Accord franco‑allemand qui pourrait exclure les voitures fabriquées au Maroc du soutien européen.
Madar (Rabat) – La France et l’Allemagne sont parvenues à un accord qui pourrait conduire à l’exclusion des voitures fabriquées au Maroc des programmes de soutien et des marchés publics préférentiels de l’Union européenne, ce qui pourrait nuire aux usines Renault et Stellantis qui fournissent…

Il ressort que madar (Rabat) – La France et l’Allemagne sont parvenues à un accord qui pourrait conduire à l’exclusion des voitures fabriquées au Maroc des programmes de soutien et des marchés publics préférentiels de l’Union européenne, ce qui pourrait nuire aux usines Renault et Stellantis qui approvisionnent le marché européen, selon le site Hespress le jeudi 29 octobre 2026, s’appuyant sur des rapports de l’industrie automobile européenne et une analyse de l’Institut Jack Doulour. L’accord, annoncé le 16 octobre, privilégie les véhicules fabriqués au sein de l’Union européenne et dans certains pays européens partenaires, et laisse le Maroc et la Turquie hors de la définition proposée de « fabriqué en Europe », sans toutefois interdire l’entrée des voitures marocaines sur le marché européen. Cette solution intermédiaire concilie la préférence industrielle européenne avec les objectifs d’émissions de 2035, l’Allemagne ayant obtenu le soutien de la France pour assouplir l’objectif de réduction des émissions à 90 % contre un soutien allemand à une définition plus stricte de la production européenne, selon l’agence « Agence Europe ».
L’accord vise à influencer les négociations autour de la « loi d’accélération industrielle » proposée par la Commission européenne en mars. Renault exploite deux grandes usines à Tanger et à Casablanca, tandis que Stellantis fabrique ses voitures à Kénitra. Le conseiller de l’Institut Jack Doulour, Guillaume Dufaux, a critiqué l’accord, estimant que l’exclusion du Maroc et de la Turquie pourrait compromettre les efforts de l’Europe pour créer des réseaux de production compétitifs et proches afin de faire face à la concurrence chinoise.