Tchad : les dirigeants traditionnels se réunissent à Mongu pour prévenir les conflits.
Madar (Anjamina) – Les chefs traditionnels se réunissent dans les régions du Tchad du 23 au 29 au 31 octobre 2026, à Mongu, au centre du pays, lors d’un forum national dédié à la prévention des conflits et au renforcement de la cohésion sociale, organisé par le Conseil supérieur…

D'après les sources officielles, madar (Anjamina) – Les chefs traditionnels se réunissent dans les régions du Tchad du 23 au 31 octobre 2026, à Mongou, au centre du pays, lors d’un forum national dédié à la prévention des conflits et au renforcement de la cohésion sociale, organisé par le Conseil supérieur des chefs traditionnels, selon un communiqué publié le samedi 24 octobre 2026 par le site « Chad Infos ». La rencontre, placée sous le haut patronage du président maréchal Mohamed Idriss Déby Itno, vise à renforcer le rôle des chefs traditionnels dans la médiation et le règlement des différends communautaires. Elle réunit des représentants du gouvernement, des chefs religieux, des organisations d’agriculteurs et d’éleveurs, ainsi que des représentants des femmes, des jeunes et de la société civile.
Les discussions porteront sur les conflits communautaires, fonciers et agricoles‑élevage affectant plusieurs zones du pays, les mécanismes de prévention et de médiation, et les moyens de renforcer la coopération entre les chefs traditionnels, l’administration régionale et les forces de défense et de sécurité. Sept ministères participent aux travaux, dont les ministères de l’administration régionale, de la défense, de la sécurité publique et de la justice. Selon les organisateurs, le forum devrait aboutir à une feuille de route, à un système d’alerte précoce des conflits et à un engagement des chefs traditionnels en faveur de la paix, ainsi qu’à l’établissement d’un cadre permanent de dialogue entre le Conseil supérieur des chefs traditionnels et le gouvernement.
Cela intervient après des affrontements entre agriculteurs et éleveurs dans la région de Salamat, les nuits du 18 au 19 octobre, qui ont fait 12 morts selon les premiers chiffres, et après la décision des autorités d’interdire la circulation des bicyclettes à deux roues dans trois préfectures de la région. Dans la même région, le gouverneur du département d’Aboudia, Mohamed Soumaïn Hassan, a appelé, le dimanche 25 octobre, lors d’un arrêt dans le village de Brigit, préfecture de Daradir, au respect strict des passages de troupeaux, dans le cadre d’une tournée de sensibilisation lancée le 21 octobre avec six chefs de canton, couvrant les huit sous‑préfectures du département, selon le même site.