«Plateforme Sharjah pour les films 9» célèbre l’œuvre du réalisateur mauritanien de renommée mondiale Abdelrahmane Sissako.
(Al‑Sada – Sharjah) – La neuvième édition de la «Plateforme de Sharjah pour le cinéma» célèbre l’œuvre cinématographique du réalisateur mauritanien de renommée internationale Abdel Rahman Sissako, dans le cadre du programme «Réalisateur sous les projecteurs», en présentant trois de ses films les plus marquants…

Il ressort que dès ses premiers travaux, dont « Le Jeu » (1989) et « Octobre » (1993), s’est dessinée la singularité de son style, fondé sur la poésie, l’humanisme et l’engagement dans les enjeux de son époque, où expériences personnelles et questions politiques et sociétales se mêlent, et où la dignité humaine se manifeste face à un réel en mutation. Les projections des films de Sissako débuteront le 31 octobre 2026 au Fox Cinema du City Centre Al‑Zahya, avec le long métrage « Thé noir » (2024), sélectionné en compétition officielle au Festival de Berlin. Le film raconte l’histoire d’Aïa, femme ivoirienne dans la trentaine, qui surprend son entourage en refusant de se marier le jour même de son mariage, puis quitte son pays pour travailler dans un magasin d’exportation de thé à Guangzhou, en Chine, où elle développe une relation amoureuse avec Kai, un Chinois de 45 ans.
Au fil de leur relation, le couple doit affronter les défis liés à leurs différences culturelles, ainsi que les fardeaux du passé et les préjugés qui les entourent. Le 1 novembre 2026, le Fox Cinema projètera « Bamako » (2006), tourné par Sissako dans la cour de sa maison d’enfance et présenté au Festival de Cannes. L’intrigue suit Mili, chanteuse dans un bar, et son mari Chaka, récemment privé d’emploi, dont le couple frôle la rupture.
Dans la cour partagée avec d’autres familles de la capitale financière, se tient une audience débattant de l’influence de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international sur l’évolution des systèmes économiques africains. Alors que plaidoiries et témoignages s’enchaînent, le quotidien du couple et des citadins se poursuit sans changement. Le 7 novembre 2026, le Cinéma Sarab de la ville accueillera la projection de « Timbuktu » (2014), sélectionné en compétition officielle au Festival de Cannes et nommé aux Oscars du meilleur film en langue étrangère.
L’histoire se déroule aux abords de la ville de Tombouctou, où Kidan vit avec sa famille et un berger de 12 ans dans une existence paisible, loin de la terreur imposée par les extrémistes qui ont interdit musique, rire, cigarettes et football, en plus de leurs tribunaux arbitraires et absurdes. En plus des projections, le programme comprendra une séance spécialisée avec Abdel Rahman Sissako le samedi 7 novembre 2026, dans le hall 4 de la place Al‑Marija à Sharjah. Il y abordera son expérience de la réalisation, sa manière de tisser des récits humains intimes et de les relier à des questions plus larges de politique, de lieu et de société, en exposant sa vision cinématographique qui allie sensibilité poétique et réflexion sur les transformations sociétales.
À propos de la Fondation Sharjah des Arts La Fondation Sharjah des Arts attire un large éventail d’arts contemporains et de programmes culturels afin de dynamiser le mouvement artistique au sein de la communauté locale de Sharjah, aux Émirats arabes unis, et de la région. Elle vise à stimuler les énergies créatives, à produire des arts visuels novateurs, guidés par la recherche, l’expérimentation et l’individualité, et à ouvrir le dialogue avec toutes les identités culturelles et civilisationnelles, reflétant ainsi la richesse et la diversité de l’environnement local. La Fondation regroupe plusieurs initiatives et programmes phares tels que le « Biennale de Sharjah », le « Rencontre Mars », le programme « Artiste résident », le « Programme éducatif », le « Programme de production », ainsi que des expositions, recherches et publications, sans oublier une collection d’objets en constante expansion.
Les programmes généraux et éducatifs de la Fondation mettent l’accent sur le rôle fondamental des arts dans la vie de la société, en renforçant l’éducation publique et l’approche interactive de l’art.