Le parquet anticorruption des Canaries demande l’ouverture d’un procès contre sept personnalités
Dans le cadre d’une affaire en rapport avec l’attribution et l’exécution présumément irrégulières de marchés liés aux « Journées du paysage » du Cabildo de Gran Canaria, organisées entre 2016 et...

Il ressort que il ressort que si son implication se confirme, Inés Miranda Navarro, selon le ministère public anti-corruption, risque des sanctions pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement, assorties d’une éventuelle interdiction d’exercer toute fonction publique pendant une durée de dix ans. Selon la même source d’information, six autres personnes auraient participé à des degrés divers, à l’orientation, au contrôle ou à l’exécution des marchés litigieux. Parmi eux, figurent d’anciens responsables du Cabildo, ainsi que des intermédiaires privés, présentés comme les maillons d’un dispositif organisé de détournement de fonds publics.
Il s’agirait de Rafael Luis Pedrero Manchado, ancien Directeur Général de la politique territoriale; Víctor Manuel Quevedo Domínguez, ancien Directeur du Développement Stratégique du Plan Insulaire d’Aménagement; María Ángeles Horna Andrade, Administratrice d’ « Imaco 89 »; Michel Jorge Millares, Administrateur unique de l’Instituto Canario de Telecomunicaciones; Mónicadel Pino Torres Rodríguez, Directrice Exécutive de « Yesdra Comunicación »; et Juan José Sánchez Arencibia, ancien intervenant général du Cabildo et époux de María Ángeles Horna Andrade. Cette affaire des Canaries relancera-t-telle le débat sur la gestion des fonds liés à la solidarité avec le Polisario? A-t-elle un lien avec les soupçons de détournement d’aide évoqués par l’OLAF à propos des camps de Tindouf où des aides destinées aux réfugiés sont détournées depuis des années?
En tout cas, il s’agit d’une affaire qui s’ajoute à d’autres scandaleuses qui continuent de fragiliser la crédibilité des soutiens du Polisario sur la scène internationale. L’on cite à titre d’exemple, le cas de l’Italie où des activistes sahraouis accusent Fatima Mahfoud, représentante du Front Polisario, d’instrumentaliser des projets d’assistance pour capter des flux financiers échappant, selon eux, à tout contrôle indépendant, ou encore la récente affaire de falsification de documents d’Etat civil à Ibiza où des enquêtes sont en cours sur des documents présentés par certaines personnes, originaires pour la plupart de la République Arabe Sahraouie Démocratique. (médias)