Une coalition d'opposants condamne la dispersion des manifestations universitaires et appelle à un dialogue avec les étudiants.
Qatab, porte‑parole de la coalition de l’Opposition démocratique en Mauritanie, a condamné ce qu’il a qualifié de répression des étudiants et d’intervention sécuritaire violente lors de leurs manifestations, appelant à mettre fin aux restrictions des libertés publiques et à ouvrir un dialogue sérieux avec les représentants des étudiants. Il a déclaré, dans…

Il ressort que le chef du coalition de l’opposition démocratique en Mauritanie a condamné ce qu’il a qualifié de répression des étudiants et d’intervention sécuritaire violente lors de leurs manifestations, appelant à mettre fin aux restrictions des libertés publiques et à ouvrir un dialogue sérieux avec les représentants étudiants. Dans un communiqué publié ce mardi, le chef du coalition a déclaré que le recours à la force contre les étudiants était incompatible avec les exigences d’un État de droit et le respect des libertés publiques ainsi que des droits fondamentaux des citoyens. Le communiqué a souligné que la manifestation pacifique et la liberté d’expression sont des droits constitutionnels, exigeant le respect des droits légaux des étudiants et la garantie de l’exercice de leur droit de protester sans menace ni intimidation.
Il a appelé à répondre aux revendications des étudiants par des solutions pratiques, loin d’une approche sécuritaire, exprimant sa solidarité avec les personnes affectées par les événements. Il a insisté sur le fait que la stabilité du pays ne s’obtient qu’en respectant la loi, en protégeant les libertés et en consolidant la justice, et non par la répression des voix réclamant leurs droits. Le périmètre de l’Université de Nouakchott a été le théâtre, lundi, de manifestations étudiantes réclamant la mise à disposition de transports publics, interrompues par une intervention de la police pour disperser les manifestants, tandis que les syndicats étudiants ont appelé à l’ouverture de canaux de dialogue et au respect du droit à l’expression pacifique.