Société·

La pétition pour la souveraineté linguistique invite les groupes parlementaires à présenter une proposition de loi organique pour activer l’article six de la Constitution.

« L’« Pétition du 28 novembre pour la souveraineté linguistique », signée par 72 institutions et organisations, les présidents des six groupes parlementaires de l’Assemblée nationale, a appelé à présenter une proposition de loi organique de façon collective et consensuelle, afin de mettre en œuvre le ... ».

E
EssadaTraduit de l'arabe
Lire sur Essada
Photo Essada

Il ressort que « L’« arrière‑demande du 28 novembre pour la souveraineté linguistique », signée par 72 institutions et organisations, ainsi que par les six chefs de groupes parlementaires de l’Assemblée nationale, a appelé à présenter une proposition de loi organique de façon collective et consensuelle, afin de mettre en œuvre l’article 6 de la Constitution mauritanienne et d’assurer son application effective aux langues nationales. Dans la pétition, dans un message adressé ce mardi 27 octobre 2026 aux présidents des groupes El Insaf, de l’Amanah, de Tawassoul, de la Justice, de l’Union pour la Démocratie, le Progrès et l’Espérance (UDEP), il est indiqué que l’adoption d’une loi organique définissant les mécanismes d’application de l’article 6 et les sanctions en cas de violation constitue la première exigence parmi les neuf revendications contenues dans la pétition. Les organisations signataires ont souligné que la mise en œuvre de l’article constitutionnel vise à renforcer la place de la langue arabe en tant que langue officielle du pays, à protéger les langues nationales et à élargir leur usage, en les considérant comme un patrimoine national commun que l’État doit préserver et développer, conformément à la préambule de la Constitution.

Un consensus parlementaire a été exprimé pour activer le texte constitutionnel, la pétition insistant sur la nécessité de soumettre la proposition de façon collective et consensuelle, avec la participation de tous les groupes parlementaires, afin d’éviter qu’elle ne profite à un parti politique au détriment d’un autre, ou à un groupe politique au détriment d’un autre. Il a été estimé que la mise en œuvre d’une disposition constitutionnelle dont l’application n’a pas été achevée comme il se doit, malgré plus de 35 ans depuis l’adoption de la Constitution de 1991, doit rester une responsabilité nationale partagée dépassant les appartenances partisanes et politiques, permettant ainsi à toutes les forces de contribuer à la réalisation de cet objectif. Les neuf revendications pour renforcer la souveraineté linguistique vont au-delà de la simple adoption de la loi organique et incluent d’autres mesures visant à élargir l’usage des langues nationales dans tous les domaines, notamment l’arabisation des documents et correspondances administratives, le renforcement de la présence de la langue arabe dans le secteur privé et dans les activités des missions diplomatiques opérant en Mauritanie.

La pétition appelle également à développer la présence des autres langues nationales et à élargir leur usage dans les activités publiques, dans le cadre d’une vision fondée sur la mise en œuvre des dispositions constitutionnelles relatives aux langues nationales. L’initiative place les groupes parlementaires devant une proposition d’action commune concernant l’application de l’article 6 de la Constitution, dans le but de traduire ses exigences du texte constitutionnel en pratique concrète, via un cadre juridique qui définit les mécanismes d’exécution et renforce le respect de ces mécanismes.

PartagerWhatsAppFacebookX
Sur le même sujet