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États‑Unis : début du vote anticipé – effondrement du soutien à Trump et cauchemars qui attendent son parti aux élections du Congrès.

Au moins 25,8 millions d’Américains ont exprimé leur vote lors du vote anticipé avant les élections de mi-mandat du Congrès américain, qui se tiendront le 3 novembre. Selon les données du site web On Point Politics, mises à jour…

AW
Al WiamTraduit de l'arabe
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Selon les données du site On Point Politics, mises à jour aujourd’hui (dimanche) et basées sur les rapports de 46 États, environ 13,6 millions d’électeurs ont voté par correspondance, tandis qu’environ 12,2 millions ont voté dans les bureaux ouverts au vote anticipé. Les États‑Unis et le monde connaîtront les résultats d’ici dix jours, mais la tendance, à l’heure actuelle, est très claire: Harry Antin, expert en sondages pour le réseau CNN, dresse un tableau sombre de la campagne électorale de Donald Trump. Dans une analyse approfondie des dernières données, Antin révèle comment les principaux groupes qui formaient la base de soutien de Trump se sont retournés contre lui de façon sans précédent.

Il déclare: « C’est un monde totalement différent de celui que nous connaissions », soulignant des changements radicaux parmi les électeurs qui n’avaient pas participé aux élections précédentes. Selon les données publiées, le net de l’appui à Trump parmi ces électeurs est passé d’une avance de quatre points à une perte de 62 points. Antin n’hésite pas à qualifier la défaite de « déclin lamentable de 66 points dans la mauvaise direction », précisant que ce groupe pourrait être le facteur décisif dans de nombreuses courses électorales serrées.

La question économique, et notamment le coût de la vie, constitue un point de désaccord majeur. Antin, en présentant les données, s’exclame: « Quel étonnement! C’est le cœur du problème.

» Seulement 10 % de ces électeurs sont satisfaits de la performance de Trump sur le sujet de l’inflation, tandis que 88 % expriment leur mécontentement total. Pour illustrer la gravité de la situation, Antin utilise sa comparaison satirique habituelle: « Ce sont des chiffres qui ressemblent à ceux de l’atterrissage sur la Lune, le pourcentage d’Américains qui croient que nous avons truqué l’atterrissage. Personne ne veut se retrouver dans cette position.

» La crise ne s’arrête pas là; elle s’infiltre profondément dans les zones rurales américaines, qui constituent un bastion électoral important. Le soutien à Trump parmi les électeurs ruraux est passé d’une avance de 23 points à un déficit de 18 points. Antin affirme: « C’est un glissement négatif de 41 points parmi une catégorie qui a longtemps été le pilier des campagnes républicaines au XXIᵉ siècle.

» Pour illustrer le recul de la popularité de Trump dans les sondages, une statistique frappante a été présentée: alors que Trump devançait sa rivale Kamala Harris dans les sondages présidentiels de 2024 sur la question de l’inflation, il a perdu dans les élections de mi‑mandat en cours, où ni lui ni Harris ne sont candidats, un avantage de 37 points, pour reculer à –35 points. Cela représente un écart incroyable de 72 points, à son détriment. Les Américains ne font plus confiance à Trump sur cette question économique centrale.

Ce revirement est l’une des raisons du retrait des candidats républicains des élections de mi‑mandat par leurs adversaires démocrates. L’expert en sondages de CNN conclut que « les électeurs ruraux abandonnent simplement le président Trump ». Les répercussions de ces données ne se limitent pas à la course présidentielle; les principaux sondages montrent également comment cette tendance négative affecte les chances du parti démocratique de remporter la majorité des postes de gouverneurs d’État à travers le pays.

Ces chances, qui n’excédait pas 27 %, ont fortement augmenté pour atteindre 70 %. Antin résume l’image générale de la campagne républicaine en une phrase percutante: « Ce n’est pas un champ de rêves, mais un champ de cauchemars pour le président des États‑Unis. » Il rappelle que les élections de mi‑mandat aux États‑Unis, prévues le 3 novembre, ont lieu à mi‑mandat du président, qui dure quatre ans, et déterminent la composition du Congrès.

Cette année, les candidats se disputent tous les sièges de la Chambre des représentants, soit 435 sièges, ainsi que 35 sièges sur les 100 du Sénat. La compétition principale oppose le parti républicain au parti démocratique, aux côtés des candidats indépendants et des petits partis. Parallèlement, de nombreux États organiseront des élections pour choisir leurs gouverneurs et leurs assemblées législatives locales.

Le président Donald Trump lui‑même n’est pas candidat, mais les résultats détermineront si son parti contrôlera le Congrès et pourra soutenir ses politiques, ou si les démocrates obtiendront la majorité dans l’une ou les deux chambres, augmentant ainsi leur capacité à bloquer ses initiatives et à superviser son administration.

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