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Soudan : Khartoum accuse l’Éthiopie d’avoir laissé partir 162 frappes de drones depuis son sol

Le gouvernement soudanais accuse l’Éthiopie d’avoir servi de base arrière à 162 attaques de drones contre son territoire. Selon les autorités, ces frappes ont fait plus de 400 morts parmi les civils e...

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Selon les autorités, ces frappes ont fait plus de 400 morts parmi les civils et 102 parmi les militaires. Addis-Abeba n’a pas réagi publiquement à ces nouvelles accusations, qui n’ont pas été vérifiées de manière indépendante. Les chiffres ont été présentés cette semaine lors d’un point de presse réunissant des responsables de l’armée et du renseignement, ainsi que des hauts fonctionnaires des ministères des Affaires étrangères et de l’Information.

Bases d’Assosa et de Bahir Dar mises en cause D’après Khartoum, les appareils ont décollé de bases situées à Assosa et à Bahir Dar, ainsi que de points proches de la frontière. Ils auraient longé la frontière du Soudan du Sud avant de frapper Damazin, Sennar, Kosti, Rabak, El-Obeid ou encore Kurmuk. Écoles, hôpitaux, centres de santé et stations-service auraient été touchés.

Les responsables soudanais citent des drones kamikazes modifiés, des modèles chinois ainsi que des Bayraktar TB2 et Akıncı de fabrication turque. L’armée affirme avoir abattu plusieurs appareils, dont un Akıncı et un CH-95. L’ESSENTIEL 162 attaques de drones attribuées à des bases éthiopiennes Plus de 400 civils et 102 militaires tués, selon Khartoum Plus de 20 pays accusés de soutenir les FSR Le sous-secrétaire aux Affaires étrangères, Muawiya Osman Khalid, a évoqué une « patience stratégique » tout en refusant tout compromis sur la souveraineté.

Il a demandé à la communauté internationale des mesures concrètes. Selon les participants, ces frappes visent à empêcher le retour des déplacés, notamment à Khartoum, et risquent d’étendre le conflit à toute la région. Le ministre de la Défense, Hassan Daoud Kabroun, est allé plus loin.

Dans un entretien à l’agence officielle SUNA, il a affirmé que plus de vingt pays fournissent aux Forces de soutien rapide (FSR) de l’argent, des mercenaires, de la logistique et des drones. Le ministère des Affaires étrangères vise aussi les Émirats arabes unis, qui démentent. Une guerre qui dure depuis avril 2023 L’armée soudanaise et les FSR s’affrontent depuis avril 2023.

Les drones visent désormais régulièrement les centrales électriques et les dépôts de carburant, notamment autour d’Omdourman et dans l’État d’Al-Jazira. L’Éthiopie avait déjà qualifié de « sans fondement » les accusations de soutien aux FSR. Khartoum n’a pas annoncé de saisine formelle de l’Union africaine ni du Conseil de sécurité de l’ONU.

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