La Mauritanie commence à préparer une stratégie de dix ans pour atteindre l'autosuffisance en riz.
Madar (Nouakchott) – Les travaux de la première semaine consacrée à l’élaboration de la stratégie nationale de développement de la culture du riz ont démarré le lundi 26 octobre 2026 à Nouakchott, à l’initiative du ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, via la Société nationale de développement…

Selon les dernières informations, nouakchott (Madar) – Le lundi 26 octobre 2026, à Nouakchott, ont démarré les travaux de la première semaine consacrée à l’élaboration de la stratégie nationale de développement de la culture du riz, à l’initiative du ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire via la société nationale de développement rural « Sunader », en coopération avec l’agence japonaise de coopération internationale (JICA) et l’Alliance pour le développement de la riziculture en Afrique (CARD), selon l’agence mauritanienne de presse. La stratégie s’étale sur dix ans, répartis en deux phases, et vise l’autosuffisance en riz ainsi que l’amélioration de sa productivité, de sa qualité et de sa compétitivité, notamment dans les wilayas de Trarza, Brakna, Gorgol et Guidimakha. Le secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, Ahmed Salem Ould Arabi, a déclaré que la filière rizicole, « levier économique majeur », crée des emplois et des revenus et réduit la dépendance aux marchés extérieurs, tout en soulignant les défis liés à la gestion de l’eau, à l’entretien des installations, à l’accès aux semences, au financement, à la mécanisation, ainsi qu’aux problèmes de récolte, de stockage et aux changements climatiques.
Le représentant de l’Alliance, Ibrahim Sal, a précisé que la Mauritanie a rejoint l’Alliance en mars 2026 et que celle‑ci, fondée en 2008 et regroupant 37 pays africains, ambitionne de doubler la production de riz sur le continent, passant de 28 millions de tonnes en 2018 à 56 millions de tonnes d’ici 2030. Les travaux de la semaine porteront sur le diagnostic de la situation de la filière, l’évaluation de ses réalisations et de ses défis, en vue de formuler une vision et des objectifs répondant aux besoins des producteurs et des consommateurs.