samedi 24 octobre 2026 le projet de loi de finances rectifié pour 2026 aux députés de l’Assemblée nationale, lors d’une séance publique présidée par le président de l’Assemblée, Dansa Koroma, selon les informations publiées par les sites Guinee News et Ghanaine. D’après les chiffres fournis par la ministre, les recettes perçues jusqu’au 15 octobre s’élèvent à 44 000 et 225 milliards de francs guinéens, soit 85 % des prévisions budgétaires initiales, tandis que les engagements de dépenses atteignent 29 000 et 982 milliards de francs guinéens. Le projet vise à maintenir le prix du litre de carburant à 12 000 francs guinéens, malgré les fluctuations des prix internationaux, en allouant 5 489 milliards de francs guinéens à un mécanisme de soutien des produits pétroliers, soit environ 10 % des recettes fiscales attendues, en plus de pertes de recettes liées aux mesures sur le carburant estimées à environ 4 576,7 milliards de francs guinéens.

Le texte porte les prévisions d’inflation moyenne à 5,2 % au lieu de 3,5 % dans les estimations initiales et augmente les dépenses totales de 5,8 %, principalement des dépenses de fonctionnement et des mesures de soutien aux ménages, tout en réduisant les dépenses d’investissement de 2 729 milliards de francs guinéens, après réexamen des projets du programme « Simando 2040 » afin de privilégier les projets prêts à être exécutés et de reporter ceux nécessitant des études complémentaires. Le déficit devrait s’établir à 2,01 % du produit intérieur brut, contre 2,07 % dans les estimations initiales. De son côté, le ministre de la Planification et de la Coopération internationale, Ismail Naby, a déclaré que les tensions géopolitiques, « notamment au Moyen‑Orient », augmentent les risques pour l’économie mondiale et alimentent les pressions inflationnistes, tandis que le président de l’Assemblée nationale a appelé les ministères et les services financiers à lever les obstacles au décaissement des crédits, en soulignant que « la réalisation effective des projets » doit rester la priorité.

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