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Événement et commentaire / La richesse halieutique… Efforts gouvernementaux pour transformer l’abondance en valeur durable.

La richesse halieutique constitue l’un des piliers les plus importants de l’économie mauritanienne, non seulement pour les recettes et les opportunités d’investissement qu’elle génère, mais aussi pour le potentiel qu’elle recèle, capable de soutenir l’emploi, de renforcer la sécurité alimentaire et d’élargir la base de production économique.

AW
Al WiamTraduit de l'arabe
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D'après les sources officielles, la richesse halieutique constitue l’un des piliers les plus importants de l’économie mauritanienne, non seulement pour les recettes et les opportunités d’investissement qu’elle génère, mais aussi pour le potentiel qu’elle recèle, capable de soutenir l’emploi, de renforcer la sécurité alimentaire et d’élargir la base de production de l’économie nationale. Dans cette perspective, les efforts gouvernementaux visant à développer le secteur acquièrent une importance qui dépasse la simple gestion traditionnelle des ressources marines, s’inscrivant dans une vision plus large visant à transformer les capacités naturelles en un développement durable ayant un impact direct sur la vie des citoyens. L’importance de cette orientation se manifeste dans la volonté des autorités d’établir un équilibre entre l’exploitation de la richesse marine et sa préservation, de développer les infrastructures de pêche, d’améliorer les conditions de l’activité économique et de renforcer les partenariats internationaux sur des bases respectueuses des intérêts nationaux.

Les négociations en cours entre la Mauritanie et l’Union européenne concernant le partenariat dans le domaine de la pêche maritime constituent une étape clé dans la gestion de cette ressource stratégique. Ainsi, la ministre de la Pêche, des Infrastructures maritimes et portuaires, Isata Lam, a rencontré le commissaire européen chargé de la pêche et des océans le 22 octobre dernier afin d’examiner les moyens de conduire les négociations vers des résultats équilibrés préservant les intérêts communs et garantissant une exploitation durable des ressources marines. Ce processus reflète l’importance de la diplomatie économique dans la gestion des richesses nationales, la coopération réussie ne se limitant pas aux retours financiers directs, mais incluant également le développement d’expertises, l’amélioration du contrôle, le soutien aux infrastructures et l’élargissement des opportunités pour les acteurs économiques nationaux.

Poursuivre les négociations dans un esprit de responsabilité et de transparence renforcera la capacité de la Mauritanie à tirer parti de sa position maritime et de ses ressources, tout en respectant les exigences de protection des stocks halieutiques et les droits des générations futures. Le principal défi du secteur de la pêche reste de passer d’une exploitation limitée des ressources marines à la construction d’une chaîne de production intégrée, débutant par une pêche organisée et ne s’arrêtant pas à l’exportation, mais incluant la transformation, le refroidissement, l’emballage et la commercialisation. Dans ce cadre, les politiques gouvernementales visant à développer les infrastructures portuaires, à améliorer les services de débarquement et de stockage, et à encourager les investissements dans les industries de la pêche sont essentielles pour augmenter la valeur des produits mauritaniens sur les marchés extérieurs et renforcer la contribution du secteur à l’économie nationale.

La ville de Nouadhibou, grâce à sa position stratégique et à ses atouts maritimes et portuaires, dispose d’un fort potentiel pour devenir un pôle industriel complet dans le domaine de la pêche, créant de nouveaux emplois, élargissant les activités des petites et moyennes entreprises et renforçant les liens du secteur avec le reste de l’économie. L’importance de la richesse halieutique ne se mesure pas seulement à l’aune du volume des exportations et des recettes, mais aussi à sa capacité à fournir des emplois et à améliorer l’accès des citoyens à l’alimentation. Chaque investissement dans les usines de transformation, de refroidissement, de transport et de commercialisation peut créer des emplois directs et indirects, offrant aux jeunes la possibilité d’acquérir de nouvelles compétences et de s’engager dans des activités productives durables.

Par ailleurs, la disponibilité de poissons à des prix abordables sur le marché local représente un enjeu social majeur, compte tenu de la haute valeur nutritionnelle de cette ressource et de son potentiel à diversifier les sources de protéines et à améliorer la sécurité alimentaire. D’où la nécessité d’une synergie entre les efforts gouvernementaux et les investissements du secteur privé, afin de diriger les ressources vers des activités générant un retour économique et social plus large, tout en accordant aux pêcheurs traditionnels et aux institutions nationales une place plus importante dans la chaîne de production. Préserver la richesse halieutique n’est pas un frein à l’investissement, mais une condition indispensable à sa pérennité.

La surexploitation, le manque de contrôle et le déclin des stocks marins sont autant de facteurs susceptibles d’anéantir les gains économiques et de nuire aux moyens de subsistance des communautés côtières. Ainsi, les efforts de surveillance maritime, de recherche scientifique et d’amélioration de la régulation des activités de pêche, ainsi que la lutte contre la pêche illégale, revêtent une importance stratégique. La réussite de ces politiques requiert également une plus grande transparence dans la gestion des ressources, la mise à disposition d’informations sur les stocks halieutiques et le rattachement des décisions d’exploitation à des données scientifiques fiables.

Dans ce domaine, les partenariats techniques et financiers offrent une opportunité de soutenir les capacités nationales, à condition que leurs objectifs restent alignés sur les priorités mauritaniennes et que leurs résultats se traduisent par la protection des ressources, l’amélioration des performances du secteur et le bénéfice pour le pays. Le développement du secteur de la pêche maritime est une responsabilité partagée qui nécessite une vision gouvernementale claire, l’efficacité des institutions concernées et la volonté du secteur privé d’investir dans des activités à forte valeur ajoutée. L’État élabore les cadres réglementaires, développe les infrastructures, assure le contrôle et la durabilité, tandis que l’investisseur national peut contribuer à l’expansion de la transformation, du marketing, de l’emploi et du transfert de compétences.

Cette complémentarité ouvrira de nouvelles perspectives pour l’économie nationale, renforcera la compétitivité des produits maritimes mauritaniens et limitera la fuite d’une partie de la valeur économique vers l’étranger sans que cela se reflète suffisamment sur l’emploi et les revenus locaux. Miser sur la richesse halieutique, c’est miser sur un modèle de développement qui fait des ressources naturelles le moteur de la production, de l’emploi et de la sécurité alimentaire. Les efforts du gouvernement pour développer le secteur et renforcer les partenariats internationaux offrent une base solide pour poursuivre cette trajectoire, tandis que le critère de succès le plus important reste la quantité de valeur ajoutée nationale réellement réalisée sur le terrain, les emplois durables créés, la protection de la richesse marine et les bénéfices tangibles pour les citoyens, objectifs que le gouvernement du Premier ministre Moctar Ould Diay s’efforce d’atteindre sous les directives et le contrôle stricts de Sa Majesté le Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Agence de l’Union nationale de l’information.

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