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Le troisième sommet russo‑africain… des partenariats économiques et des efforts pour contenir les tensions sur le continent.

Photo commémorative des dirigeants participants au sommet Afrique‑Russie à Saint‑Pétersbourg 2023 (présidence égyptienne). Al‑Sada – agences – La capitale russe Moscou se prépare à accueillir les travaux du troisième sommet russo‑africain les 2…

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Selon le quotidien « Al‑Chorouk Al‑Moustaqbal », publié mardi 27 octobre, 48 pays africains ont confirmé leur participation, dont 22 au niveau des chefs d’État. La Mauritanie participe aux travaux du sommet sous la présidence du président de la République Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, qui est arrivé à Moscou mardi, comme l’a annoncé l’Agence mauritanienne de presse. **Coopération économique en tête des priorités** Les regards se tournent vers le volet économique et de développement du sommet, alors que Moscou et les capitales africaines cherchent à élargir les champs de coopération commerciale et d’investissement, et à renforcer les partenariats dans les secteurs d’intérêt commun.

D’après les chiffres cités par « Al‑Chorouk Al‑Moustaqbal », le volume des échanges commerciaux entre la Russie et les pays africains est passé de 17,9 milliards de dollars à 27,1 milliards de dollars en 2025, reflétant une croissance des échanges économiques bilatéraux. Des experts interrogés par le quotidien estiment que les opportunités de développer ces relations dépendent de la capacité des partenariats à passer des accords politiques à des investissements et projets de développement concrets, capables de soutenir les économies africaines et d’élargir les bénéfices mutuels. Dans ce contexte, le spécialiste des affaires africaines Hussein Al‑Bahiri, cité par le journal, a souligné l’importance d’injecter des investissements russes substantiels pour soutenir le développement économique des États africains, sur la base d’intérêts réciproques.

**La Corne de l’Afrique… un test du rôle russe** Outre les dossiers économiques, les évolutions sécuritaires et politiques dans la Corne de l’Afrique occupent une place particulière au sommet, alors que les tensions entre l’Éthiopie et l’Érythrée s’intensifient et que les divergences entre Le Caire et Addis‑Abeba au sujet du partage des eaux du Nil et du barrage de la Renaissance persistent. « Al‑Chorouk Al‑Moustaqbal » a indiqué que la Russie a déclaré être prête à faciliter le dialogue entre l’Éthiopie et l’Érythrée, en mettant à disposition une plateforme de négociation en marge du sommet, si les deux parties le souhaitent. Le vice‑ministre russe des Affaires étrangères Alexandre Alimov avait annoncé, le 16 octobre, la disponibilité de Moscou à faciliter un processus de négociation entre les deux pays, à un moment où leurs relations connaissent une tension accrue.

Le rapport évoque également la possibilité de rencontres entre les dirigeants des États concernés par les crises de la région, y compris une éventuelle réunion tripartite, bien que ce scénario dépende des positions des parties et de leur volonté d’engager le dialogue. Ces dossiers illustrent l’interaction entre les dimensions économiques et diplomatiques du sommet, et le succès de toute médiation éventuelle reposera sur l’acceptation des parties concernées et leur disposition à parvenir à des accords. **Présence russe croissante en Afrique** Le sommet s’inscrit dans le cadre de l’expansion de la présence russe dans plusieurs zones africaines, notamment le Sahel et la Corne de l’Afrique, où Moscou a développé des relations sécuritaires, militaires et économiques avec plusieurs États, parallèlement aux changements observés dans les relations de certains de ces pays avec leurs partenaires traditionnels.

Le spécialiste des affaires africaines Ramadan Qarni, cité par « Al‑Chorouk Al‑Moustaqbal », estime que le rôle de la Russie dans la résolution des grands conflits africains reste relativement limité, avec un accent notable sur les aspects sécuritaires et militaires, malgré un intérêt pour le renforcement des cadres de partenariat avec les pays africains. **Mauritanie et perspectives d’élargissement de la coopération** La participation du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani offre un cadre diplomatique pour examiner les perspectives des relations mauritaniennes‑russes, à la lumière de la volonté de Nouakchott de diversifier ses partenariats extérieurs et d’explorer les opportunités de coopération économique et d’investissement. Les dossiers économiques revêtent une importance particulière pour les États africains désireux d’attirer des investissements, de développer leurs infrastructures et de mieux exploiter leurs ressources naturelles, des domaines qui pourraient constituer le cœur d’une coopération entre la Mauritanie et la Russie, selon les priorités convenues par les deux parties.

Le communiqué initial mauritanien annonçant l’arrivée du président à Moscou ne précisait pas de rencontres bilatérales spécifiques ni d’accords prévus durant la visite; les résultats de la participation restent donc dépendants des annonces officielles qui découleront des discussions et des ententes. Il est prévu que le président russe Vladimir Poutine tienne des entretiens avec plusieurs dirigeants participants en marge du sommet, d’après le journal qui cite des sources russes, dans le cadre d’initiatives visant à développer les relations bilatérales et à discuter des dossiers d’intérêt commun. Tous les regards se portent désormais sur les conclusions du troisième sommet russo‑africain, et sur la question de savoir s’il débouchera sur des mesures concrètes d’élargissement de la coopération commerciale et d’investissement, ainsi que sur la création d’opportunités de dialogue concernant les tensions régionales, afin de renforcer la stabilité et le développement sur le continent.

Source: journal « Al‑Chorouk Al‑Moustaqbal ».

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